Jardin anglais
Le gobelet consigné des Fêtes de Genève agace les clients
Par Olivier Francey. Mis à jour le 27.07.2012 29 Commentaires
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Le gobelet consigné des Fêtes de Genève, un bon système?
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La longue vie du verre
Il est en plastique et sérigraphié. On dit de lui qu’il atteint son équilibre écologique après une vingtaine d’utilisations seulement. Lui? C’est le verre réutilisable et ce, jusqu’à une centaine de lavages. «On ne dit pas recyclable pour ne pas confondre avec la vaisselle jetable», conseille Jonas Bonadei, coordinateur de la laverie de L’Orangerie. C’est cette petite entreprise sociale d’insertion professionnelle qui a décroché le mandat des Fêtes de Genève. «Une opération un peu exceptionnelle pour nous.»
Et pour cause, la longue chaîne de lavage avale les verres par milliers. Quotidiennement, l’entreprise en reçoit plus de 15?000, qu’elle doit ensuite laver à 90?degrés avant de les passer au séchage. Le million de verres devrait être atteint à la fin des Fêtes, estime L’Orangerie.
Coût d’un verre de 3?dl? Environ 60 centimes à l’achat, alors que la consigne vaut 2?francs. «En cas de perte, 70 centimes reviennent au bar et le reste à notre entreprise, explique Jonas Bonadei. Par ailleurs, il arrive fréquemment que les clients préfèrent garder leur verre en souvenir.» Un verre sur cinq, en effet, ne retrouve jamais le chemin de la machine à laver. Les bêtes noires du verre réutilisable sont connues, ce sont les feuilles de menthe contenues dans la caipirinha et les guêpes, qui restent collées dans les verres, nécessitant un lavage manuel.
Interrogé sur la qualité de ses produits, le coordinateur concède que «les verres en plastique ne seront jamais en verre. Mais qu’en termes de gestion de déchets, c’est imparable.» Santé! O.F.
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«Bonjour, pourrais-je vous commander un demi de rosé avec six verres, une eau gazeuse et un thé froid, s’il vous plaît?» «43?francs», répond alors une barmaid d’un stand des Pré-Fêtes de Genève. Un vent froid vient de souffler sur le Jardin anglais, le client ravale sa salive. De quoi être surpris? Certainement, mais la surprise s’explique: aujourd’hui, les verres sont en plastique, mais surtout lavables et réutilisables. Donc consignés.
Deux francs pour chaque verre (1, 3, 5?dl) et chaque flûte à champagne, un franc pour les bouteilles de vin ainsi que pour le PET. La pratique est nouvelle pour la manifestation. Les organisateurs ont fait appel cette année à l’entreprise sociale d’insertion professionnelle L’Orangerie (lire ci-contre ) pour abreuver la clientèle des Fêtes de gobelets en plastique. «Plus écologique», vante-t-elle. Mais plus complexe pour les bars et la clientèle.
Vol de verres et revente
Sur le papier, l’idée «est excellente», assurent la plupart des responsables des stands. Sauf que l’introduction de la consigne a aiguisé d’autres appétits. Ceux des rusés, mais aussi des voleurs. «Nous avons constaté dès les premiers jours que des Roms récupéraient les verres pour les ramener et empocher les 2?francs de consigne, explique Pascal Spuhler, responsable de la commission «Sécurité et médicale» des Fêtes, également conseiller municipal MCG. Dès la deuxième soirée, ce sont des Africains, cette fois-ci plus violents, qui ont volé des verres sur la table même des clients. Nous avons donc décidé d’introduire des jetons pour éviter ce type de phénomène.»
Sans jeton, impossible depuis lundi soir de récupérer sa consigne. Une pratique qui ne manque pas d’agacer certains clients. «J’ai offert une tournée et me suis retrouvé avec cinq jetons, mais aucun verre puisque mes amis étaient partis. La serveuse m’a refusé le remboursement. C’est donc 10?francs de perdu», déplore l’un d’eux. Un autre peste, quant à lui, sur la qualité des verres. «Si je dépense 17?francs pour une coupe de champagne, ce n’est pas pour la boire dans une flûte en plastique.» Un dernier finira par vitupérer sur la propreté des gobelets pour avoir trouvé une feuille de menthe dans le sien. «Cela peut arriver, mais c’est très rare, promet Jonas Bonadei, coordinateur de la laverie de L’Orangerie. Nous contrôlons la qualité à trois reprises.» «Le client doit s’adapter»
Pour Jonathan Dalbavie, responsable du Jetlag, la pratique est discriminante, «surtout pour ceux qui n’ont pas beaucoup de moyens. C’est surtout aberrant de devoir payer presque autant pour la consigne que pour la boisson elle-même.»
«Des mécontents, il y en aura toujours, commente Louise derrière son comptoir. Psychologiquement, les clients ont parfois l’impression qu’ils perdent de l’argent dès qu’ils consomment. Mais une chose est sûre, on ne retrouve plus autant de déchets sur le sol en fin de soirée.» La jeune serveuse reconnaît néanmoins que les clients devront s’adapter. «Ils ne s’attendent pas à payer autant, bien qu’ils ne s’offusquent pas de verser une consigne lorsqu’ils louent des vélos.»
(TDG)
Créé: 27.07.2012, 07h14
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29 Commentaires
Au Paléo, ça fait des années que ce système est en place, dans les communes de Vernier et de Meyrin aussi pour les fêtes de fin d'année scolaire et du 1er août, sans que ça rouspète. Alors oui, le bon g'nevois, rouspéteur né, n'a qu'à s'habituer ! Répondre
A Paléo, ça marche depuis plusieurs années. Il n'y a pas de raison que cela ne marche pas aux Fêtes de Genève. Question d'habitude... Répondre
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