Pierre Maudet: «C’était irresponsable de laisser ce campement en place»

DrameUn homme est mort des suites d'une hypothermie, dans le camp des Indignés au parc des Bastions. A gauche comme à droite on campe sur ses positions.

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La mort d’un homme au camp des indignés des Bastions a suscité des réactions de part et d’autre. Contacté cet après-midi, le Maire de Genève Pierre Maudet se dit «très choqué» par cet évènement. «Il s’agit là d’une véritable tragédie. Il n’est pas question aujourd’hui de pointer du doigt des responsables. Ce lieu était devenu un aimant, pour les marginaux et les sans domicile fixe». Se sent-il coupable ? «J’en ai marre de passer pour le vilain petit canard de droite. J’étais bien conscient qu’un jour ou l’autre, il allait se passer quelque chose. C’était irresponsable de laisser ce campement en place».

A gauche, le magistrat Sami Kanaan se dit lui aussi attristé par cette nouvelle. Le conseiller administratif avoue même avoir été prêt «à entrer en matière» sur un démantèlement « humain» du camp, «mais sans artillerie lourde, ni violence». Le socialiste estime pour sa part, n’avoir «aucun regret», dont son gouvernement de gauche a géré le campement des indignés.

La personne décédée, âgée de 31 ans, était connue pour avoir des problèmes sociaux. «Il était toxicomane et avait fait plusieurs tentatives de suicide», explique Stéphane, un indigné de la première heure, qui poursuit : «Nous l’avions déjà redirigé vers les institutions. Il a fait trois mois à Belle-Idée puis est revenu au camp.» Xavier, un indigné proche de la victime précise qu’«il n’était pas intégré au campement. Il venait juste pour la nuit car il avait nulle part où aller». (TDG)

(Créé: 06.02.2012, 16h24)

Pierre Maudet: «J’en ai marre de passer pour le vilain petit canard de droite. J’étais bien conscient qu’un jour ou l’autre, il allait se passer quelque chose. C’était irresponsable de laisser ce campement en place» (Image: Laurent Giraud)

Sami Kanaan: «Je n'ai aucun regret dans la manière avec laquelle nous avons géré le campement des Indignés» (Image: DR)

Rémy Pagani: «Moi-même ancien assistant social, j’ai déjà eu affaire avec des toxicomanes. Je peux vous dire que cette mort n’a rien à voir avec le camp des indignés. J’estime avoir fait mon boulot en tant que médiateur» (Image: Olivier Vogelsang)

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