Un emploi dès le Cycle pour prévenir la violence

FormationUn projet alémanique détecte des élèves dès 13 ans à risques et leur offre un premier travail. Il a été présenté à la conférence nationale «Jeunes et violences» qui s’est tenue à Genève.

Le projet LIFT prévient la violence, «en redonnant de la confiance et des perspectives d’avenir à certains jeunes».

Le projet LIFT prévient la violence, «en redonnant de la confiance et des perspectives d’avenir à certains jeunes». Image: Keystone

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Initié en 2006 dans quatre écoles de Zurich et Berne, le projet d’insertion professionnel LIFT, géré par une association indépendante, a depuis lors séduit 80 sites en Suisse. «Nous proposons à ces élèves en difficulté une activité professionnelle hebdomadaire de trois heures, explique Hansruedi Hottinger, venu vendredi de Suisse allemande pour présenter ce projet, dans le cadre de la 2e Conférence nationale «Jeunes et violences». En travaillant régulièrement et avec un accompagnement spécifique, ils se familiarisent avec le monde du travail et sont, en plus, soutenus dans la recherche d’une place d’apprentissage.» La démarche doit être volontaire, avec un contrat signé par les parents et le jeune et un engagement de trois mois minimum de la part de celui-ci. Cette activité est récompensée par une rémunération entre 5 et 8 francs de l’heure. LIFT commence aussi à séduire Genève puisque le Cycle d’orientation de la Golette (ndlr, à Meyrin) expérimente ce projet depuis plus d’un an.

Au cours de cette conférence, le sujet de la «médiation par les pairs» a également fait l’objet d’un focus, à travers l’expérience menée au cycle d’orientation de Sécheron. Depuis près de quinze ans, cet établissement pionnier «utilise» des jeunes pour résoudre les conflits de leurs pairs. Les élèves de 11e année (dernière année du cycle) ont la possibilité d’acquérir le statut de médiateurs, officialisé par un certificat signé de la main Charles Beer, en charge du Département de l’instruction publique. Cette année, 70 élèves de 11e, sur 200, sont médiateurs. Ils assurent une permanence deux fois par semaine et accueillent les élèves en conflit — agression verbale ou physique — dans une salle de classe pour une discussion sans adulte. Ce système s’est étendu à d’autres établissements mais sous des formes différentes.

Lire la suite dans nos éditions payantes de ce samedi. (TDG)

(Créé: 15.11.2013, 22h07)
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