Insécurité
Ecole des Pâquis: des élèves déplacés pour éviter les dealers
Par Sophie Roselli. Mis à jour le 23.08.2012 81 Commentaires
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Les limites ont été franchies. Des dealers ont pris position à la fin du mois de juin dans le préau de l’Ecole de Pâquis-Centre. Et ce, alors que des élèves jouaient pendant l’accueil parascolaire. Les enfants ont dû être déplacés à plusieurs reprises vers un autre établissement scolaire. Et des mesures immédiates ont été prises pour empêcher de nouvelles incursions.
«Cela s’est passé à la fin du mois de juin. Les dealers sont venus aux abords de la rue de la Navigation et cinq ou six d’entre eux se sont même installés plusieurs fois dans le préau, depuis lequel ils interpellaient les potentiels clients traversant la rue», explique le directeur de l’établissement de Pâquis-Centre. Cette présence a été constatée après l’école. Or, dès 16?h, le parascolaire prend le relais et organise des activités à cet endroit. «Quand c’est arrivé la première fois, une trentaine d’enfants de 4 à 7?ans jouaient dans le préau, assez loin des dealers qui ne les ont pas importunés, précise Eric Branche, responsable du parascolaire dans ce secteur. Les deux ou trois jours suivants, nous avons pris des mesures de prévention en déplaçant les petits vers l’Ecole de Chateaubriand, 300?mètres plus loin.» Les autorités ont été alertées pour agir au plus vite. «On ne pouvait pas accepter cela, relève Isabel Widmer, cheffe du Service des écoles et institutions pour l’enfance à la Ville. Quand on m’a avertie, j’ai contacté la police municipale qui est intervenue le jour même dès la sortie des classes et durant plusieurs jours.»
Dealers harcelés
Pour reprendre possession de ce petit bout de territoire, la gendarmerie a de son côté augmenté les patrouilles de police secours et de police de proximité, en voiture et à pied. «Il fallait marquer une présence «uniformée» et procéder à des contrôles, explique Luc Broch, îlotier au poste de gendarmerie des Pâquis. Nous nous sommes engagés à maintenir une présence accrue durant tout l’été pour éviter que cela ne devienne un point de rassemblement.» Depuis lundi, le gendarme assure aussi que des patrouilles sont renforcées dans le secteur, pour garantir une rentrée sans nouvel incident.
Mais est-ce vraiment efficace? «Quand les dealers voient la police à plusieurs reprises, cela les dérange et les dissuade de venir dans ce préau», affirme Luc Broch. Au Service des écoles, comme à la direction de l’établissement, on salue ces actions. «Les choses ont été bien prises en charge pour que cela reste un incident. Mon inquiétude était que les dealers s’installent ici durant les deux mois de vacances, ce qui n’a pas été le cas. Le problème est maintenant résolu», rassure le directeur de l’établissement, à la veille de la rentrée scolaire.
La tentative d’implantation des dealers dans le préau de l’Ecole de Pâquis-Centre n’est pas fortuite. En raison de leur activité accrue dans une rue toute proche, entre le temple et l’Ecole de Zurich, la gendarmerie et la police municipale ont intensifié leur action depuis janvier. «Comme la pression a été mise sur la rue de Zurich, les dealers se sont déplacés dans les rues perpendiculaires et quelques-uns se sont postés dans le préau de l’Ecole de Pâquis-Centre», analyse Luc Broch, peu surpris par cet effet collatéral.
Fermer les préaux?
Les préaux d’école ouverts sur l’espace public ont une activité mouvementée en dehors des heures scolaires, en raison des dealers mais aussi des noctambules ou des sans domicile fixe. Voilà qui oblige les services de nettoyage de la Ville à accentuer leurs efforts pour effacer toute trace avant l’arrivée des écoliers le matin. Cette situation a été analysée il y a plusieurs mois déjà. «Nous avons réuni un groupe de travail pour savoir s’il était opportun de fermer les préaux avec des grillages par exemple, signale Isabelle Widmer. La majorité des partenaires y est opposée.» Pour le moment. En attendant, un père de famille croisé rue de la Navigation a pris les devants: «J’ai fait changer d’école mes deux enfants, ils sont maintenant à Sécheron. Ils ne craignaient rien à Pâquis-Centre, mais je ne voulais pas qu’ils voient les dealers à midi et à la récré.» (TDG)
Créé: 23.08.2012, 21h17
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81 Commentaires
je n'ai pas de mots assez durs pour qualifier l'inqualifiable déliquescence de la société. Cette engeance fait ce qu'elle veut sans respect pour autrui alors que l'honnête citoyen est mis aux poursuites pour 50 balles. Répondre
"Les limites ont été franchies. Des dealers ont pris position à la fin du mois de juin dans le préau de l’Ecole de Pâquis-Centre". Ah bon? Mauvaise position. Les limites ont été franchies dès qu'ils étaient dans la rue, pas seulement lorsqu'ils sont entrés dans le préau de l'école. Encore un implicite gauchiste qui laisserait entendre que dans la rue c'est d'accord..... Répondre
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