Remaniement
Le Conseil d'Etat a fait valser ses cadres. Une première
Par Marc Bretton. Mis à jour le 04.07.2012 10 Commentaires
«Gagner du temps»
Pourquoi le Conseil d’Etat a-t-il voulu que les cadres suivent leur magistrat? Contactée, la Chancellerie fait intervenir François Longchamp, chef du Département de l’urbanisme.
Combien de cadres sont-ils concernés par les mouvements?
Dix-sept personnes.
Pourquoi cette valse?
Le Département des constructions a perdu un gros morceau, l’informatique, qui a rejoint la Sécurité. Il paraissait cohérent que le secrétaire général du DCTI, qui connaît bien ce dossier, le suive. Ensuite, il a fallu le remplacer.
Ces rocades compliquent-elles la continuité du traitement des dossiers?
Pas deux secondes! Les politiques publiques concrètes sont gérées par les services et les directions qui ne bougent pas. Le secrétariat général s’occupe des missions transversales.
Ne politise-t-on pas les hauts cadres en les faisant suivre un magistrat?
C’est un risque. Mais s’il avait fallu recomposer une équipe et la faire fonctionner, nous aurions perdu six mois.
N’allez-vous pas perdre du temps en attendant que les nouveaux s’y retrouvent dans leurs départements respectifs?
Ils ne s’occupent pas des politiques publiques. Et mon secrétaire général est déjà opérationnel.
M.BN
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Auparavant, mettons jusqu’en 2005, un conseiller d’Etat qui changeait de département prenait sa valise et s’installait tout seul dans son nouveau domaine. Mais tout change. La semaine passée, peu après l’annonce du remaniement du gouvernement, les secrétaires généraux et la garde rapprochée des magistrats changeant de département ont appris qu’ils suivraient le mouvement. Jusqu’ici en charge de questions sociales, les uns passeront donc à l’aménagement et aux constructions, tandis que les spécialistes de la sécurité s’attacheront au social.
Le nouveau patron de la police, Pierre Maudet, accueille quant à lui des «exilés» du Département des constructions, son secrétaire général notamment. Il faut dire que le nouveau magistrat libéral-radical, entré en fonction le 29 juin, devra gérer l’informatique, rattachée auparavant au Département des constructions. Ces valses «à l’américaine» impliquent que les conseillers d’Etat arrivant dans leur nouveau département devront s’appuyer sur des fonctionnaires eux-mêmes peu au fait des dossiers. Cela ne va-t-il pas nuire à l’efficacité de l’Etat?
Du jamais vu
A l’interne, on accueille ces rocades avec étonnement. Pour Jacques Folly, responsable de l’Union des cadres, c’est carrément du jamais-vu. «Ce nouveau fonctionnement semble indiquer que les secrétaires généraux et les équipes rapprochées du magistrat font désormais partie de l’échelon stratégique et politique. C’est un facteur de difficulté supplémentaire pour les cadres.» Robert Hensler, l’ex-chancelier du canton, confirme à demi-mot le caractère inhabituel de l’opération, mais il l’explique par les importantes rocades entre magistrats.
Manifestement, la pratique évolue. En 2003 encore, Martine Brunschwig Graf avait quitté le Département de l’instruction publique pour les Finances sans emmener un seul proche. Or, à l’époque, les Finances, reprises des mains de Micheline Calmy-Rey, n’avaient pas de secrétaire général. En 2005, Laurent Moutinot était passé du Département des constructions à la Sécurité en n’emmenant qu’une seule personne avec lui. Pourquoi? «Auparavant, on pensait que l’administration faisait son boulot, le politique aussi, explique l’ancien magistrat PS. Chacun faisait avec l’autre, le politique se contentant d’exiger la loyauté de l’équipe dont il héritait.»
Pourquoi les élus du PLR ont-ils voulu changer cette pratique? Par souci d’efficacité, explique en substance François Longchamp (lire ci-contre). Mais d’autres rumeurs évoquent des préférences personnelles impossibles à confirmer. (TDG)
Créé: 04.07.2012, 07h02
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10 Commentaires
Encore une belle Genferei ! "Aller, toi, toi, toi et toi. Vous venez avec moi ! Vous ne savez rien du département où nous allons, mais c'est pas grave !!.....Bin ouaip, c'est pas grave, c'est le con-tribuable qui paie les frais nécessaires aux reconversions... Répondre
Cher M. Maudet, j'ai voté pour vous et suis très contente que vous ayez remporté ces élections haut la main. Maintenant, nous aimerions que les sanctions contre les crapules de tous bords soient sévères et efficaces. Vous qui êtes Franco-Suisse, merci de prendre exemple sur votre seconde patrie. Ex. Dauphiné-libéré "Annemasse Un an ferme pour avoir insulté les policiers" ! Répondre





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