Une éolienne révolutionnaire a poussé à Champel

InventionLe premier Arbre à Vent de Suisse a été inauguré hier par la banque Piguet Galland. Son inventeur s’est inspiré de la nature.

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Un arbre d’une nouvelle espèce a poussé à Champel, le long de l’avenue Louis-Aubert. Il se distingue par son tronc tout blanc et son feuillage vert même en plein hiver. Autre particularité: alors que les feuilles des autres arbres transforment le gaz carbonique en oxygène, les siennes produisent du courant électrique. Le premier «Arbre à Vent» de Suisse a été inauguré hier par la banque Piguet Galland, qui a acheté cette invention révolutionnaire à laquelle elle s’intéresse déjà depuis trois ans, alors qu’elle n’était encore qu’en conception.

Chacune des 63 feuilles de cet arbre est une micro-éolienne capable de générer de l’électricité même par faible vent. Elles commencent à tourner sur elles-mêmes avec une légère brise de 5 à 6 kilomètres/heure. Hier, il n’y avait pas assez de vent pour cela, mais selon Olivier Calloud, le directeur général de la banque Piguet Galland, le déplacement d’air provoqué par le passage de camions ou de bus suffit déjà à les mettre en branle.

En principe, cette installation de 4000 watts de puissance installée doit couvrir 83% des besoins électriques d’un ménage de quatre personnes (hors chauffage), ou assurer l’éclairage à basse consommation de 100 m2 de bureaux, ou encore permettre à une voiture électrique de parcourir 16 364 kilomètres par an.

«Je voulais que l’«Arbre à Vent» soit suffisamment puissant pour ne pas être anecdotique», confie son inventeur, le Français Jérôme Michaud-Larivière. Ce romancier et scénariste de télévision, issu d’une famille d’ingénieurs, s’est inspiré de la façon dont les feuilles des arbres frémissent même en l’absence de vent. «Contrairement aux éoliennes classiques, mon invention peut capter l’énergie des courants turbulents qui soufflent en milieu urbain.» L’absence d’engrenages, de courroies et de pales la rend particulièrement silencieuse.

L’idée est que des «Arbres à Vent» poussent un peu partout, à proximité des consommateurs finaux d’électricité. Leur style très esthétique, qui est l’œuvre du designer genevois Claudio Colucci, devrait contribuer à les rendre sympathiques aux yeux de la population, contrairement aux grandes éoliennes très décriées.

Deux «Arbres à Vent» ont été présentés en primeur à la conférence climatique COP 21 de Paris, en décembre. Depuis, les commandes affluent et la production industrielle devrait démarrer en mars. Le prix de vente sera de 60 600 francs. Les acheteurs qui se décident avant fin février l’auront pour 51 500 francs. (TDG)

(Créé: 29.01.2016, 19h54)
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