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Comment la banque genevoise Pictet & Cie se blinde aux Etats-Unis
Par Roland Rossier. Mis à jour le 15.05.2012 26 Commentaires
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Faire des affaires aux Etats-Unis? Pour les banquiers suisses, c’est une option très risquée depuis les déboires de la banque Wegelin, en février dernier. Et dix autres banques sont dans le collimateur des autorités américaines. L’un des principaux gérants de fortune helvétiques, Pictet & Cie, a été cité de son côté dans la presse dominicale suite à l’inculpation pour fraude fiscale de trois de ses anciens clients.
Une affaire qui remonte à deux ans, explique Nicolas Pictet. L'associé de la banque détaille dans un long entretien accordé à la Tribune de Genève les activités américaines de son établissement et martèle: «La banque n’a rien à se reprocher».
L'établissement genevois gère une fortune de 3,3 milliards de dollars pour le compte d’une clientèle privée américaine et des fonds beaucoup plus importants dont la gestion lui a été confiée par des institutionnels américains. De quoi l’obliger à prendre de nouvelles mesures. Depuis le début de l’année, ses clients américains doivent, à choix, avoir un formulaire fiscal (requis pour chaque compte ouvert en dehors des Etats-Unis présentant un solde de plus de 10?000?dollars, solution préférée par Pictet), une attestation de leur fiduciaire ou encore détenir des titres américains.
Les activités sont menées depuis Genève, avec une équipe qui compte actuellement 16 collaborateurs, indique Nicolas Pictet. Le banquier dément que la filiale de la banque serait à vendre: «Pictet North America Advisors SA (PNAA) se développe et est rentable même si les coûts d’entrée sur ce marché sont élevés. Nous sommes plus vigilants que jamais, mais c’est une activité qui a connu une belle croissance avec désormais 3,3 milliards de francs sous gestion.»
Lire l’intégralité de l'entretien dans l'édition électronique de la Tribune de Genève. (TDG)
Créé: 15.05.2012, 09h20
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26 Commentaires
ahhh les banquiers qui retournent leur veste à chaque changement de vent et qui annoncent toujours qu'ils n'ont rien fait.Le pire à mes yeux c'est pas qu'ils l'aient fait mais plutôt qu'ils essaient de le cacher à chaque fois.Aussi gros qu'un éléphant rose dans un couloir M. Pictet, nous vous croyons sûrement. Répondre
Alors ils vont arrêter d'envoyer des agents secrets aux USA pour inciter des richissimes peu scrupuleux à planquer leurs millions dans les coffres suisses pour ne pas payer leur part d'impôt ? Comme l'UBS le fait en France où ils ont réussi à "exfilter" 600 milliards d'euros ? Les finances publiques des pays du monde se porteraient bien mieux sans les magouilleurs suisses... Répondre
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