Météo
La canicule arrive ce week-end. Prudence!
Par Laure Gabus. Mis à jour le 17.08.2012 1 Commentaire
Partager & Commenter
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Partager & Commenter
Enfin! Après des mois de juin, juillet et août capricieux et mitigés, MétéoSuisse annonce une fin d’été caniculaire. Cela tombe bien, la plupart des Genevois étant de retour dans la cité.
Le week-end et la semaine à venir s’annoncent radieux. Dimanche sera très probablement le jour le plus chaud. Au plus fort de la journée, le mercure montera jusqu’à près de 35°C et jusqu’à 34°C lundi.
«Jusqu’à vendredi prochain ou peut-être plus longtemps, un afflux d’air chaud venu du sud-ouest devrait s’étendre de la péninsule Ibérique jusqu’à la Suisse», anticipe André-Charles Letestu, analyste à MétéoSuisse Genève.
Canicule dès 34?degrés
«Une fin d’été caniculaire»? Cela signifie-t-il que la canicule arrive aux portes de Genève? «Il est trop tôt pour le dire. MétéoSuisse publie des avis de canicule trente-six heures à l’avance», continue André-Charles Letestu. A Genève, le seuil canicule est fixé à 34°C et 25% d’humidité. L’humidité doit également être prise en compte car plus elle est élevée, plus la sensation de souffrir de la chaleur est intense.
Par chance, cette vague de chaleur se conjuguera avec des nuits fraîches, du moins dans un premier temps. Ce qui écarte passablement de danger de déshydratation et surtout assure des nuits paisibles. «Si la température nocturne est inférieure à 20°C, les risques pour la santé sont moindres, précise le médecin cantonal, Jacques-André Romand. Les nuits fraîches et les matins froids nous sauvent!»
Boire et se déshabiller
Le médecin cantonal rappelle que les recommandations en cas de canicule sont les mêmes que celles émises dans les pays du Sud.
Premièrement, il faut garder son logement au frais en ouvrant les fenêtres la nuit et en les fermant la journée. Ensuite, il est important de boire régulièrement, «soit assez pour uriner», précise Jacques-André Romand.
Certaines consignes s’adressent tout particulièrement aux personnes âgées «qui perdent la sensibilité à la perception de la chaleur et ont tendance à garder leurs bas ou leur chandail», note le médecin cantonal. Il faut se déshabiller pour laisser la chaleur se dissiper.
«La solidarité entre voisins, comme entre amis, joue un rôle extrêmement important, rappelle le médecin cantonal. Il ne faut pas hésiter à rendre visite aux personnes âgées vivant seules car ce sont celles qui ont le plus tendance à oublier ces recommandations.»
Cette année, et pour la première fois, le service du médecin cantonal a mis en place un recensement des aînés vivant seuls, en collaboration avec l’Office cantonal de la population, la Fondation des services de soins et d’aide à domicile et les communes. «L’idée n’est pas la prise en charge, mais simplement de pouvoir garder un œil sur cette population durant les périodes de canicule, du 15 juin au 31 août», explique Jacques-André Romand.
Les dernières mises en garde du médecin s’adressent aux sportifs. «Les personnes qui adorent les activités en plein air doivent éviter de les faire entre 12?h et 15?h pour ne pas se déshydrater.»
Février?2012: vague de froid et mortalité record à Genève
Au début du mois de février, la plus grande vague de froid enregistrée depuis 1985 s’est répandue sur Genève. Un record battu le 13 février lorsque la température a atteint -11,4?°C. Triste parallèle, le canton n’avait pas connu un mois de février aussi «meurtrier» depuis dix ans.
Selon les chiffres du Bulletin de l’Office cantonal de la statistique, 355?personnes résidant à Genève sont mortes en février (ou 317, selon un autre décompte réalisé par le Canton). Cela représente une hausse de 34% par rapport aux mois de février de 2002 à 2011, où la moyenne était de 266 décès (voir infographie ci-dessus). Le fait que février ait compté un jour de plus en 2012 (année bissextile) n’explique pas une telle différence. Le Service des pompes funèbres de la Ville de Genève, qui traite près de deux tiers des décès du Canton, relève aussi cette tendance. «En février, notre service a traité 205 deuils contre 170 en février?2011», relate Alexandre Breda, le chef de service.
Bien que les deux phénomènes coïncident, personne ne s’aventure à les mettre en lien. «Il y a bel et bien eu un pic de décès, mais celui-ci est pour l’heure inexplicable, tempère Jacques-André Romand, le médecin cantonal. Il faut d’abord établir quelles ont été les causes des décès, mais aussi déterminer si la mortalité touche toutes les classes d’âge et tous les sexes de la même manière avant de tirer des conclusions.» Il rappelle finalement que les statistiques enregistrent «des variations mensuelles et annuelles» et que, par conséquent, «une hausse des décès sur quelques mois se compense au fur et à mesure de l’année».
Sébastien Blanc, analyste à l’Office cantonal de la statistique, lance une autre piste. «Ne serait-ce pas l’année 2011 qui a enregistré particulièrement peu de décès? Les chiffres de la mortalité en 2012 reflètent bien une hausse entre le 1er?trimestre 2011 et le 1er?trimestre 2012. Cependant, la hausse est nettement moins marquée par rapport à 2010.» En effet, «seuls» 3037 décès ont été enregistrés à Genève en 2011 contre 3148 en moyenne depuis 2002.
L.G. (TDG)
Créé: 17.08.2012, 07h56
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
Autrement dit: Les canicules en août, comme elles le sont au moins depuis les Romains. Répondre





Veuilliez attendre s'il vous plaît


























