Petite enfance
Un PDC propose la «crèche low cost» à Carouge
Par Isabel Jan-Hess. Mis à jour le 26.03.2012 6 Commentaires
A l’heure où la Cour des comptes dénonce «une jungle» dans la prise en charge genevoise des tout-petits, le PDC de Carouge propose d’instaurer un principe d’accueil low cost. Partant du constat que les crèches coûtent de plus en plus cher, et que le personnel qualifié se fait trop rare, le groupe PDC a déposé jeudi une motion demandant à la Mairie de prendre contact avec la fondation Speranza dans le but d’ouvrir une crèche dite «low cost» à Carouge.
«L’idée consiste à inviter ces personnes qui ont développé ce principe en Suisse alémanique pour voir ce qu’il est possible de réaliser ici, détaille le PDC Bertrand Buchs. Cette fondation est dirigée par le très sérieux conseiller national Otto Ineichen, qui a réussi à proposer des garderies en réduisant les coûts de 40%, sans réduire les prestations.»
L’élu ajoute que «des familles en situation précaire n’ont souvent plus accès aux crèches. Genève à des normes d’hypersécurité et de mètres carrés à revoir pour que des privés puissent à nouveau investir et que l’on puisse enfin augmenter le nombre de places», insiste l’élu, qui ne voit pas de risque à simplifier certaines procédures. «Ça fonctionne en Suisse allemande et ni les enfants ni les parents ne semblent s’en plaindre.»
Mais la motion fait bondir les élus de cette commune qui dispose déjà de onze lieux d’accueil. L’UDC René Gevisier s’interroge d’emblée sur le principe du low cost. «Ça veut dire que l’enfant qui voudra un croissant devra le payer?»
Plus sérieusement, le Municipal s’inquiète d’une baisse de qualité. «C’est le personnel qui coûte cher, relève le socialiste Michael Paparou. Dès lors, diminuer le coût revient à engager des employés sous-qualifiés. Des gens en fin de chômage, sans formation?»
Maryelle Budry, d’A Gauche toute!, craint une prise en charge à deux vitesses. «Nous devons garantir les mêmes prestations à toutes les familles.» L’écologiste Maulini salue l’intention de lutter contre les discriminations sociales, mais reste dubitatif sur le «low cost». Le radical Alain Voignier rappelle qu’il existe des normes strictes: «On ne fait pas ce qu’on veut. Des budgets précis sont alloués à la formation dans chaque crèche, par exemple. Tout cela garantit le bon fonctionnement de ces institutions.»
La motion est finalement renvoyée en commission sociale pour obtenir des chiffres et des détails. Mais la magistrate Jeannine De Haller assure qu’il n’est pas question de baisser la qualité de la prise en charge: «Certains enfants passent des journées entières dans ces locaux. Ils ont besoin d’espace et de personnel qualifié pour les encadrer. C’est la base du développement et de l’éducation.» (TDG)
Créé: 26.03.2012, 07h29
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La rédaction
6 Commentaires
Le tarif est basé sur le revenu et les familles peu aisées paient des tarifs très faibles par rapport au coût réel. En plus, le revenu déclaré est souvent sans rapport avec le revenu réel puisque je vois régulièrement des familles dont l'un des membres ne travaille soi-disant pas inscrire son enfant à la crèche pour tous les jours de la semaine ! N'y aurait-il pas du travail au noir là derrière ?! Répondre
Venant d'un parti low cost, bradé au plus offrant, le message est assez cohérent. Répondre





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