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La traversée du lac divise les élus genevois à Berne
Par Laure Gabus. Mis à jour le 19.01.2012 30 Commentaires
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Berne cherche-t-elle à faire échouer la traversée du lac? Les parlementaires genevois sont divisés depuis la proposition du Conseil fédéral, mercredi, d’ajouter 387?kilomètres de nouveaux tronçons au réseau des routes nationales, mais pas la traversée lacustre.
Les uns ne décolèrent pas, les autres temporisent. «C’est scandaleux! Doris Leuthard (ndlr: conseillère fédérale chargée de l’Environnement, des Transports, de l’Energie et de la Communication) ne tient pas compte des besoins de mobilité de l’arc lémanique», s’emporte le conseiller national PDC Luc Barthassat, qui siège à la Commission des transports et des télécommunications. «La Confédération doit comprendre que c’est l’endroit où se créent les richesses aujourd’hui. Je ne peux pas admettre que Berne ne donne pas le sentiment que désengorger Genève est urgent comme elle l’a fait pour le contournement de Morges», continue Robert Cramer, conseiller aux Etats Vert.
Rien de nouveau?
«Tout le monde s’émeut à Genève, mais ça n’est absolument pas une surprise», soupire le conseiller national Vert Antonio Hodgers, qui siège aussi à la Commission des transports. L’élu rappelle que Doris Leuthard avait déjà répondu en décembre à un parlementaire que la traversée du lac ne serait pas proposée dans la modification du réseau des routes et rappelé que les différentes options de résolution des problèmes de circulation à Genève étaient en cours d’examen.
Mark Muller les convoque
«Le rapport d’évaluation des trois variantes pour désengorger Genève est attendu prochainement, rappelle la conseillère aux Etats socialiste, Liliane Maury Pasquier. On savait qu’il y aurait un décalage dans le temps entre les résultats de l’étude et leur inscription dans le projet général.»
Mark Muller a convoqué tous les parlementaires genevois à Berne pour parler du projet de traversée du lac. Le chef du Département des constructions et des technologies de l’information veut leur soutien pour le projet de traversée qu’il a déposé au Parlement fédéral en avril 2011.
Antonio Hodgers n’est pas convaincu: «Genève a besoin d’un dossier sérieux et consensuel. Le tracé déposé par Mark Muller n’a pas fait l’objet d’une étude suffisamment approfondie quant à son impact sur la mobilité et son utilité dans la région.» Pour Liliane Maury Pasquier, parler lobbying est prématuré. «Une fois que Berne aura choisi l’une des variantes, nous verrons quelle réaction adopter et chercherons à l’inclure dans le projet fédéral, mais pour l’instant il n’y a pas lieu d’en débattre aux Conseil des Etats.» Son confrère Robert Cramer annonce qu’il ne cherchera pas à défendre coûte que coûte la traversée du lac, «mais on fera pression pour que la Confédération s’engage à examiner le problème de désengorgement de Genève». Seul Luc Barthassat pense déjà «pouvoir trouver des alliances auprès des Tessinois et des Vaudois».
La question du financement, elle, reste entière. En effet, la traversée du lac serait un nouveau tronçon et même si Berne la déclare «route nationale», les milliards prévus pour sa réalisation devront être trouvés. Où? Le projet de Mark Muller prévoit un péage. Mais «il faudrait modifier la Constitution suisse qui interdit les péages autoroutiers, rappelle Antonio Hodgers. Autant dire qu’il ne sera pas possible d’obtenir le soutien de la majorité des cantons et du peuple pour faire plaisir aux Genevois.» Robert Cramer est plus positif: «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut. Mais si un projet convainc la Confédération et le Canton, nous trouverons le financement.» ? (TDG)
Créé: 19.01.2012, 23h21
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30 Commentaires
Toutes ces histoires genevoises ce n'est plus possible.Genève doit rétablir sa réputation car il devient vraiment lourd d'être un citoyen de ce canton en Suisse ou ailleurs.C'est la honte totale!!!!!!Bougez et parlez d'une seule voix svp., afin de mettre enfin le canton et la région à niveau. Répondre
Qu'est ce qui sépare la Suisse du tiers-monde? Réponse: La Versoix. Répondre


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