Justice
Un élu UDC carougeois affrontera les juges
Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 16.05.2012 17 Commentaires
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Un conseiller municipal carougeois avait été condamné en janvier, lors d’une procédure accélérée, pour avoir bousculé sa voisine et l’avoir intimidée avec une arme à feu. Selon nos informations, cet élu UDC a finalement décidé de contester son amende de 800?francs infligée, via une discrète ordonnance pénale, par la procureure Tatiana Aliberti. Résultat: le politicien devra répondre de ses actes, en audience publique cette fois, devant le Tribunal de police le 12 juin. Amateur de tir sportif, membre d’une société de carabiniers, il sera jugé pour voies de fait et violation de la Loi fédérale sur les armes.
Le contentieux entre le politicien et la plaignante date du 30 décembre?2010. Cet après-midi-là, l’élu est énervé par le bruit d’un groupe de jeunes au pied de son immeuble. Il les somme de rentrer chez eux. Peine perdue. Parmi les adolescents présents dans la cour figure un enfant de sa voisine. Le retraité, qui était actif au sein de la Fondation HBM à Carouge, lui aurait alors dit que son appartement avait été obtenu grâce à lui et qu’à tout moment il avait le pouvoir de les expulser lui et sa mère.
Une femme en colère
Une demi-heure plus tard, la femme, très en colère, accourt chez l’élu communal. Son fils l’accompagne avec des amis. Le ton monte rapidement entre la voisine et le retraité, qui s’insultent. Puis l’homme repousse la plaignante au niveau de la poitrine, dit-il, «en tout cas à une reprise, mais peut-être à deux ou trois reprises. Je n’ai pas appliqué de force particulière. Je l’ai juste poussée.» Il affirme que la voisine a mis son pied dans l’appartement pour l’empêcher de fermer la porte. Le locataire s’empare alors d’une de ses armes et d’un chargeur. Il prétend avoir agi de la sorte parce qu’il se sentait agressé et qu’il voulait voir partir ces visiteurs indésirables.
Durant son audition, le prévenu, qui se plaint d’une cabale politique, a expliqué s’être comporté ainsi car «à l’époque, il y avait eu beaucoup d’actes d’incivilité vers les tours de Carouge, notamment du trafic de drogue et une agression au couteau. En ma qualité de député municipal, il était de mon devoir de dénoncer ces incivilités.»
Lors d’une visite domiciliaire chez l’élu, la police a saisi des armes qui auraient dû être déclarées au service cantonal compétent. A la suite de cette altercation, la victime a ressenti des douleurs et s’est retrouvée en incapacité de travail durant un mois. Compte tenu de la gravité relative des lésions et du type de propos proférés par le prévenu, la procureure n’a pas retenu que l’élu, sans antécédents judiciaires, devait être condamné pour menaces et lésions corporelles simples. En janvier, la magistrate a, par ailleurs, blanchi la victime. Inculpée l’an dernier de violation de domicile, elle était suspectée d’avoir pénétré sans droit dans l’appartement de l’élu. «Il ressort des éléments du dossier, notamment des versions contradictoires et des déclarations des témoins, qu’il n’est pas possible de retenir qu’elle a pénétré dans l’appartement», avait conclu la procureure en classant la procédure ouverte contre la voisine.
«Arme de musée»
Contacté hier, Me?Thomas Barth, avocat de la plaignante, n’a pas souhaité faire de commentaire: «Je réserve mes arguments pour le procès.» Défenseur du prévenu, Me Antoine Boesch précise que son client conteste les voies de fait. «Sinon on pourrait aussi bien les retenir contre elle.
Pour les armes, il s’agit d’infractions formelles sur l’enregistrement auprès du service compétent. Il n’est pas poursuivi pour leur usage. Mon client n’est pas un cinglé des armes. Un ami lui avait remis une ancienne arme à donner à l’association, il a eu cette pièce de décoration ou de musée en dépôt chez lui par un concours de circonstances.» La justice appréciera en juin.
(TDG)
Créé: 16.05.2012, 06h53
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17 Commentaires
C'est comme ça qu'on se débarrasse des "gêneurs" dans les HLM multiculti: Incivilités et intimidations en bande et dès qu'il réagit on porte plainte en se posant en victime. D'ailleurs un mois d’arrêt de travail pour avoir été un légèrement poussé situe bien le genre. Je n'ai aucun doute que la justice causera bien plus de problèmes a cet élu UDC qu'a un zizou ultra-récidiviste. Répondre
le citoyen suisse genevois a le devoir et l obligation de se laisser agresser, cambrioler, insulter, violer, les dealers, délinquants, voleurs, ont tous les droits, il faut étre tolérant, Répondre





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