La Une | Vendredi 31 octobre 2014 | Dernière mise à jour 22:43
Nature

En barque pour observer les oiseaux dans la rade

Par Antoine Grosjean . Mis à jour le 30.01.2014 1 Commentaire

Visite en bateau dans la rade, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, qui a lieu dimanche.

1/5 Genève, le 30 janvier 2014. Visite des zones de la rade concernées par la Convention de Ramsar qui vise à préserver les zones humides. Le Conseiller d'Etat Luc Barthassat, en charge de l'environnement, faisait partie de la visite.
Pierre Abensur

   

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Une conférence de presse qui se tient au beau milieu de la rade, sur des barques de la capitainerie, cela n’arrive pas tous les jours. Certes, la saison ne se prête pas vraiment au canotage. Mais ce qui a poussé le nouveau conseiller d’Etat en charge de l’Environnement, Luc Barthassat, à jouer hier les marins d’eau douce par ce temps glacial, c’est l’approche de la Journée mondiale des zones humides, qui se tient ce dimanche. L’occasion d’aller avec des spécialistes constater in situ la richesse ornithologique de la rade, surprenante pour un endroit cerné par la ville.

Rendez-vous hivernal

Goéland leucophée, nette rousse, fuligule morillon, canard chipeau ou encore le très rare harle huppé, entre autres: en hiver, de très nombreux oiseaux d’eau se donnent rendez-vous à Genève, ce qui fait de la rade un site d’importance nationale et internationale protégé par la Convention de Ramsar sur les zones humides.

Comme chaque hiver depuis une soixantaine d’années, les ornithologues recensent ces bêtes à plumes, qui sont près de 30 000 à venir s’abriter ici en provenance du nord de l’Europe. Certaines viennent même parfois de la lointaine Sibérie. «Depuis le début du XXe siècle, la chasse est interdite dans la petite rade», rappelle l’inspecteur cantonal de la faune, Gottlieb Dändliker. Cela en fait un havre pour les oiseaux, qui y sont très peu farouches et donc faciles à observer, notamment vers la jetée des Pâquis. De plus, dans ces eaux peu profondes comportant des zones où le courant est faible, on trouve une grande variété d’habitats et de nourritures – des plantes sous-lacustres, des poissons, des moules zébrées – qui attirent toutes sortes d’oiseaux d’eau. Plus de trente espèces différentes y sont représentées en hiver.

La nette amélioration de la qualité de l’eau du lac, qui était fortement polluée dans les années 60 et 70, a aussi contribué à rendre la rade particulièrement attractive. «On a vu le retour de plantes lacustres qui avaient été supplantées par les algues, et le poisson y prolifère», relève Gottlieb Dändliker. En revanche, en été, les volatiles sont beaucoup moins nombreux, car les rives ne sont pas propices à la nidification. «Les oiseaux d’eau ont besoin de végétation et de roselières pour nicher, mais il n’y en a presque plus autour de la rade», déplore Laurent Vallotton, ornithologue au Muséum d’histoire naturelle.

Canards moins nombreux

Par ailleurs, les canards sont de moins en moins nombreux en hiver, probablement à cause du réchauffement climatique: comme il y a moins de lacs qui gèlent au nord de l’Europe, ils n’ont plus besoin de migrer au sud.

Sagement assis dans sa barque avec son gilet de sauvetage, Luc Barthassat ne perd pas un mot des explications: «Il y a beaucoup de choses que je ne savais pas, confie-t-il. Je me réjouis que la Journée des zones humides soit l’occasion de sensibiliser les enfants et que les collaborateurs du département s’impliquent et participent en étant sur le terrain. On essaiera d’en faire encore plus.» (TDG)

Créé: 30.01.2014, 22h16

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1 Commentaire

Hélène Gitta

31.01.2014, 09:50 Heures
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Bonne idée et j'espère que beaucoup de familles iront observer nos petits amis de l'hiver.Apprendre aux enfants à regarder la nature, à repérer les cris ou les chants des oiseaux. Chose que l'école n'a souvent plus le temps à y consacrer. A vos jumelles ! Répondre



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