La Une | Vendredi 29 août 2014 | Dernière mise à jour 06:44
Nuisances sonores

Plusieurs bars genevois contraints de fermer à minuit

Par Julien de Weck Fabiano Citroni. Mis à jour le 08.02.2013 49 Commentaires

Le Service du commerce a refusé les prolongations d'horaires d'exploitation de nombreux établissements genevois. Une décision qui étonne les professionnels.

Image d'illustration

Image d'illustration
Image: Magali Girardin/Tribune de Genève

Sondage

Approuvez-vous la décision du service du commerce de réduire les horaires d'ouverture de certains bars genevois?





Dans les blogs

Articles en relation

Pétition des riverains

Le 30 janvier 2013, les habitants de la rue de l'Ecole-de-Médecine et environ ont adressé une pétition au conseiller d'Etat Pierre Maudet, au Maire de Genève Rémy Pagani, à la cheffe de la police Monica Bonfanti et au Service du commerce pour se plaindre des nuisances sonores, dénonçant une situation devenue «intolérable». Contacté ce vendredi, l'avocat des pétitionnaires, Me Jacques Borowsky se réjouit de cette décision, tout en déplorant l'absence de lieux dédiés à la fête hors zone d'habitation. «La rue de l'Ecole-de-Médecine est devenue une Fête de la Musique permanente, déclare l'avocat. Si les établissements ferment à minuit, les fêtards partiront plus tôt, or actuellement, ils traînent jusqu'à 3 heures du matin dans le quartier.» JdW

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Stupeur dans les bars genevois, de nombreux établissements se sont vus refuser leur demande annuelle de prolongation de l'horaire d'exploitation par le Service du commerce (Scom). En clair, ces débits de boissons se voient contraints de fermer plus tôt en semaine et le week-end, contrairement aux années précédentes. La rue de l'Ecole-de-Médecine est sévèrement touchée, la plupart de ses établissements se sont vus notifier une fermeture à minuit tous les jours ouvrables. «Ce serait un drame sur le plan financier et en terme d'emploi, confie Emilien Largeron, le gérant du Lys. Nous réalisons 20% de notre chiffre d'affaires mensuel entre minuit et deux heures le week-end.» Les tenanciers ont 30 jours pour recourir.

Plainpalais n'est pas le seul quartier touché par la mesure. Des bars en Vieille-Ville et à Carouge font les frais des nuisances sonores. Il nous est pour l'heure impossible de chiffrer le nombre d'établissements concernés par cette mesure.

La décision surprend les professionnels alors que des séances sont régulièrement organisées avec les autorités pour trouver des solutions. «Nous avons reçu cette décision mardi par lettre recommandée alors qu'une semaine auparavant, nous discutions avec les autorités de la Ville de Genève, la police municipale et des représentants du Service des espaces publics des mesures entreprises pour lutter contre le vacarme», déclare Stéphane Rivolta, le propriétaire du Kraken, un établissement situé à la rue de l'Ecole-de-Médecine.

Fronde des tenanciers de Plainpalais

Pour les tenanciers, la mesure du Scom ne résoudra pas les nuisances sonores.«Qu'on ferme à minuit ou à deux heures du matin, le problème reste le même, à savoir des squatteurs de terrasse qui occupent l'espace public et créent des nuisances, poursuit Stéphane Rivolta. Or dans la rue, nous n'avons aucune emprise sur eux. Nous avons fait la demande d'une présence de la police municipale à la fermeture, ce qui inciterait les fêtards à quitter les lieux.»

En attendant les uniformes, les tenanciers du Lys, de la Ferblanterie, du Kraken et la maison des Soupes se sont associés pour engager deux chuchoteurs, actifs depuis le 31 janvier dans le quartier le jeudi et les soirs du week-end. «Les retours sont positifs, le message passe auprès des fêtards», plaide Stéphane Rivolta.

Les établissements touchés par la mesure du Scom se serrent les coudes. «Nous allons tous recourir», déclare Isidro Pereira, le patron de la Maison des Soupes. Des pétitions contre cette décision circulent déjà à Genève et sur les réseaux sociaux.

(TDG)

Créé: 08.02.2013, 15h54

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

49 Commentaires

Pierre Roche

08.02.2013, 17:04 Heures
Signaler un abus 141 Recommandation 39

Certains "fêtards" ne peuvent s'en prendre qu'à eux-même. Vu que le problème n'est pas tant l'heure de fermeture de l'établissement, mais les nuisances que ces "fêtards" créent en zonant/trainant dans le quartier dans la rue en gueulant (quand c'est pas pire ou plsu dégueulasse) sans le moindre égard pour les riverains... On revient tjs au meme problème: Pas d'éducation, pas de respect. Répondre


A. Palombier

08.02.2013, 16:33 Heures
Signaler un abus 112 Recommandation 18

Le problème est lorsqu'on habite au-dessus ou à proximité d'un établissement bruyant, il est difficile de concilier son sommeil. "Arbeit" oblige, on doit bien de se lever le matin pour aller bosser! Des fois on est pas très frais après une nuit bien agitée. Si l'on avait la possibilité de déménager ailleurs, ce serait ok, mais vu la pénurie de logement... Répondre



Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11