Immobilier
Un promoteur chipe à l'Etat une magnifique parcelle à deux pas de l'OIT
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 03.02.2012 5 Commentaires
Le Jardin des Nations
La parcelle du Grand Morrillon se situe dans le Jardin des Nations, en bordure immédiate des trois ou quatre tours que l'Etat prévoit, depuis 2004, d'ériger le long de la route de Ferney-Voltaire. Il a prévu de déclasser une bande de terrain actuellement en zone villa en zone 3 de développement. La zone de développement permet aux autorités publiques de contrôler le prix des terrains et le plan financier des logements qui sont construits, le but étant d'obtenir au final des logements à des prix abordables pour la population. Ce contrôle de l'Etat génère cependant deux problèmes pour les propriétaires actuels et les promoteurs. Les propriétaires ne sont pas très enclins à vendre à un prix fixé à 1000 francs le mètre carré, alors que le marché annonce des prix plus élevés compte tenu de la pénurie de terrains à bâtir mis sur le marché et les promoteurs ruent dans les brancard des plans financiers qui réduisent leurs marges.
Une grande parcelle du domaine du Morillon est passée sous le nez de l'Etat en automne dernier. L'Etat était parvenu à convaincre les consorts propriétaires de lui céder 26'906 mètres carrés situés en zone villa, entre la route de Ferney-Voltaire et le siège de l'Organisation internationale du travail à un prix très intéressant. Il en aurait coûté 13 millions à la collectivité publique. Un prix d'ami au cœur du quartier des organisations internationales. A Genève, une parcelle en zone villa se négocie deux à quatre fois plus cher que les 500 francs le mètre carré convenus.
Après des années de tractations, tout était prêt. Le 21 septembre 2011, le Conseil d'Etat annonçait le dépôt d'un projet de loi de financement. En novembre, patatra. Boulette de l'Etat comme l'écrit 20 Minutes ce vendredi? Pascal Chobaz réfute l'accusation. En fait, explique le haut fonctionnaire du DCTI, nous avons choisi de ne pas nous battre à tout prix pour cette parcelle. De toute manière, c'est l'Etat qui fixe les règles d'urbanisation à Genève. En l'occurrence toute la surface ne peut pas être bâtie notamment en raison de servitudes de vue en faveur de l'OIT et de la maison de maître et aussi en raison de la présence d'arbres. «Question prix, explique encore Pascal Chobaz, nous avions convenu de faire participer le propriétaire au gain si l'Etat décidait de densifier davantage la parcelle.»
Trois ou quatre missions étrangères
A la connaissance du chef des acquisitions de l'Etat de Genève, le promoteur François Dieu aurait l'intention de construire trois ou quatre missions étrangères ou maisons d'ambassadeur au bas de la parcelle. Il doit encore obtenir des dérogations - la zone 5 villa est comme son nom l'indique destinée à construire des maisons d'habitation individuelle. «Rien d'impossible, note un professionnel de l'immobilier à Genève, tout dépendra des appuis que le promoteur obtiendra et donc des pays concernés.»
L'Etat aurait-il pu trouver le moyen de ne pas être doublé par une offre meilleure dans la dernière ligne droite? «Le problème de l'Etat, c'est que ses procédures sont souvent longues et parfois inadaptées à la réalité des affaires qui se présentent sur le marché, note l'expert déjà cité, qui remarque: qui reprochera aux consorts propriétaires d'opter pour une offre nouvelle?» (Tribune de Genève)
Créé: 03.02.2012, 13h22
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5 Commentaires
Encore le département du libéral Mark Müller !
A quand un gros audit de ce département ?
Qu'on sorte enfin les magouilles, les copinages, les dessous de table, les dysfontionnements, etc.
Au fait, à qui profite cette bourde ?
De qui l'heureux promoteur est-il proche ?
On ne le saura certainement jamais (à moins que ce département change de tête rapidement ...)
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Trop lent ces Genevois.Il y a pas le feu au laaaaaaaaaaaaaaaaaaaaac!Tant pis pour eux,le train est passé! Répondre


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