Circulation
Traversée du lac : l’UDC jette un vieux pavé dans la rade
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 09.02.2012 55 Commentaires
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GUY ZWAHLEN, président du TCS genevois, est excédé. «Il a suffi de la rupture d'une canalisation pour bloquer la circulation au centre-ville, ça ne peut plus durer! La moyenne traversée de quai à quai doit figurer au nombre des hypothèses à étudier sérieusement et rapidement. Que se passera-t-il si un jour le pont du Mont-Blanc devait être bloqué plus longtemps!» Guy Zwahlen rencontre Michèle Künzler cet après-midi. (Image: Iunker)
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Le petchi déclenché au centre-ville par la rupture d’une canalisation au quai Général-Guisan tombe pile pour Céline Amaudruz. La présidente de l’UDC Genève, en quête d’une cause populaire pour exister à droite, a décidé de redonner une nouvelle vie à son initiative pour une traversée sous-lacustre de 2 x 2 voies de l’avenue de France au Port-Noir.
Une nouvelle vie car l’UDC avait déjà lancé cette initiative en automne 2009, dans le cadre de la campagne des élections du Grand Conseil et du Conseil d’Etat. Le parti n’avait pas atteint le seuil des dix mille signatures à l’époque.
«La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, a été la décision de Michèle Künzler de réserver une voie du Pont du Mont-Blanc au bus, ce qui réduit encore l’espace dévolue aux voitures et viole la loi sur l’égalité des moyens de transport au centre-ville», estime l’élue UDC.
La principale motivation de la présidente de l’UDC est le fait que la grande traversée a été recalée par Berne en janvier dans la liste des points noirs à éliminer du trafic autoroutier national. Juste après cet événement, Mark Muller a réuni les treize conseillers nationaux et conseillers aux Etats pour tenter de renforcer le front commun genevois autour du projet défendu par le Conseil d’Etat d’une grande traversée du lac reliant le Vengeron à l’autoroute blanche via un pont sur le lac et un tunnel. «Cette séance a surtout illustré les désaccords entre les élus genevois incapables de s’entendre sur un projet », note Céline Amaudruz.
Sur le fond, l’UDC reste convaincue qu’une traversée de l’avenue de France au Port-Noir résoudra mieux les graves problèmes de trafic que connaît la ville de Genève. Céline Amaudruz reprend l’argument de la section genevoise du TCS. Le Club automobile a longtemps milité pour cette moyenne traversée avant de se rallier à la grande traversée, mettant fin à la division de la droite sur le sujet.
« En relançant la moyenne traversée, l’UDC tire la couverture à elle et disloque le front commun des genevois, c’est dommageable pour le canton», estime le PDC Luc Barthassat, membre de la commission des transports du Conseil national.
Outre l'opposition politique de la gauche et des Verts, la traversée du lac ou de la rade a toujours buté sur les problèmes techniques et financiers liés au débouché côté rive gauche. La topographie et l'hydrographie entre les Eaux-Vives et Collonge-Bellerive nécessite la creuse d'un tunnel coûteux. Le raccordement sur le réseau français pose aussi de délicates questions.
(TDG)
Créé: 09.02.2012, 10h42
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55 Commentaires
«Cette séance a surtout illustré les désaccords entre les élus genevois incapables de s’entendre sur un projet »: quel scoop. Toute la Suisse rit de cette Genève l'Internationale qui se croit capitale de la Suisse romande mais qui est incapable d'avoir un projet commun. Répondre
c'est marrant, pour le CEVA, la topographie et l'hydrographie ne posent pas de problèmes, mais pour un tunnel, oui! On est au XXI siècle, il me semble que les technologies ont grandement évoluées depuis 20 ans, alors si les ingénieurs ne sont pas assez compétent, allez en chercher aux Pays-Bas. Les verts, à l'image de la Kunzler : pathétique! Répondre


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