Fait divers
Chêne-Bougeries: «Le mari voulait tuer sa femme»
Par Fedele Mendicino, Fabiano Citroni. Mis à jour le 31.07.2012 6 Commentaires
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A la fin février, la Tribune de Genève évoquait l’histoire d’une quadragénaire sauvagement agressée alors qu’elle venait de franchir le portail de sa maison de Chêne-Bougeries. «Il voulait ma peau», nous avait-elle alors confié en parlant de son agresseur.
Cette histoire a connu un rebondissement incroyable il y a environ un mois. Comme nous l’avons appris, quatre hommes – trois Kosovars et le mari de la femme agressée – ont été arrêtés par la justice. Les enquêteurs soupçonnent le mari d’avoir voulu faire tuer sa femme. Il a été prévenu d’instigation à assassinat et est actuellement incarcéré. Quant aux trois Kosovars, ils sont eux aussi emprisonnés. L’un est l’agresseur, les deux autres seraient des intermédiaires qui auraient permis à l’époux de trouver un homme de main.
Couple en instance de divorce
Contacté ce mardi soir, Me Marc Bonnant, avocat de la victime, confirme nos informations. Il explique que le couple était en instance de divorce. Selon lui, l’agresseur a été confondu par des traces ADN. «Il connaissait la victime pour avoir travaillé chez elle», confie-t-il. Dans un premier temps, l’agresseur se serait montré muet devant la procureure. Dans un second temps, il y a environ un mois, il se serait mis à table. «Il a déclaré avoir reçu le mandat de tuer ma cliente. Il a ajouté que le commanditaire était le mari de la victime», précise Me Bonnant.
Selon l’avocat, ses propos ont été corroborés par un deuxième Kosovar interpellé dans cette affaire. Le mari de la victime a alors été arrêté. «Il a admis partiellement les faits, affirme Me Bonnant. Il a dit avoir donné un mandat il y a de cela un an et demi, mais avoir regretté ensuite l’idée qu’il avait eue. Il prétend qu’il a alors demandé à ses complices de ne pas exécuter le mandat. Il dit encore qu’il ne comprend pas la raison pour laquelle ils ne l’ont pas écouté.»
400 000 francs pour l'éliminer
Me Marc Bonnant ne croit pas une seule seconde cette version. «Lorsque le drame s’est joué, il était présent dans la maison. Il donne des explications étranges. Il a entendu du bruit mais il dit avoir pensé qu'un couple faisait l'amour. Cela ne tient pas la route. En effet, il dit avoir pris son pistolet et l’avoir chargé après cela. Pourquoi charger un pistolet si on entend un couple faire l’amour? Il a vu sa femme se faire agresser. S’il avait vraiment révoqué le mandat, il serait sorti dans le jardin pour la sauver. Il ne l’a pas fait. Il est resté chez lui. Lâchement.»
Selon Me Bonnant, le mari aurait promis 400?000?francs aux Kosovars pour qu’ils tuent sa femme. «Elle a dû faire face à une brutalité extrême. Si elle s’en est sortie, c’est un miracle», conclut-il. Qu’en pense Me Bénédict Fontanet, avocat du mari? Contacté ce mardi soir, il n’a pas souhaité s’exprimer. (TDG)
Créé: 31.07.2012, 19h21
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La rédaction
6 Commentaires
La racaille et les sauvages ne viennent pas toujours de là où on les attend...cette racaille là, réside bien chez nous en bonne et due forme !On ne peut même pas l'extrader afin qu'elle écoppe de vraies peines de prisons...La Suisse doit sevremuer les fesses afin de mettre à jour un vrai Code Pénal...digne de ce nom...PENAL !!!!! Répondre
Encore un fait à verser au dossier "Violence faite aux femmes" par leurs conjoints. Répondre





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