Genève
Cinq évasions en trois jours à la prison de la Clairière
Par Aymeric Dejardin. Mis à jour le 20.08.2012 8 Commentaires
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Entre jeudi et samedi, quatre jeunes se sont échappés de la prison de la Clairière, à Vernier, dont l'un à deux reprises. Rendu sur place, Pierre Maudet réclame des explications. Le chef du Département de la sécurité (DS) a en outre obtenu des travaux de sécurisation du site. Depuis le début de l'année, l'établissement pour détenus mineurs comptabilise déjà quinze évasions.
Jeudi 16 août, vers 16h40, trois garçons âgés de 16, 17 et 18 ans se sont évadés de La Clairière alors qu'ils transitaient entre les deux bâtiments de l'établissement. Un éducateur a été bousculé par l'un des jeunes. Les trois fuyards ne sont pas allés très loin puisqu'ils ont été interpellés par la police seulement 15 minutes après leur évasion. Ils ont fait l'objet d'une sanction disciplinaire de cinq jours d'isolement.
Un mouvement de colère
Les trois évasions de jeudi ont suscité un mouvement de colère au sein du personnel de la Clairière qui, vendredi matin, a refusé de sortir les détenus de leurs cellules. Après avoir rencontré la direction générale de l'office pénitentiaire et exprimé leurs doléances, les collaborateurs ont repris le travail. En vain.
Le jour même, peu avant 19h, un autre détenu de 17 ans a pris la poudre d'escampette en passant par-dessus un grillage. A l'heure où nous publions, le jeune homme court toujours. Face à cette nouvelle évasion, la direction générale de l'office pénitentiaire a décidé de doubler le nombre de gardiens présents durant le week-end. Cela n'a malheureusement pas suffi.
Il récidive samedi
Samedi vers 15h, l'un des trois jeunes, qui s'étaient échappés de l'établissement jeudi, s'est à nouveau évadé. Alors que le détenu, âgé de 17 ans, exécutait sa sanction disciplinaire, il en a profité pour détruire la fenêtre de sa cellule d'isolement et s'enfuir en endommageant la grille du saut de loup. Il a été finalement rattrapé par la police en fin de journée à Carouge.
Alerté, le conseiller d'Etat Pierre Maudet s'est rendu sur place pour se faire une idée de la situation. Aux yeux du chef du Département de la sécurité, les dysfonctionnements intervenus sont de deux ordres. «D'une part, il apparaît qu'il y a une inadéquation entre les infrastructures à disposition et les besoins de ce type d'établissement, relève le département dans un communiqué. D'autre part, des problèmes relevant de la gestion des collaborateurs et de l'organisation de l'établissement semblent également exister.»
Mise à niveau des installations
Le magistrat a donc demandé à son collègue chargé du Département de l'urbanisme (DU) d'entreprendre sans délai des travaux de mise à niveau des installations de La Clairière. De son côté, François Longchamp confirme que les services de l'Etat et des entreprises se sont rendues sur place lundi pour organiser les travaux nécessaires au renforcement des clôtures.
L'établissement, qui compte une trentaine de places, a déjà enregistré quinze évasions depuis le début de l'année, contre environ deux par an jusqu'en juillet 2011. (TDG)
Créé: 20.08.2012, 18h13
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La rédaction
8 Commentaires
Le truc a Piogre, c'est qu'il y a trois fois trop de fonctionnaires, donc pas d'autres solutions que de faire trois fois le travail pour avoir l'air de faire quelque chose Dans la construction c'est encore pire, il faut déposer dix fois les mêmes dossiers avant qu'ils soient acceptés, si vous râlez ils ne seront jamais acceptes, blocages a tous les niveaux Sous Grobet on vous envoyait les voyous Répondre
Le moins que l'on puisse dire c'est que M. Maudet n a pas tardé à réagir, ça commence bien ! Genève est un navire sans capitaine qui part à la dérive, il est temps que certains courageux se mouillent un peu ! Répondre
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