Genève
Mark Muller a reconnu ses torts face au barman
Par ats/Grégoire Nappey. Mis à jour le 08.02.2012 46 Commentaires
Il l'a dit le 14 janvier
Déclarations faites par Mark Muller le 14 janvier 2012.
« Je me suis dirigé vers le barman pour lui demander des explications, pour lui reprocher, semble-t-il, d’avoir frappé mon amie. Et, à ce moment-là, nous nous sommes empoignés, assez virilement je dois dire et après une empoignade qui a peut-être duré dix à quinze secondes environ, nous avons été séparés. Voilà ce qui s’est passé. »
« Je vous ai présenté les faits comme ils se sont produits »
« Je n’ai donné aucun coup, j’en ai reçu un ou deux, oui »
F.C.
Dossiers
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Dans les premières heures de 2012, le ministre genevois Mark Muller en était venu aux mains avec un barman au MàD (Moulin à Danses), une boîte de nuit de la place. Comme nous le révélions en fin de matinée, le magistrat a présenté ses excuses à son interlocuteur et l'a indemnisé. Les plaintes pénales ont été retirées.
Dans des circonstances variant selon les versions, l'homme politique et l'employé en étaient venus aux mains tard dans la nuit du réveillon. L'affaire, qualifié de nouvelle «Genferei» par certains, avait secoué la République et affaibli politiquement l'élu libéral-radical.
«Excès de colère»
«Mark Muller a reconnu au barman du MàD son statut de victime», ont indiqué mercredi dans un communiqué commun Alec Reymond et Roland Burkhard, respectivement avocats du conseiller d'Etat libéral-radical et de l'employé de la discothèque. En outre, «ses excuses ont été acceptées» par le barman, qui «a reçu une réparation à raison des frais qu'il a encourus».
Selon ce communiqué, le magistrat «a expliqué s'être laissé aller à un excès de colère regrettable et avoir brusquement et unilatéralement fondu sur le barman». Jusqu'à présent, il défendait la thèse d'une empoignade virile entre les deux après avoir appris que son amie, chargée de communication au MàD, avait été frappée et agressée. Des informations qui se sont avérées fausses, précise le communiqué.
Fin définitive du litige
Pour les avocats, le retrait des plaintes marque la fin définitive du litige. Donnant suite à la plainte pénale du barman datée du 4 janvier, le procureur général Daniel Zappelli avait annoncé l'ouverture d'une instruction contre Mark Muller, qui avait aussi déposé plainte pour injures et voies de faits le 12 janvier. Il devait entendre les parties et témoins jeudi.
Cette affaire a mis à mal Mark Muller, déjà fragilisé par plusieurs controverses. En charge du relogement du MàD, le chef du Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI) s'est ensuite vu retirer ce dossier par le gouvernement. Fait historique, les milieux de l'immobiliers genevois ont volé à son secours fin janvier, louant son action politique.
Versions proches
Le comportement privé de l'élu a aussi porté atteinte au PLR. «Le plus important est que Mark Muller a pris conscience de ce qu'il a fait. Il a démontré sa maturité d'esprit», estime le président du PLR genevois Alain-Dominique Mauris, interrogé par l'ats. Pour lui, le retrait des plaintes permet au magistrat de reprendre son activité politique et de mener à bien les dossiers.
Car c'est sur cette base que le parti trouvera opportun, ou pas, que Mark Muller se représente lors des élections cantonales de 2013. «Aujourd'hui, il a toute notre confiance», précise le président.
Quant au Conseil d'Etat, il a été averti mercredi matin, lors de sa séance hebdomadaire, par Mark Muller de l'accord conclu avec le barman. «J'en prend acte. Les termes du communiqué sont très proches de ce qu'il nous avait dit», a indiqué à l'ats le président du gouvernement Pierre-François Unger. Et d'ajouter qu'il n'y a aucune raison de priver le magistrat de dossiers. (TDG)
Créé: 08.02.2012, 15h39
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46 Commentaires
«Le plus important est que Mark Muller a pris conscience de ce qu'il a fait. Il a démontré sa maturité d'esprit». Frapper quelqu'un sous l'effet de l'alcool, nier les faits publiquement, se poser en victime: c'est effectivement une belle preuve de sa maturité d'esprit !! Bravo le PLR :-) Répondre
Le plus drôle dans cette histoire est sans doute que M. Muller avait lui aussi déposé plainte contre le barman. Etait-ce pour avoir été dérangé par lui lorsqu'il était dans les toilettes ? Aujourd'hui, M. Muller lui reconnaît le statut de victime, lui verse un dédommagement substantiel pour " avoir brusquement et unilatéralement fondu sur le barman" et lui présente ses excuses. Cherchez l'erreur. Répondre


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