Fêtes de Genève
Le feu d’artifice enflamme le lac sous des tonnerres d’applaudissements
Par Thierry Mertenat. Mis à jour le 12.08.2012 8 Commentaires
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L’histoire de l’eau racontée par le feu. Un truc de pompier, mais à l’envers. Pendant 50 minutes, samedi soir, la Rade s’est pliée à l’imagination des artificiers. Sept pontons recouverts de puissants mortiers ; vingt-trois radeaux (onze de plus que l’année dernière) remplis de chandelles et de batteries tirant en rafales synchronisées à toutes les hauteurs. Entre les deux, des bombes nautiques, des vagues, des mers déchaînées. Pierre-Alain Beretta, le Millepied de cette pyrotechnie lacustre, a enchanté le demi-million de personnes réunies le long des quais, sur les débarcadères, les plages et les balcons à des kilomètres à la ronde.
La foule des grands soirs. Elle a eu raison de se déplacer et d’applaudir, par trois fois, à la fin de chaque tableau, cette chorégraphie aboutie, déployant ses effets sur une largeur de près de 400 mètres. Un mur de feu, une façade immense surgissant et disparaissant à vue entre le pont du Mont-Blanc et la jetée des Bains des Pâquis. C’est cela qu’il faut d’abord réussir, avant de varier les plaisirs en redescendant au ras de l’eau. Les premiers rangs sont ravis ; les autres apprécient sur la pointe des pieds, en se hissant du regard par-dessus l’épaule du voisin comme un soir de concert.
La musique est elle aussi au rendez-vous. Elle se montre inégalement convaincante. Affaire de goûts et de culture. Les Chinois ont la poudre ; la chanson française Michel Sardou. Les deux ne vont pas forcément ensemble. Petit moment difficile au sortir d’un tableau annonçant l’hiver. L’eau se transforme en glace. Des flocons tombent du ciel, accrochés à des parachutes miniatures. Un cygne, effrayé, vole en direction du Jet d’eau. Son passage n’était pas prévu dans le spectacle. Grandiose.
Surtout lorsque l’on a la chance d’assister au spectacle pyromélodique depuis le pont supérieur du Bateau Genève. Mieux qu’une terrasse : une loge providentielle s’avançant en direction des radeaux qui achèvent de mettre le feu au lac. Il est 23h samedi soir. La tempête se termine sur un ultime bouquet final.
(TDG)
Créé: 12.08.2012, 10h25
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8 Commentaires
Bonjour. Petit rappel, les feux coûtent, je cite, " à peine un franc par personne". Par ailleurs, ils sont complètement autofinancé, notamment par l'association des Amis du Feu d'Artifice de Genève et les places payantes. Après, on aime ou on aime pas, sa c'est autre chose....Bon Dimanche. Répondre
cool :- Un bouquet finale réellement splendide, époustouflant...- Une bonne ambiance et un personnel irréprochable - Un temps parfait (oui, les organisateurs n'y étaient pour rien)- Les modèles de feux d'artifices inédits étaient impressionnants.Au final, c'était une très chouette soirée qui valait son prix, à mon sens. Répondre
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