Sécurité
Les policiers genevois rejettent le projet de loi sur la police
Par ATS. Mis à jour le 10.05.2012 99 Commentaires
Les documents
Articles en relation
- Mécontents du projet de loi sur la police, les syndicats contre-attaquent
- Des policiers menacés jusqu’à leur domicile
- La police genevoise au XVIIIe siècle travaillait en petite équipe
- Isabel Rochat: «Les syndicats n'ont pas à faire les lois»
Avertissements début avril
Début avril, trois courriers syndicaux ont été envoyés à Isabel Rochat. Les représentants du personnel y annonçaient qu’ils se désolidarisent de la réforme de la police Phénix car ils s’estiment mis à l’écart, dans les faits, du débat.
Menaçant de reprendre leurs mouvements de protestation, suspendus début mars, les syndicalistes se plaignaient également du projet de loi sur la police qu’ils ont reçu du département de la sécurité et de la police. Ils considèrent que ce document revient à démanteler le statut du policier.
Le troisième courrier fomulait des craintes sur le statut du gardien de prison. Selon les syndicats, la commission judiciaire planche sur un projet mettant à mal les conditions de travail à Champ-Dollon. FM
Partager & Commenter
La préparation d’une nouvelle loi sur la police par le Département de la sécurité et la Direction de la police met le feu aux poudres. Le texte, mis en consultation il y a deux mois, fâche les syndicats de la gendarmerie (UPCP), de la police judiciaire (SPJ) et de la sécurité internationale (SPSI). Mercredi, les policiers ont adressé à la conseillère d’Etat Isabel Rochat des propositions à travers… un contre-projet de loi. Une démarche exceptionnelle dans le milieu syndical, mais légale. Ils brandissent également la menace d’une initiative populaire.
L’avant-projet de loi soumis leur apparaît comme «vide, sans consistance, incomplet, démobilisant et sans objectifs», expliquent-ils dans une lettre ouverte transmise hier à la magistrate. Ils craignent un démantèlement du statut des policiers. Autre grief: comme il s’agit d’une loi-cadre, elle donne tout le pouvoir au département qui doit en fixer les règles. «On ne veut pas signer un chèque en blanc. On ne fait pas assez confiance au gouvernement», assène Jacques Roulet, l’avocat associé à l’élaboration du projet de loi alternatif. Cette action n’a rien à voir avec des revendications salariales, tient-il à souligner.
Quelles sont les propositions phare du contre-projet? L’obligation de réaliser un audit annuel afin de planifier les effectifs des fonctionnaires de police. Les tâches strictes de police ne peuvent être déléguées à des organismes de sécurité privés. La nationalité suisse doit rester gravée dans le marbre. L’interdiction du droit de grève à tout le personnel de la police, prévue par le département, ne figure plus dans leur projet. Il s’agit toutefois d’un détail, relativise Christian Antonietti, président de l’UPCP, puisque «la police genevoise n’a jamais fait grève».
Le texte des syndicats prévoit par ailleurs de maintenir le corps de la gendarmerie, contrairement au projet officiel de réorganisation de la police, qui vise à la scinder en plusieurs unités.
«Un avertissement»
Leurs propositions étaient attendues et même souhaitées par le département (lire ci-contre) . Mais pourquoi tenter un passage forcé sous forme d’un texte de loi, voire d’une initiative populaire? «Nous n’avons pas pu être partie prenante dans l’élaboration du projet», rappelle le président de l’UPCP, Christian Antonietti. Me?Roulet se montre offensif: «Soit Madame Rochat tient compte de ces propositions, soit le peuple peut être appelé à se prononcer en dernier recours à travers une initiative populaire.» Une menace? «Je ne sais pas, c’est plutôt une main tendue, avec un avertissement.»
Le MCG prêt à intervenir
En attendant, tous les partis sont appelés à se prononcer sur le contre-projet de loi pour qu’il soit déposé au Grand Conseil. Sans réponse de leur part dans un délai de «24?heures à 48?heures», Eric Stauffer, député du Mouvement citoyens genevois (MCG), informé tôt hier matin de la situation, se dit prêt à s’en charger, en proposant aux 100 députés de le signer. «Aucun parti n’a participé à l’élaboration de ce contre-projet, tient à préciser Christian Antonietti. Nous ne sommes pas le bras armé du MCG.» (TDG)
Créé: 09.05.2012, 17h26
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
99 Commentaires
Il aurait été plus facile de rédiger ce projet de loi en consultant les femmes et hommes de terrain.Il y a un gros décalage entre les idées de nos politiques et la réalité que l'on retrouve dans la rue. Et pour les personnes qui critiques nos policiers, venez ne serait-ce qu'un seul jour pour voirà quoi ressemble une journée de travail ordinaire. Après seulement, vous pourrez l'ouvrir...ABE Répondre
Je les trouve particulièrement sympas, les gendarmes. Ils sont courtois, efficaces. En tous cas en ce qui me concerne, je n'ai aucune animosité envers eux: I support my local police. Il faut peut-être regarder le problème dans la tête, car c'est avec l'âge qu'on devient bourgeois. La retraite après 29 ans de service, c'est bien. Faut seulement que le salaire corresponde à la réalité. Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 



























