Les lieux de vie nocturne sont à portée de pouce

TechnologieDeux Genevois ont créé une application qui recense bars et boîtes de nuit de la Cité. Elle offre aussi un agenda et utilise la géolocalisation.

L’application Infinight recense les lieux nocturnes genevois.

L’application Infinight recense les lieux nocturnes genevois.

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L’offre de sortie nocturne genevoise tient désormais dans la poche. Deux étudiants genevois ont développé une application gratuite, Infinight, qui centralise et classe des bars, boîtes de nuit et salles de concert de la Cité. «On se plaint sans cesse que la vie nocturne à Genève est morte. Il existe pourtant une offre, mais on ne sait souvent pas comment la trouver! De là est née l’idée de créer une application pour faire découvrir ces lieux de sortie.» Valentin Gönczy, étudiant en droit de 19 ans, et Yannick Bloem, développeur de 19 ans, se sont lancés dans l’aventure il y a un an. «Il existe déjà des sites qui centralisent ces informations, indiquent les concepteurs. Mais quand on sort, on n’a pas envie de devoir ouvrir des pages Internet. Une application permet un accès plus rapide et pratique, avec un format adapté aux smartphones.»

Pour créer leur programme, ils se sont associés à un autre développeur, Loïc Bigot, et ont investi 4500 fr. Lancé il y a quelques semaines, Infinight a déjà été téléchargé plus de 1500 fois. Elle vient compléter l’offre proposée par le magazine culturel genevois Go Out. Il a sorti en décembre l’application Toot Sweet qui réunit divers événements culturels (expositions, théâtre, concerts, etc.).

Trouver un lieu sur mesure

Infinight propose un recensement de bars et boîtes de nuit, classés par catégories (style de musique, prix, âge d’entrée, etc.), et un service «sur mesure», où l’utilisateur entre des critères – type de soirée, entrée gratuite, etc. – et accède directement aux lieux qui correspondent à ses envies. «Actuellement, nous avons référencé près de 200 établissements, explique Valentin. Ce panachage n’est pas encore exhaustif car nous entrons manuellement chaque lieu, en nous basant sur ceux que nous connaissons, ceux qu’on trouve sur les sites de sorties, sur l’Office de tourisme ou en arpentant la ville! Nous comptons maintenant sur les gérants pour qu’ils nous contactent d’eux-mêmes afin d’inscrire leur établissement.»

L’application offre aussi une géolocalisation – qui indique les lieux de sortie à proximité – un système d’évaluation où l’utilisateur peut noter un bar ou une discothèque, et un agenda, alimenté par les réseaux sociaux. «Les événements déclarés comme publics sur Facebook, par exemple, sont automatiquement repris sur notre application, détaille l’étudiant en droit. Mais j’ajoute encore moi-même du contenu.»

Dans d’autres villes aussi

Valentin et Yannick ne comptent pas s’arrêter là. «On pourrait imaginer acheter directement des prélocations par le biais de l’application, réserver des billets de concert ou une table en boîte de nuit. Et intégrer des liens vers les taxis ou les TPG pour faciliter le déplacement de l’utilisateur sans voiture.» Enfin, ils ont déjà commencé à étendre le concept aux grandes villes de Suisse.

Une initiative saluée

Ce projet a séduit le Collectif pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée, qui regroupe de multiples associations de jeunesses. Son coprésident, Sylvain Leutwyler, indique qu’un partenariat est en passe d’être conclu avec les concepteurs pour valoriser cette application. «C’est un outil intéressant, moderne, accessible à tous. Et qui répond à l’un des buts du Collectif, soit valoriser l’offre existante, avec une ambition – à terme – d’exhaustivité.» Il ajoute: «Nous leur avons demandé d’ajouter une catégorie qui recense les lieux de sortie ouverts aux 16-18 ans, car ceux-ci sont souvent exclus de la vie nocturne.»

Du côté du Grand Conseil de la nuit, un groupe indépendant composé d’acteurs de la nuit et de chercheurs, on salue aussi le projet: «Cette initiative s’inscrit tout à fait dans la réflexion menée actuellement sur la place de la vie nocturne à Genève, indique Raphaël Pieroni, coprésident. Cette application permet de faciliter les sorties, suit les tendances technophiles du moment et l’élargissement à d’autres villes me paraît vraiment intéressant.»

Le coprésident émet toutefois quelques réserves. «La catégorisation des lieux dépend de l’appréciation subjective des concepteurs et peut être réductrice alors que certains lieux essaient justement de sortir d’un carcan donné. Limiter un lieu à une identité peut en donner une image tronquée.» (TDG)

(Créé: 11.03.2016, 19h13)

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