Le Genevois aime les automatiques

SondageQuel usage fait-on encore de la voiture à Genève? Quelles sont les tendances? La «Tribune» a sondé ses lecteurs.

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Mars, c’est le mois de la voiture. Comme les hirondelles annoncent le printemps, le Salon de l’auto révèle les nouvelles tendances des fabricants, voire la demande des consommateurs. La Tribune de Genève a saisi l’occasion pour sonder ses lecteurs sur son rapport à la voiture. Si l’automobile reste très présente dans le quotidien, elle semble avoir perdu de sa force symbolique pour se transformer en un simple moyen de locomotion. Signe de cette évolution, nos lecteurs lâchent l’embrayage au profit de la boîte automatique.

Très présente, la voiture le reste. 81% des ménages sondés en possèdent au moins une. Et leur nombre augmente avec la taille du ménage. Ainsi, près de 40% des ménages avec deux adultes détiennent deux automobiles. Ces chiffres sont proches de ceux fournis par le microrecensement sur la mobilité des Genevois réalisé par l’Etat en 2014 (73% de propriétaires), compte tenu de la marge d’erreur du sondage.

Mais ce document révèle de fortes disparités selon le lieu de domicile. En ville de Genève, 41% des ménages ne possèdent pas de voiture. Et plus on s’éloigne du centre, plus on se motorise. Cela dit, la tendance à se passer d’un tel véhicule est en hausse. Au niveau cantonal, le nombre de ménages sans voiture est passé en dix ans de 18 à 27%.

L’auto, ce n’est pas fait pour rester au garage. Un tiers des conducteurs sondés par la TG l’utilise tous les jours, et une autre moitié plusieurs fois par semaine. Mais pas forcément pour se rendre au travail. La marche et les transports publics sont tout autant utilisés. En revanche, le scooter ou le vélo restent des modes de déplacement marginaux.

Une voiture, c’est d’abord, et très nettement, un moyen de transport. Le plaisir de conduire, le statut social, tout cela n’a plus beaucoup d’importance selon nos sondés. D’ailleurs, quand il s’agit de l’acheter, c’est le prix qui compte avant tout, puis le confort et enfin sa consommation et ses émissions polluantes. L’esthétique, la marque ou la puissance sont des critères secondaires.

Vive la boîte automatique

Si la voiture est utilitaire, autant qu’elle soit pratique. Nombre de lecteurs ont donc opté pour la boîte à vitesses automatique (45%). Ils suivent une tendance de fond. Désormais, la moitié des nouveaux véhicules immatriculés en Suisse en sont équipés. Celle-ci a perdu son image ringarde et pépère grâce aux nombreuses améliorations technologiques. Tout aussi performante que la boîte manuelle, pas davantage polluante, elle est bien plus confortable dans les bouchons. Et elle laisse une main libre pour téléphoner, même si c’est interdit.

Et demain? Les sondés sont partagés sur la voiture électrique. 32% voient en elle l’avenir, 39% pensent que non. Ils sont encore plus sceptiques sur l’automobile sans conducteur. 13% pensent qu’elle sera répandue dans dix ans, 31% dans vingt ans seulement. Mais pour un autre tiers, elle restera un produit de niche. (TDG)

(Créé: 04.03.2016, 19h01)
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