Urbanisme
Les commerçants genevois disent non aux 50 premières rues piétonnes de la Ville
Par Olivier Francey . Mis à jour le 08.02.2012 13 Commentaires
Ce ne sont pas moins de trois organismes représentants les commerçants, les artisans et les entrepreneurs, qui ont tenu ce matin à protester contre la piétonisation des 50 premières rues en Ville de Genève. Selon eux, les mesures «d’accompagnements» au projet de piétonisation ne sont pas suffisantes. Une raison pour apporter leur soutien au référendum lancé par le comité référendaire «Non au blocage des rues de Genève». Soutenu par le MCG, l’UDC et le PLR, le texte vise à refuser le crédit de plus de 5 millions de francs adopté le 30 janvier dernier au Conseil municipal.
«Il ne s’agit pas de s’opposer aux rues piétonnes, promet Antonietta Frangi, présidente de la Fédération des artisans, commerçants et entrepreneurs de Genève. Mais nous souhaitons également que nos clients puissent venir en voiture.» Fabienne Gautier surenchérit: «Oui, il faut des rues piétonnes, mais pas n’importe comment. Il faut aussi des parkings à proximité, comme c’est le cas à Lyon!»
Sur la forme, les commerçants regrettent qu’aucune «réelle étude» d’impact sur la mobilité n’ait été réalisée. «On ferme des rues, d’accord, mais sans penser que le trafic va se reporter sur d’autres rues. Il n’y a pas de vision», prévient le patron de la «Cantine des commerçants» Albert Ohayon. Quant au futur aménagement des rues piétonisées, ils déplorent le manque d’information. «On nous parle de tenir compte des personnes à mobilité réduite, mais aussi des cyclistes. On évoque une compatibilité avec les transports en commun et d’une accessibilité aux ayants droit et aux livraisons. Mais au final, comment va-t-on procéder?» déplore Fabienne Gautier.
Le comité a jusqu’au 13 mars prochain pour récolter les 4000 signatures nécessaires à l’aboutissement de son référendum. (TDG)
Créé: 08.02.2012, 10h07
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
13 Commentaires
Je suis moi-même pro-transports publics et reste opposé au principe du libre choix du mode de déplacement, MAIS : pas question de fabriquer 50 rues piétonnes (en plus disséminées dans la topographie) sans avoir D'ABORD établi un plan global de mobilité qui soit efficace, pragmatique et applicable pour le trafic privé.
Je voterai NON à ce projet tel quel actuellement.
Répondre
Une vision? A Genève? Mais ce commerçant plaisante! Ah, à la belle époque du petit père, les ayatolahs l'auraient déjà envoyé bien loin au goulag pour refus de pensée dominante... Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 




