Les «cocottes» de Christian Constant attirent les gourmands à Saint-Julien

Grand GenèveOuvert depuis moins de trois semaines, le restaurant séduit de part et d'autre de la frontière. Reportage.

Christian Constant

Christian Constant Image: DR

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Haute-Savoie Non loin de la douane de Bardonnex, les panneaux qui longent la voie d’accès au casino de Saint-Julien affichent la couleur. On peut y lire le nom du chef étoilé Christian Constant en lettres blanches sur fond noir. Juste au-dessus se dessinent les contours d’une cocotte. C’est à cet indispensable ustensile culinaire à la parure en fonte que le nouveau restaurant jouxtant l’établissement de jeux doit son nom.

Depuis l’ouverture, il y a près de trois semaines, Les Cocottes, troisième établissement du nom, ravissent les palais des gastronomes de la région. «On fait en moyenne 80 couverts par jour», se félicite le directeur général du casino, Patrick Pequiot. «En termes de fréquentation, c’est vraiment le jour et la nuit par rapport à avant», confirme la maître d’hôtel, Sandrine Clinard.

Accès dédié au restaurant

Ouvert en septembre 2002, en même temps que le casino, l’ancien restaurant, le Safran, connaissait une très faible activité ces trois dernières années. Parmi les problèmes majeurs rencontrés: l’obligation de montrer patte blanche. «Vu la configuration des lieux, la seule entrée possible se faisait par le casino. Il était donc nécessaire de présenter des papiers d’identité, explique Patrick Pequiot. De plus, les moins de 18 ans n’étaient pas acceptés.»

Après neuf mois de travaux, Les Cocottes disposent de leur propre accès. De quoi permettre au couple Bonicel de tester cette adresse avec leur fils de 7 ans, qui salive en voyant son assiette. «Je passe devant tous les matins en allant travailler, souligne la maman, prénommée France. On s’est dit que l’on mangerait mieux ici qu’au Vitam.»

D’autres ne sont pas venus par hasard. Jacqueline Walwer, retraitée franco-américaine de Collonge-sous-Salève, a fait le déplacement tout spécialement. «Je connais le nom de Christian Constant. J’ai été séduite par la proximité ainsi que par le concept.»

En apprenant que le restaurant n’a que trois semaines d’existence, la sémillante grand-mère s’esclaffe: «Je suis une pionnière, alors!» Le menu du jour (entrée, plat et dessert) à 24 euros, soit 25 fr. 70, l’a conquise, surtout le clafoutis aux poires, qui obtient la mention «divin». Seul bémol: «Manger dans ces minicocottes, ce n’est pas pratique.»

Pour ses voisines de table, Sophie et Brigitte, le contenant n’est pas un inconvénient. La première a choisi cette adresse pour célébrer l’anniversaire de la seconde, sa collègue et amie genevoise. «Je voulais quelque chose de chic et décontracté, offrant un bon rapport qualité-prix.» Elle ajoute: «En plus, c’est ouvert sept jours sur sept de 12 h à 23 h.» Même si elle préfère consommer genevois, Brigitte a consenti à quitter les Palettes et à traverser la frontière. Et ne semble pas regretter cette incartade, en dégustant sa soupe de poissons.

Un tiers de Genevois

«Nous estimons à environ un tiers la clientèle genevoise», souligne Patrick Pequiot. Il en veut pour preuve les numéros de téléphone fournis pour les réservations. Ainsi que les plaques d’immatriculation des véhicules garés sur le parking. «On est ravi, car ce sont des clients exigeants, notamment au vu de l’offre gastronomique à Genève.» Selon lui, «l’article du critique gastronomique Alain Giroud (ndlr: dans la «Tribune de Genève» du 7 avril) y est pour beaucoup». Le nom de Christian Constant aussi. Puisque la renommée du chef a traversé la frontière. Tant par sa cuisine que par sa participation comme juré du concours télévisé Top Chef. Les fans pourront tenter de l’approcher, voire d’obtenir une dédicace, le 28 avril.

Du côté de l’Office du tourisme de Saint-Julien, on confirme l’impact. «Nous avons constaté une forte augmentation de la consultation de la page du casino sur notre site Internet», commente Manon Aurel, coordinatrice.

Si la nature et le bien-être restent les atouts touristiques clés du territoire voisin, l’offre gastronomique est un plus non négligeable. «Grâce à la Ferme de l’Hospital (une étoile) mais aussi à de belles adresses comme l’Auberge de la Fruitière, à Vers, et désormais Les Cocottes», conclut notre interlocutrice.

(TDG)

Créé: 19.04.2017, 20h24

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