VOTATION CANTONALE
Loi sur les manifs: «Manifester oui, casser non!»
Par Frédéric Julliard . Mis à jour le 09.02.2012 41 Commentaires
Dix jours après les adversaires du texte, les partisans de la nouvelle loi sur les manifestations ont lancé leur campagne ce jeudi. La droite genevoise appelle à voter oui le 11 mars pour «responsabiliser les organisateurs de manifestations» et éviter les débordements vécus par Genève lors du G8 de 2003, par exemple, ou de la manifestation anti-OMC de 2009.
Le texte fixe plusieurs règles pour s’assurer que les manifestations se déroulent dans le calme et la sécurité, ont expliqué cinq députés du PLR, de l’UDC, du PDC et du MCG. «La loi comprend quatre axes, précise Nathalie Fontanet (PLR). La prévention, la collaboration entre les organisateurs et la police, la responsabilisation des organisateurs et les sanctions au cas où ils ne tiendraient pas leurs engagements.»
Les organisateurs de manifestations devront accepter des contrôles préventifs (fouilles des manifestants pour empêcher l’utilisation d’armes, de cagoules, etc.). Ils devront négocier l’itinéraire avec la police. Le Conseil d’Etat sera tenu de refuser l’autorisation de manifester si la sécurité semble impossible à assurer.
Les opposants à la loi la jugent contraire aux droits fondamentaux: elle menace les organisateurs qui ne se conforment pas aux règles d’une amende jusqu’à 100?000?francs et d’un à cinq ans d’interdiction de mettre sur pied un nouvel événement. Les députés de droite se veulent rassurants sur ce point: «Le texte n’est pas aussi contraignant que les opposants veulent bien le dire, estime Vincent Maitre (PDC). Si des résidents d’un EMS, d’une moyenne d’âge de 85?ans, veulent manifester, on ne va pas leur demander d’organiser un service d’ordre! Les exigences seront proportionnées au risque. Et toute décision du Conseil d’Etat restera susceptible d’un recours.» «La loi ne réduira pas le nombre de manifestations», assure le MCG Roger Golay. «Le message de la loi est le suivant: manifester oui, casser non!» résume Nathalie Fontanet.
Sur plus de 2600 manifestations à Genève ces dernières années, seules trois ont posé problème! Les partisans du oui ne contestent pas ce chiffre. Faut-il vraiment serrer la vis alors que 999 manifestations sur 1000 se passent bien? «Les gens ont parfaitement le droit de manifester, insiste Antoine Bertschy (UDC). Les sanctions prévues visent surtout à responsabiliser les organisateurs. Il n’est pas question de leur infliger 100?000?francs d’amende dès que quelque chose se passe mal.»
Pour Frédéric Hohl (PLR), le texte permettra d’assurer une «équité de traitement» avec les organisateurs professionnels d’événements, qui doivent déjà se plier à de nombreuses règles.
La droite se dit «très confiante» en vue du vote. Les Genevois trancheront le 11 mars. (TDG)
Créé: 09.02.2012, 16h58
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41 Commentaires
Il suffit d'une loi qui interdit le port de cagoule!
Cagoule = garde a vue de quelques heures au poste.
Plus aucun problème!
Je ne vois pas l'obligation de porter une cagoule lorsqu'on manifeste.
En général, les manifestants avec le visage découvert ne posent aucun problème.
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Un exemple : se faire fouiller parce que Vasella, avec son million/mois, veut délocaliser ? Tu vois mon doigt-là ?
Quelques millions de F de casse sur 10 ans contre des milliards aux banques , et la droite de vouloir punir les organisateurs de manifestations et pas un seul directeur de banque !
L'amalgame organisateur - casse est trop facile.
Sans honteuses injustices, il n'y a ni manif ni casse.
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