Bilan à mi-législature
Mark Muller: «Je me donne les moyens de construire»
Par Chritian Bernet. Mis à jour le 14.02.2012 9 Commentaires
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Mark Muller, une partie de vos amis politiques sont prêts à vous lâcher. Qu’est-ce que ça vous fait?
– Je comprends ces critiques en ce qui concerne l’affaire du 31 décembre. Je me suis expliqué à ce sujet devant mon parti, et j’ai obtenu son soutien. En ce qui concerne mon action politique, il est vrai qu’une partie de l’électorat libéral-radical n’est pas d’accord avec ce que je fais. J’ai toujours dit que je voulais doper la construction et c’est conforme au programme du parti. Cela dit, la plupart des gens sont pour la construction, comme les votations sur les Cherpines ou le CEVA l’ont montré.
Vous vous êtes engagé à construire 2500 logements par année. On n’en fait que la moitié. Quelle leçon tirez-vous de cet échec?
– C’est un engagement du Conseil d’Etat, et ce n’est pas un échec. Ce chiffre est un objectif moyen à réaliser d’ici à 2030. On ne passe pas en trois ans de 1500 à 2500 logements. La clé pour y arriver, ce sont les grands projets d’urbanisation. Pour les mettre en place, j’ai obtenu des fonds importants lors du budget 2012, plus de 12 millions de francs, et j’en suis content. Je me donne les moyens pour construire. J’ai aussi lancé les procédures pour rendre constructible tout ce que l’actuel plan directeur permet encore.
Votre politique fait la part belle à la vente d’appartements. Que faites-vous de la classe moyenne qui n’a pas les moyens d’acheter?
– Il est vrai que l’on fait beaucoup de PPE. Mais il faut se souvenir qu’on part de très bas dans un canton à très forte proportion de locataires. En outre, en zone de développement, les prix sont contrôlés et donc abordables. Le plan directeur en révision est combattu par la majorité des communes. Un échec programmé?
– Il faut relativiser ces oppositions. La cause en est généralement des projets locaux pour lesquels on trouvera des solutions. C’est le réflexe classique du «ne construisez pas dans mon jardin», ce que je peux comprendre de la part d’élus communaux. Mais la conception globale n’est pas rejetée, c’est l’essentiel.
Les grands projets avancent lentement. On ne vous sent pas mettre la main à la pâte pour activer le mouvement.
– Mon engagement se situe au niveau politique, pas opérationnel. Mon travail consiste à lancer les procédures de déclassement, comme celui de Praille-Acacias-Vernets, qui est le plus important déclassement de l’histoire du canton, à multiplier les projets de planification. Après, je ne détiens pas toutes les clés. Ce sont les privés qui construisent. Je compte sur eux pour aller vite.
Vous avez signé plusieurs accords avec vos opposants. Aujourd’hui, ces derniers se disent floués.
– Tous ces accords ont été traduits par des lois qui ont été négociées à la virgule près. Mes opposants disent que je ne les respecte pas, mais c’est faux. Et il n’y a aucune mauvaise foi ou roublardise de ma part. Il est vrai que dans le cas des surélévations, il y a des dérogations. Mais ce n’est pas interdit. (TDG)
Créé: 14.02.2012, 09h43
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9 Commentaires
Quel beau mélange d'autosatisfaction et de langue de bois. Pourquoi le journaliste de la TDG ne lui pose pas les seules questions qui intéressent le lecteur, à savoir s'il a déjà préparé ses cartons et la date de son départ ? Répondre
M. Muller,
Votre comportement voyou dans un lieu public ne me choque pas outre mesure. En revanche, les dysfonctionnements de votre département ainsi que les malversations dénoncés par des instances comme l'ASLOCA et la Cour des comptes devraient faire l'objet d'enquêtes sérieuses. Le peuple ne peut se contenter des simples remontrances que le Conseil d'Etat vous a adressées. A. Caeiro
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