Place des Vingt-Deux-Cantons
Quand les employés des TPG font la police
Par Antoine Grosjean. Mis à jour le 20.07.2012 8 Commentaires
Depuis samedi dernier, c’est la gabegie à la place des Vingt-Deux-Cantons. Les travaux de réfection du revêtement routier génèrent d’importantes perturbations (lire nos éditions du 17 juillet). Mais sur place, on ne voit pas le moindre gendarme ou agent de police municipale pour réguler le trafic. Ce sont des employés des Transports Publics Genevois (TPG) qui tentent de mettre un peu d’ordre dans cette confusion.
Munie de gants blancs et de gilets fluo, une bonne dizaine de collaborateurs des TPG s’agite au milieu de cet imbroglio de bus, trams, voitures et autre deux-roues. Sans avoir une minute de répit, ils subissent même par moments la grogne des automobilistes. Malgré la restriction à une seule voie dans chaque sens et les déviations suggérées, le trafic privé est encore très dense sur ce nœud routier. Avec force gesticulations et coups de sifflet, ces agents des TPG s’efforcent de jouer les arbitres du carrefour, intimant à telle voiture de s’arrêter et à tel piéton de traverser. «Là, ça va déjà mieux, confie l’un d’eux, mais lundi, mardi et mercredi, c’était la pagaille!»
Comment se fait-il que ce soient eux qui fassent la circulation autour de ce chantier de la Ville et pas la police? «Au début de juillet, lors d’une réunion préparatoire avec tous les acteurs concernés, il a été décidé que la police municipale assurerait une présence durant les phases critiques du chantier, explique le porte-parole de la police cantonale, Eric Grandjean. Il n’a jamais été question que les gendarmes soient présents.»
Municipaux indisponibles
Le commandant de la police municipale, Jacques Dimier, confirme: «Nous étions là samedi soir pour l’ouverture du chantier, lundi matin pour organiser les passages pour piétons et lundi soir pour régler le trafic. Depuis, nous avons proposé de venir de midi à 14?h, mais on nous a répondu que ce n’était pas nécessaire.» Les TPG ont pourtant sollicité l’aide de la Ville, en vain. «Le soir, nous manquons d’effectifs car nous sommes pris sur certaines actions, comme celle contre le bonneteau», justifie Jacques Dimier.
Une pratique courante
Du coup, comme il faut bien que quelqu’un règle la circulation, ce sont des employés des TPG qui s’y collent. «C’est vrai que ce n’est pas notre rôle de gérer le trafic privé, admet Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Mais pour que les bus puissent passer, il faut que la circulation soit fluide.» Cela se passe d’ailleurs régulièrement ainsi, lors de travaux ou de manifestations, sans occasionner de coûts supplémentaires. Des agents des TPG ont été formés spécialement, mais ils n’ont pas le droit de verbaliser les automobilistes ne respectant pas la signalisation en vigueur.
Blaise Hochstrasser, patron de la Direction générale de la mobilité (DGM), salue le travail des TPG: «Ils font ce boulot remarquablement bien, même si un tel chantier a forcément des effets collatéraux. Mais ils connaissent sans doute mieux leur matériel et leur réseau que les gendarmes.» (TDG)
Créé: 20.07.2012, 07h43
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8 Commentaires
A la Ville de Genève préfère voir sa Police Municipal ce promenez dans leur voitures de service au lieu de s’occupe de faire la circulation !, au lieu de mettre des amandes au propriétaire de chiens, car si réellement ils s’occupaient des bonneteurs ben ont les verrais plus au bord du lac etc... Merci au TPG pour faire ce travail vous devriez faire votre propre Police de circulation Répondre
C'est une habitude de voir ces gens en gilet jaune. Mais bien souvent ils sont plusieurs, les bras croisés. Tout cela influe certainement sur le prix trop élevé des billets. Répondre
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