Rues piétonnes: les commerçants protestent
Par Olivier Francey. Mis à jour le 09.02.2012 36 Commentaires
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Ce ne sont pas moins de trois organismes représentants les commerçants, les artisans et les entrepreneurs, qui ont tenu hier à protester contre la piétonnisation des 50 premières rues en ville de Genève. Selon eux, les mesures «d’accompagnement» (aménagements, parkings, études d’impact) ne sont pas suffisantes. Une raison pour apporter leur soutien au référendum lancé par le comité «Non au blocage des rues de Genève». Soutenu par le PLR, le MCG et l’UDC, le texte vise à refuser le crédit de plus de 5 millions de francs adopté le 30 janvier dernier au Conseil municipal. Chaque année, cinquante rues supplémentaires devront être piétonnisées, pour atteindre en 2015 le but fixé par l’initiative des Verts de 200 rues.
«Il ne s’agit pas de s’opposer aux rues piétonnes, promet Antonietta Frangi, présidente de la Fédération des artisans, commerçants et entrepreneurs de Genève. Mais nous souhaitons également que nos clients puissent venir en voiture.» Fabienne Gautier renchérit: «Oui, il faut des rues piétonnes, mais pas n’importe comment. Il faut aussi des parkings à proximité, comme c’est le cas à Lyon!» Par ailleurs, celle qui est aussi députée PLR au Grand Conseil exige que toute place supprimée en surface soit compensée en sous-sol. Selon ses calculs, 916?places de stationnement sont menacées par le projet.
En substance, les commerçants regrettent qu’aucune «réelle étude» d’impact sur la mobilité n’ait été réalisée. «On ferme des rues, mais sans penser que le trafic se reportera sur d’autres rues. Il n’y a aucune vision», prévient le patron d’une boutique à Carouge.
Quant au futur aménagement des rues piétonnes, les opposants déplorent le manque d’information. «On nous parle de tenir compte des personnes à mobilité réduite, mais aussi des cyclistes. On évoque une compatibilité avec les transports en commun et une accessibilité aux ayants droit et aux livraisons. Mais au final, comment va-t-on procéder?» déplore Fabienne Gautier.
Si les commerçants se disent favorables à des zones piétonnes, «pour autant que les rues soient animées», précisent-ils, cela ne les empêche pas d’invoquer la crainte d’une disparition des petits commerces, ou la réduction du chiffre d’affaires de 30%.
Le comité référendaire a jusqu’au 13 mars prochain pour récolter 4000 signatures. En cas d’aboutissement, resterait encore le propre projet du Conseil administratif qui vise à piétonniser le secteur de Rive et des Rues-Basses, Saint-Gervais et quelques rues aux Pâquis. (TDG)
Créé: 09.02.2012, 07h56
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36 Commentaires
Est-ce qu'on peut voir enfin un plan concret qui montre quelles sont les 50 rues concernées ?! Histoire qu'on se fasse une idée de l'ampleur de la catastrophe amorcée par nos chers petits hommes verts. Répondre
Genève n'est pas déjà une ville homogène,si vs mettez des rues piétonnes,cela attirera une clientèle particulière en soirée,les commerces seront plus bas de gamme,il suffit de voir ailleurs..une rue suffit....d'autant que la securité sera pire,déjà Genève a amorcé un virage d'insecurité SS. Précédent.rendez la ville propre et sécuritaire. Répondre


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