Mais que font donc les militaires à Genève?

Votation du 28 févrierLa votation sur la caserne des Vernets pose la question de l’activité de l’armée dans notre canton. Tour d’horizon.

La votation sur la caserne des Vernets pose la question de l’activité de l’armée dans notre canton.

La votation sur la caserne des Vernets pose la question de l’activité de l’armée dans notre canton. Image: Georges Cabrera

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Faut-il construire une nouvelle caserne à Meyrin pour 20 millions de francs? Les Genevois doivent répondre à cette question le 28 février. La grande majorité des partis politiques soutient ce crédit. Il permettra de libérer la caserne des Vernets pour y réaliser un quartier de 1500 logements.

Ensemble à Gauche et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) s’opposent à cette dépense, première étape d’un redéploiement de l’armée qui coûtera en tout 73 millions de francs. Un coût trop élevé, disent-ils, pour une armée en cure d’amaigrissement qui n’a pas besoin de ces infrastructures. Une attaque qui conduit à la question suivante: mais que fait donc l’armée à Genève?

Trois missions à Genève

L’armée déploie trois types d’activités à Genève. La première consiste à former les troupes de sauvetage. Ce corps d’aide en cas de catastrophe intervient lors d’inondations ou de tremblements de terre, en Suisse ou à l’étranger. Deux sites sont dévolus à cette tâche: Genève et Wangen an der Aare. Les recrues sont d’abord formées dans la localité bernoise avant d’achever leur école, durant deux mois, à Genève. Des cours de répétitions ont aussi lieu. La troupe s’exerce sur le site d’Epeisses et dort aux Vernets.

Selon l’armée, les Vernets ont comptabilisé 83 000 nuitées en 2015, soit en moyenne 230 nuitées chaque jour de l’année. Ce chiffre surprend car le quartier n’est guère teinté de gris-vert, mais l’armée confirme. «Les troupes de sauvetage vont se développer ces prochaines années, avec la création de deux bataillons», indique Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge de la Sécurité.

Deuxième mission: la garde des ambassades. Dans les années 2000, des miliciens s’acquittaient de cette tâche. «Aujourd’hui, ce sont les professionnels de la sécurité militaires, indique Pierre Maudet. D’ici à 2019-2020, ils seront remplacés par des policiers genevois spécifiques, appelés agents de sécurité publique (ASP).» Le financement sera pris en charge par la Confédération.

L’armée consacre plus de 20 000 jours de services par an à cette tâche, l’équivalent de 80 personnes par jour. «Cela correspond aux futurs effectifs des ASP», indique Pierre Maudet.

Troisième mission: des engagements «subsidiaires» pour la sécurité de l’aéroport ou de grandes conférences internationales. «Ils se sont intensifiés ces dernières années», relève Pierre Maudet. Lors de la conférence sur la Syrie en janvier 2014, près de 400 militaires ont été mobilisés.

Sites civils et militaires

Afin de libérer les Vernets, l’armée va voir ses trois autres sites renforcés. Le centre d’exercice d’Epeisses sera agrandi pour y loger les troupes de sauvetage. En cas de sureffectif, elle utilisera la caserne de Meyrin, affectée principalement à la sécurité de l’aéroport.

Les civils utiliseront aussi ces installations. Le site d’exercice d’Epeisses servira à la formation des pompiers volontaires et à la protection civile, en remplacement d’une installation vouée à disparaître à Bernex. A Aire-la-Ville, un centre de logistique militaire sera agrandi pour accueillir le garage des véhicules de la police, aujourd’hui aux Acacias. Enfin, Pierre Maudet envisage de loger dans la caserne de Meyrin les aspirants policiers romands durant leur stage en milieu urbain. Quant à la proposition du GSsA de loger les troupes militaires à la caserne de Bière (VD), elle est rejetée par l’armée qui affirme que «les capacités de la place d’armes sont pleinement épuisées». (TDG)

(Créé: 19.02.2016, 20h00)
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