Conseil municipal
Le socialiste Velasco en a marre des palabres du parlement de la Ville de Genève
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 22.02.2012 23 Commentaires
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«J'ai découvert un monde de l'inutile, un parlement où certains élus s'écoutent parler, prennent 20 minutes pour dire ce qui pourrait être dit en quatre fois moins de temps. Je constate aussi que les discussions en commission ne servent à rien.» Alberto Velasco est conseiller municipal en Ville de Genève depuis huit mois. Il a été député pendant 12 ans. Il est membre de la Constituante. Lassé par les palabres du parlement de la ville, il a déposé mardi cinq modifications du règlement du Conseil municipal, dans l'espoir de limiter les palabres et d'inciter ses 80 collègues à un peu plus d'efficacité.
Attablé dans un tea-room de la rue de Carouge, son écharpe rouge autour du cou, l'élu socialiste constate un peu amer: «A Berne, il faut un demi-jour au Parlement fédéral pour traiter le budget de 60 milliards de francs de la Confédération, à Genève, il faut une petite journée au Grand Conseil pour voter huit milliards de dépenses et deux jours au Conseil municipal de de la Ville pour adopter d'à peine plus d'un milliard.» Le chef de groupe socialiste n'est pas le seul à se plaindre des dysfonctionnements du parlement municipal. Hier soir encore, A la fin de l'année, la présidente PDC Alexandra Rys a obtenu du Bureau et des chefs de groupe de faire maigrir l'ordre du jour de 30%, en renvoyant sans débat en commission une quarantaine d'objets.
Les cinq propositions d'accélération des débats
Nouvel élu au Conseil municipal, mais politicien chevronné, Alberto Velasco a potassé le règlement. Il propose cinq modifications. La plupart sont inspirées de son expérience de député. «Au début, avoue le socialiste, je ruais dans les brancards quand la droite voulait restreindre le temps de parole des parlementaires, aujourd'hui j'estime que les institutions doivent aussi répondre au principe d'efficacité. Surtout en Suisse où le peuple a le dernier mot.»
La première mesure consiste donc à renvoyer directement en commission les projets d'arrêté. La deuxième consiste à n'accorder qu'une minute au groupe qui réclame le traitement en urgence. Actuellement, tous les groupes peuvent intervenir pendant 5 minutes. «Le 22 janvier, se désole Alberto Velasco, le parlement municipal a passé trois heures à discuter pour savoir si oui ou non un nouvel objet devait être mise à l'ordre du jour.»
La troisième proposition vise à éliminer les projets qui ont perdu toute actualité. L'auteur d'une pétition, d'un projet d'arrêté, de motion ou de résolution doit pouvoir le retirer à tout moment. Aujourd'hui, c'est impossible.
Quatrième idée: doter les commissions d'un vice-président, comme au Grand Conseil. Choisi généralement dans le camp adverse, celui-ci remplace le président et lui succède au bout d'un an. Actuellement, en Ville de Genève, c'est le président qui désigne un des quinze commissaires pour le remplacer ou qui annule purement ou simplement la séance.
Enfin Alberto Velasco veut modifier le mode de désignation des rapporteurs. Actuellement ils sont choisis au début de la discussion de sorte qu'il arrive que des rapports de majorité soient rédigés par des élus qui ne sont pas d'accord avec le projet discuté. Comble de l'absurdité, le rapporteur de minorité peut être du même parti. Le chef de groupe socialiste recommande là encore de s'inspirer de la pratique du Grand Conseil.
Prochaine étape: limiter le temps de parole?
La potion va-t-elle dynamiser le Conseil municipal? Alberto Velasco est confiant. Il sait qu'il a encore du pain sur la planche: «Au Grand Conseil seules deux commissions peuvent voter des crédits: les travaux et les finances. Les cinq commissions de la Ville peuvent le faire», constate-t-il ébahi. Au Grand Conseil, les commissions décident aussi de la durée des débats. Les projets sont versés dans trois pots: le débat libre (sept minutes par député), le débat accéléré (un député par groupe) et le débat organisé (trois minutes par groupe).
L'élu de Plainpalais espère que ses propositions seront rapidement adoptées. Il regrette un peu le temps où des tribuns gouvernaient les débats et imposaient le silence et le respect. «Aujourd'hui plus personne n'écoute personne, même des caucus de parti sont tenus en plénière. ça ne peut plus durer! » (TDG)
Créé: 22.02.2012, 10h19
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23 Commentaires
En gros, il faut faire comme au Grand Conseil du Canton (deja pas une référence dans le genre, ceci dit...)... Conclusion ?Fusion la Ville et l'Etat (ou plutot phygocytose de la Vilel par l'Etat et... byebye les lenteur du CM, byebye les doublons Villes-Etat et bonjour les économies de temps ET d'argent du contribuable.Qu'est-ce qu'on attend, bon dieu ? Répondre
Déjà si il se retire de la politique ce sera une bénédiction!!! et on gagnera quelques heures avec son départ... Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 




