Région
Plus d’un salarié genevois sur trois réside en France
Mis à jour le 18.09.2012 44 Commentaires
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Le débat
La «Tribune de Genève» organise un débat public sur le Grand Genève: quel avenir pour l’agglomération franco-valdo-genevoise?
Date: Mercredi 19 septembre de 20 h à 22 h 15. Entrée libre.
Lieu: Espace Louis Simon, au 10, rue du Châtelet, à Gaillard.
Participants: David Hiler, Eric Stauffer, Daniel Rossellat, Bernard Gaud, Christian Dupessey, Antoine Vielliard.
Itinéraire: Passer la douane de Moillesulaz. Après le rond-point, prendre la rue de Moëllesulaz, à droite. Continuer sur la rue du Châtelet. L’Espace Louis Simon se trouve sur la droite. Dix minutes à pied depuis la douane. Parking gratuit à disposition.
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Plus d’un tiers des salariés de l’économie genevoise, soit 36,5%, habite en France. C’est un des chiffres clés pour comprendre les enjeux du Grand Genève. L’emploi, tout comme la mobilité et le logement, sera l’une des thématiques fortes du grand débat public organisé par la Tribune de Genève demain soir à Gaillard (voir détails ci-contre).
Embryonnaire dans les années 60, le phénomène frontalier a pris une ampleur considérable dans la région. Deux raisons principales à cela: tout d’abord, le nombre de permis a considérablement enflé. Le dynamisme économique du canton, l’attractivité des salaires genevois mais aussi le coût de la vie en France voisine incitent Haut-Savoyards et Gessiens à chercher un emploi à Genève.
D’autre part, la crise du logement à Genève a poussé de nombreux Suisses ou binationaux à s’installer dans la périphérie française du canton. Ils sont des dizaines de milliers à avoir franchi la frontière pour trouver un appartement ou acheter une maison. Sans compter ceux qui, non déclarés comme résidents français, arborent toujours des plaques d’immatriculation suisses.
Les «frontaliers» constituent désormais une population hétéroclite. Boucs émissaires des partis populistes, il leur est souvent reproché de concurrencer les chômeurs genevois. D’autres, tels que leurs employeurs, affirment haut et fort que sans cette main-d’œuvre de nombreux secteurs de l’économie genevoise, tels que la restauration ou la santé, ne pourraient fonctionner.
Quelle que soit la position des uns et des autres, une réalité demeure: ils sont de plus en plus nombreux à loger en France voisine et à travailler dans le canton. De quoi alimenter les bouchons aux heures de pointe et accentuer les disparités sociales au sein du Grand Genève.
Face à ce constat et pour que le dynamisme de la région demeure une chance, la question de la répartition des emplois est au cœur du projet d’agglomération et en toute logique, l’un des axes forts de notre débat de demain.
Créé: 18.09.2012, 10h54
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44 Commentaires
Selon Mme Calmy-Rey, les nouvelles bilatérales ne devaient pas amener de changements majeurs. Pas de dumping salarial, pas d'afflux massif et donc aucun problème de logement. Les gens ne déménagent pas facilement.Comme à son habitude Mme C-R, avant toutes votations, a menacé les Suisses qu'un rejet des bilatérales pouvait être catastrophique. Et dire que cette votation a passé par les poils... Répondre
"Plus de 1/3 des salariés de l’économie genevoise habite en France"... Rien à rajouter. Répondre
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