CHANTIER
Le nouveau musée d’ethnographie pousse au mieux sous terre
Par Etienne Dumont. Mis à jour le 31.01.2012 6 Commentaires
Tombe la neige, comme l’aurait chanté Adamo. Les flocons s’abattaient ce samedi sur le chantier du nouveau Musée d’ethnographie, ou MEG, boulevard Carl-Vogt, alors que Remy Pagani en proposait la visite à la presse. Casqués de blanc, avec une jolie inscription «Visiteur/Frutiger» au-dessus de la visière, les journalistes ont ainsi pu descendre dans le trou de onze mètres de haut. C’est là où se situe un «plateau» accueillant une salle qui ne mesurera pas moins de 2000 mètres carrés. «Un véritable exploit technique».
Soyez rassurés! Tout se passe dans les temps et surtout dans l’enveloppe du budget. Tout avait pourtant mal commencé. «Les SI ont tardé à déplacer une grosse installation électrique.» Les travaux ont donc pu rattraper le calendrier. «Dès le lendemain de la votation, le 27 septembre 2010, les ouvriers ont coupé les arbres litigieux», rappelle le directeur Boris Wastiau, à qui l’on imagine du coup des tronçonneuses plein les yeux.
Pas d’infiltatrion d’eau
La vision s’offrant aux visiteurs est celle d’une immense espace à ciel ouvert. Deux murs, séparés l’un de l’autre par un vide de 60 centimètres donnent une impression de coque. La dalle est bien en place, pour le moment recouverte par quelques centimètres de neige fondante. La visite serait moins facile ces prochains jours, où l’on annonce des températures records. Record vers le bas s’entend. «Il n’y a eu aucune des infiltrations d’eau que les pessimistes annonçaient au départ. Il faut dire que l’on travaille sur un sol glaiseux.»
Le plus spectaculaire du chantier lui reste en fait extérieur. Il s’agit de la Maison de la Radio, en face, qui disparaît en ce moment sous les pelles mécaniques. Elle tombe par morceaux, découvrant des entrailles qui ne sont pas belles à voir. On se croirait à Sarajevo, ou alors à Beyrouth-Ouest. Un certain manque de coordination aura provoqué ce chaos urbain.
Ouverture en 2014
Rappelons que les travaux proprement dits devraient aboutir à l’automne 2013. Le MEG rénové et agrandi ouvrira en juin 2014. Toute l’équipe scientifique, récemment enrichie d’une nouvelle conservatrice pour l’Europe, planche sur l’exposition permanente. Elle laissera séparés les cinq continents, «avec une introduction et une conclusion commune», précise Boris Wastiau. L’exposition inaugurale, venue du Pérou, parlera des «Rois Mochica». Une autre lui succédera sur le Japon. «Trésors du Daigoji».
L’opération aura au final (si tout va bien) coûté 63 400 000 millions. «Mais il faudra déduire les 10 millions offerts par les communes et la somme prélevée dans le legs Lancoux», calcule Rémy Pagani. Les gens du MEG sont bien conscients de leur chance. Lancée pendant qu’il était temps, leur opération musée risque bien de rester le dernier chantier de ce type à Genève pour un certain temps. (TDG)
Créé: 31.01.2012, 13h08
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6 Commentaires
Quoi après la destruction du bâtiment de la radio ? Deuxième reportage de la Tribune qui approche cette démolition et qui nous laisse au millieu du gué.
5 millions pour acheter deux appartements existants et 5 millions pour fermer 50 rues exstantes, cla fait 10 millions qui aurait pu être utilisés pour construire qque chose, non ? logements sociaux, musée, parc, pont, construire et pas bricoler.
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Il faudra tout de même "cracher" encore plus de 45 millions??? Répondre


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