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Science

On sait mieux comment les fœtus deviennent des mâles ou des femelles

Par Antoine Grosjean. Mis à jour le 03.01.2013 2 Commentaires

Des chercheurs de l’Université de Genève publient une découverte sur la détermination sexuelle.

Image: DR

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Le mystère de la naissance est un peu moins épais grâce à des chercheurs de l’Université de Genève. Ceux-ci viennent de publier dans la revue PLos Genetics une découverte sur la détermination sexuelle des embryons. En clair, on comprend mieux comment le fœtus devient un mâle ou une femelle. Cela permettra une meilleure prise en charge des cas d’ambiguïté sexuelle, problème qui touche environ un nouveau-né sur 3000.

On sait que chez les mammifères, le développement sexuel commence dès la conception, quand le spermatozoïde transmet à l’ovule un chromosome X ou Y qui va déterminer le sexe de l’embryon à venir. Ce que l’on comprenait moins bien jusque-là, c'est comment, au-delà de sept semaines de gestation, ce sexe génétique contrôle la formation d’ovaires ou de testicules, qui sont responsables de la sécrétion d’hormones nécessaires à la féminisation ou masculinisation du fœtus.

Les chercheurs genevois ont levé une partie du voile sur ce processus complexe, en identifiant le rôle capital joué par une famille d’hormones, les facteurs de croissance apparentés à l’insuline. Ceux-ci sont connus pour leur implication dans la régulation du métabolisme, de la croissance, et des capacités reproductives de l’individu. En observant des souris transgéniques, il est apparu que sans ces facteurs, les glandes sexuelles sont incapables de se développer en testicules ou en ovaires. L’embryon ne se différencie alors ni en mâle ni en femelle.

Une mutation à ce niveau peut causer, par exemple, l’hermaphrodisme (présence à la fois de testicules et d’ovaires dans un même individu). «Notre étude permet de mieux comprendre les raisons de l’ambiguïté sexuelle, qui restent méconnues dans plus de la moitié des cas, explique Serge Nef, professeur au Département de médecine génétique et développement de l’Université de Genève. De nouveaux tests génétiques pourront être élaborés afin d’améliorer le diagnostic et le suivi de personnes souffrant d’ambiguïté sexuelle.» (TDG)

Créé: 03.01.2013, 19h20

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2 Commentaires

Frédéric Bastiat

04.01.2013, 09:18 Heures
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"le suivi de personnes souffrant d’ambiguïté sexuelle". C'est intéressant cette façon de stygmatiser ceux qui sont différents. Ce n'est pas parce qu'on est hermaphrodite qu'on en souffre. Si on en souffre, souvent, c'est précisément à cause du comportement social majoritaire vis-à-vis de la différence qui assigne à autrui la position d'un déviant négativement connoté, comme ce genre de phrases. Répondre


Hans Müller

05.01.2013, 00:09 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 3

La langue français a ceci d'admirable, que le genre grammatical de base est le "genre non-marqué", qui s'utilise pour tous les humains, quel que soit leur genre ou leur absence de genre. Les féministes cherchent à détruire cette caractéristique admirable et à introduire une discrimination en fonction du genre biologique. On lit de plus en plus ce genre d'erreurEs, des fautes d'orthographes ignomin Répondre



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