Justice genevoise
Le grand-père qui aimait trop ses petites-filles
Par Catherine Focas. Mis à jour le 26.09.2012 2 Commentaires
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Elle voulait lui montrer ses poupées, sa petite télévision et ses dessins animés. Il l’a suivie dans sa chambre. C’était un dimanche après-midi, juste après le déjeuner familial. A la police et devant le juge d’instruction, il a expliqué qu’à «un moment, j’ai été gêné car j’ai senti que mon sexe était en érection. Alors, j’ai baissé ma braguette pour mettre de l’ordre dans mes parties intimes.» Selon l’accusation, il s’est ainsi masturbé à plusieurs reprises devant la fillette.
Elle avait 2 ans. L’homme, aujourd’hui âgé de 74 ans, est son grand-père. Ou, plus exactement, le mari de la grand-mère. C’est la mère de l’enfant qui l’a surpris la main sur le sexe. Aujourd’hui, le grand-père conteste tout. La grand-mère également. Elle lui apporte un soutien sans faille. «Mon mari n’est pas capable de faire des choses pareilles.»
La famille explose
Alors pourquoi sa belle-fille l’a-t-elle dénoncé? La grand-mère ne comprend pas. La belle-fille s’en veut amèrement. Car c’est elle qui a prié son mari de renouer les liens avec sa mère et son beau-père. Il ne voulait plus les revoir. Le grand-père avait en effet déjà été condamné en 1999 pour des abus sexuels sur une autre de ses petites-filles. L’épisode avait disloqué la famille.
La mère de la fillette explique: «Je voulais croire que mon beau-père avait changé, j’avais dit à mon mari qu’avec le temps, les êtres peuvent changer. Alors, la première fois que j’ai surpris un geste ambigu de sa part à l’égard de ma fille, je me suis dit que c’était mon imagination, que ce n’était pas possible qu’il commette la même erreur. La famille venait de se réconcilier… Je m’en veux tellement!»
Le carnet de la grand-mère
La grand-mère, elle, tient un carnet de bord. Elle note tous les jours la composition des menus, les promenades, les rendez-vous médicaux, les visites de sa petite-fille. Ces visites qui rendent le grand-père «si gai». La police a épluché ce journal. Me Elisabeth Gabus-Thorens, avocate des parents plaignants, également. Elle a relevé d’étranges ratures. Des ajouts. Justement aux jours clés. Aux dates où l’on reproche au prévenu des actes d’ordre sexuel. Elle demande des explications à la grand-mère. Cette dernière réfute les insinuations. S’il y a des ratures, c’est qu’elle écrit mal et que son stylo ne marchait plus.
Le grand-père de son côté clame son innocence. Les fillettes ne l’intéressent pas. Ses déclarations à la police? «J’étais à côté de mes pompes.» Il estime qu’en 1999, il a été condamné à tort. A l’époque, le médecin lui avait prescrit une psychothérapie et un traitement à l’Androcur. Me Elisabeth Gabus-Thorens lui demande s’il le suit. «Pour quoi faire?» répond le prévenu. Il poursuit: «Si j’ai cherché de l’aide à l’époque lorsque j’étais en prison, ce n’était pas pour me sortir de ce qu’on me reprochait, mais pour avoir une autre compagnie que celle de mon compagnon de cellule.»
Dans un message envoyé tout de suite après la dernière dénonciation, la grand-mère dit croire au récit de son fils. Elle s’excuse de n’avoir rien vu malgré la «surveillance» dont son mari fait l’objet. Elle dit avoir «honte». Mais, hier, devant le Tribunal de police, elle assurait que son message avait été mal interprété: «Je soutiens mon mari car je le crois innocent aujourd’hui comme en 1999.» Verdict aujourd’hui. (TDG)
Créé: 26.09.2012, 23h01
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La rédaction
2 Commentaires
Il aimait trop ses petites filles! que l'on ne se trompe pas il ne s'agit aucunement d'amour ici mais de pulsions sexuelles inappropriées. Il serait grand temps pour la femme de cet homme d'ouvrir les yeux et d'accepter avec dignité la réalité au lieu de dénier les souffrances et les traumatismes de ses petits enfants! Répondre





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