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Réquisitoire

L'avocat général demande 12 ans de réclusion pour l'homme qui a immolé sa femme

Par Marie Prieur. Mis à jour le 25.01.2012 1 Commentaire

Dans son réquisitoire, l'avocat général a demandé de retenir la tentative de meurtre. Verdict attendu dans la soirée.

Le drame s'est produit à Saint-Felix, au sud d'Annecy en Haute-Savoie


L'avocat général a demandé aux jurés de retenir la tentative de meurtre contre l'homme qui a mis le feu à son épouse le 14 juin 2010 à Saint-Felix, au sud d'Annecy. L'avocat général a requis 12 ans de réclusion criminelle. Avant de mettre en garde les jurés: si ils décidaient de retenir uniquement les violences volontaires, ces derniers devaient prononcer 10 ans de réclusion.

A la défense de plaider désormais. Le verdict sera connu dans la soirée.

Rappel des faits:

Le 13 juin 2010, dans la soirée, son mari l’asperge d’essence avant d’actionner un briquet, commettant l’irréparable. Pour cette trentenaire, brûlée sur un quart de sa surface corporelle, s’ensuivent un mois de coma artificiel, un «combat terrible» pour rester en vie, selon ses mots, et des soins constants, tel ce masque en plastique transparent qui ne la quitte jamais, gainant le bas de son visage.

Depuis mardi, son mari, âgé de 40?ans, comparaît devant les Assises de Haute-Savoie pour tentative de meurtre. Le jour des faits, un dimanche, dans leur maison de Saint-Félix, au sud d’Annecy (Haute-Savoie), le couple s’ignore comme depuis plusieurs semaines. Interdit bancaire, l’époux réclame à sa femme de l’argent afin d’acheter du carburant pour son scooter. Elle ne dit mot. «J’avais besoin de cette essence pour aller travailler, j’ai vu rouge.»

Enchaînant les verres de vin, il s’énerve le soir venu. Son taux d’alcool atteint alors 2,32 grammes par litre de sang. Saisissant le jerrican quasi vide, il le lance dans le salon. «Puisque tu n’es pas allée chercher l’essence, tu auras l’odeur ça va te décider», aurait-il dit avant de verser le reste de carburant sur elle. Puis, à l’aide d’un briquet, il enflamme la malheureuse. Ses longs cheveux flambent, son visage, son cou, son thorax, son bras sont brûlés au troisième degré.

«Je ne m’attendais pas à ce qu’elle s’embrase», affirme l’accusé, décrit comme un alcoolique, jaloux maladif, voire violent. A la barre, la victime rétorque: «Pour moi, on n’allume pas sans savoir qu’il va y avoir des dégâts.» Echappant à la mort, la jeune femme multipliera les infections. Un traitement antibiotique de choc lui fait perdre une partie de son audition. Aujourd’hui encore, les cauchemars la hantent. «Je lui en veux énormément, il m’a détruite, il m’a brisée, je n’ai plus de vie», lâche-t-elle, attendant de la justice que son mari soit puni. Verdict en fin d'après-midi.

? (TDG)

Créé: 25.01.2012, 15h55

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1 Commentaire

patt dupont

25.01.2012, 17:48 Heures
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que 10 ans !!! y en marre des excuses pour les alcooliques Répondre



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