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Enseignement

Les écoles privées pourront faire passer la maturité dans leurs locaux

Par Aymeric Dejardin-Verkinder. Mis à jour le 08.05.2012 1 Commentaire

Les élèves genevois n'auront plus besoin de se rendre à Fribourg ou Lausanne pour décrocher leur diplôme. Le nouveau régime pourrait démarrer à l'automne 2013.

«Les premiers régimes pilotes pourraient être mis en place à l'automne 2013», confirme Sylvain Rudaz, directeur général de l'enseignement postobligatoire au DIP

«Les premiers régimes pilotes pourraient être mis en place à l'automne 2013», confirme Sylvain Rudaz, directeur général de l'enseignement postobligatoire au DIP
Image: Olivier Vogelsang

Réaction de l'AGEP

«Les écoles concernées se montrent très intéressées sur la possibilité, à terme, de préparer à la maturité cantonale, réagit au nom de l'Association Genevoise des Ecoles Privées (AGEP), Sean Power, directeur de l'Institut Florimont. Au stade où nous en sommes, il nous apparaît prématuré d’annoncer un calendrier alors que plusieurs questions d’importance sur le processus nécessitent des réponses précises du DIP à l’association genevoise des écoles privées.»

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Aller jusqu'à Fribourg ou Lausanne pour passer sa «matu», c'est bientôt terminé! Les élèves des écoles privées genevoises pourront prochainement passer le diplôme de maturité dans leur établissement, tout comme leurs homologues du secteur public et de Suisse alémanique. Une petite révolution annoncée samedi dernier lors des 50 ans de l'école Moser par Sylvain Rudaz, directeur général de l'enseignement postobligatoire au sein du Département de l’instruction publique (DIP).

«Les premiers régimes pilotes pourraient être mis en place à l'automne 2013, confirme Sylvain Rudaz. Cela concernerait les grandes écoles privées du canton, telles que Moser ou Florimont.» Sur les 44 établissements privés que compte le canton, cinq préparent au diplôme de maturité. Il s'agit de l'école Bénédict, de l'Institut Florimont, de l'école Moser, de l'Ecole Internationale de Genève et du Collège du Léman. Cela représente environ 200 élèves par année.

Dix années d'attente

Une nouvelle accueillie avec satisfaction du côté des principaux intéressés. «C'est une très bonne avancée, se réjouit Alain Moser, directeur de l'école Moser. Nous avions fait une première demande il y a une dizaine d'années auprès de Martine Brunschwig Graf, alors à la tête du DIP. Mais le projet était tombé aux oubliettes après sa non-réélection. En 2008, une nouvelle demande a été déposée, permettant de rouvrir le dossier et de constituer un groupe de travail constitué des membres de l'AGEP (ndlr: Association Genevoise des Ecoles Privées) préparant à la maturité et du DIP.»

L'alignement des écoles privées sur leurs homologues du public devra passer plusieurs étapes avant d'être effectif. «Les établissements devront présenter un dossier auprès du DIP, confirmant qu'ils remplissent bien les exigences légales concernant les programmes scolaires et le statut des enseignants, explique Sylvain Rudaz. L'obtention d'un label «éducation» sera également nécessaire.» La direction générale de l'enseignement post-obligatoire procédera ensuite à un audit. Après quoi, le dossier sera transmis à Berne, à la Commission suisse de maturité (CSM). De nouvelles analyses et audits seront réalisés avant d'approuver la demande.

Coûts à la charge des écoles privées

Une fois leur dossier accepte, les écoles privées n'auront plus besoin d'envoyer leurs élèves à l'autre bout de la Suisse romande pour obtenir leur diplôme de maturité. «Les établissements feront passer les examens dans leurs locaux avec leurs professeurs, sous la supervision d'un juré universitaire», poursuit Sylvain Rudaz.

Concernant les coûts de mise en place de ce projet,« ils seront entièrement assumés par les établissements privés», assure Alain Moser. (TDG)

Créé: 08.05.2012, 12h40

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1 Commentaire

Bernard C.

08.05.2012, 15:11 Heures
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De bleu !!! Je me rappelle ma matu : 1ère partie à Lausanne, 2ème à Fribourg. Je me rappelle surtout les coûts de transports, de la chambre d'hôtel, de la nourriture sur place, etc... Sans parler du sentiment d'être un peu perdu quand même dans une ville que l'on ne connaît pas forcemment bien... Ca va en faire du changement pour les prochains matusards, c'est une évolution qui me paraît logique. Répondre



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