Agglomération
Débat sur le Grand Genève, région en pleine ébullition
Par Christian Bernet et Marie Prieur . Mis à jour le 12.09.2012 52 Commentaires
Google Map
Partager & Commenter
Mots-clés
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Mots-clés
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Partager & Commenter
Le canton a fini par déborder de ses frontières, poussé par un dynamisme économique sans précédent. Genève n’est plus «la plus petite des grandes villes», elle est devenue une vaste agglomération qui s’étend sur 2000 km2. A qui profite ce que l’on appelle désormais le Grand Genève? La Tribune de Genève ouvre la discussion. Elle organise un grand débat public mercredi prochain, le 19 septembre, à Gaillard, à deux pas de la frontière. Elle prépare aussi un dossier spécial qui paraîtra dans le journal du lendemain, le jeudi 20 septembre.
L’année 2012 représente en effet un tournant. En juin, les partenaires vaudois, français et genevois de la région ont réaffirmé leur volonté de coopérer. Ils ont signé la charte du projet d’agglomération, qui va définir l’aménagement de nos territoires communs. Surtout, ils ont décidé comment ils allaient administrer ces changements. Dès le 1er janvier 2013 sera formée une instance qui donnera le la des futures coopérations.
Du blabla politique? C’est oublier que demain le train ira de Cornavin à Annemasse, que les rivières sont gérées de concert, que les trams vont traverser la frontière, qu’on ne plantera plus des villas au milieu des champs. C’est oublier aussi que cette coopération nous vaut les louanges de la Berne fédérale, qui débloque des centaines de millions de francs pour aider au financement de nos infrastructures.
Des déséquilibres criants
Ce n’est pas le politique qui construit la région. Elle se fait toute seule. Ils sont près de 90 000 à venir chaque jour travailler à Genève, des milliers dans l’autre sens à courir les supermarchés ou les contreforts du Salève. Les 550 000 passages quotidiens à la frontière ont fini par la ratatiner. Le Grand Genève compte aujourd’hui 920 000 habitants. Le canton n’héberge plus que la moitié d’entre eux.
Les déséquilibres, eux, s’accentuent. La pénurie de logements à Genève expulse des milliers de Genevois hors du canton: deux tiers des nouveaux arrivants en France voisine sont des résidents suisses! Nos voisins, même s’ils ont créé 17 000 emplois ces dernières années, peinent à développer un tissu économique à haute valeur ajoutée. Genève a conservé sa campagne, la France l’a sacrifiée. En outre, dans cette région doivent cohabiter deux classes de salariés qu’un abîme sépare: ceux payés en francs suisses et ceux payés en euros.
Trois urgences
Maîtriser ce développement plutôt que le subir. C’est avec cette conviction que le politique tente aujourd’hui d’agir. Trois urgences. Il faut d’abord réaliser un réseau de transports efficace qui désengorge l’agglomération. Ensuite, Genève doit enfin construire sa part de logements. Enfin, il est nécessaire de mieux répartir l’emploi afin de réduire les disparités sociales et le flux des pendulaires. A cela s’ajoute une multitude de défis, environnementaux ou encore culturels.
Cela fait cinq ans déjà que ce diagnostic a été posé, que les remèdes ont été prescrits. Signée en 2007, la première charte du projet d’agglomération a notamment permis de lancer les grands chantiers de transports publics. En revanche, en matière de logement, Genève ne tient pas ses engagements, créant un profond malaise des deux côtés de la frontière. Pour l’heure, le bilan est mitigé. Si la région reste l’une des plus dynamiques d’Europe, ce développement génère des effets secondaires, des mécontentements. Tout l’enjeu consiste donc à les réduire. Afin que chacun soit convaincu que le Grand Genève profite à tous. (TDG)
Créé: 12.09.2012, 07h23
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
52 Commentaires
La seule solution pour que ça marche est que les systèmes polirtico-économiques de chaque côté de la frontière soit semblables: ou Genève adopte le système français et coule avec la France ou la Savoie se hisse au niveau Suisse. Or ceci est une utopie tant que la Savoie sera soumise à cette France. Genevois et Savoyards devraient s'unir afin que la Savoie retrouve son indépendance d'avant 1860. Répondre
un grand merci pour cet article qui me réconforte.Je lis tellement souvent des commentaires qui font penser que tous les problèmes suisses sont causés par les français, votre article "remet les pendules à l'heure "je suis française, je vis en France où je gagne le smig français Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît


























