Centre-ville
La rue du Rhône se refait une beauté
Par Juliette Gallet. Mis à jour le 27.04.2012 11 Commentaires
La Belle se réveille
La Rue du Rhône ce sont des bijoux d’or, de diamants et de saphirs; des sacs, des habits et des accessoires de marque. Louis Vuitton, Cartier, Christian Dior et Coco Chanel. La rue du Rhône ce sont des clients privilégiés, des grosses cylindrés et des portiers aux allures d’armoire à glace. Mais la rue du Rhône c’est surtout une rue désertée dès 19h. La fermeture des portes. Et des vitrines vides protégées par des rideaux de fer. Mais tout ça est en train de changer.
«La rue se réveille!», Nicolas Berclaz en sait quelque chose. Cet ex-banquier aux allures de jeune courtier stressé est propriétaire du Riverside. Il y a trois ans, il a arraché les vieilles moquettes du Bleu Rhône, tenu par ses parents, pour en faire le rendez-vous trendy des traders locaux. Fini le temps des abat-jour en velours et des sofas moelleux, voici venus les tables hautes et les spots halogènes. Exit Option Musique pour les habitués, voici les Dj Session, les afterwork déjantés pour jet-setteurs…
Les changements au Riverside, c’est en petit, ce qu’il est en train de se passer dans toute la rue du Rhône. Au-delà de la rénovation de marques classiques, Louis Vuitton en 2006, de nouvelles enseignes font leur apparition. Des marques exclusives s’installent, comme Christian Louboutin et ses chaussures aux semelles rouge carmin. Un peu plus haut dans la rue, un nouveau centre commercial et administratif de luxe, construit sur les cendres du cinéma ABC, sera inauguré en mai.
S’habille
Au numéro 8 de la rue, le bâtiment de l’UBS (UBSN 17.82 1.65%) accueillera sous ses arcades des boutiques et un restaurant, dès 2015. «Nous ne voulons pas en faire un «temple» du luxe. Nous souhaitons un tissu commercial qui reste diversifié, déclare Jean-Raphaël Fontannaz, porte-parole d’UBS pour la Suisse romande. Notre projet vise une mixité entre des enseignes de luxe, des commerces de détail et des boutiques de mode. Nous avons également la volonté d’installer un restaurant dans une rue qui en manque cruellement.»
L’animation revient. «Un centre-ville fort est une plus-value pour notre magasin et l’attractivité de la rue du Rhône amène son lot de clientèle, explique Jacques Louviot, directeur de Globus Genève. Tous ces changements sont positifs pour le quartier.»
S’apprête pour sortir
La rue du Rhône va également profiter des projets que la Municipalité a pour «tonifier le centre-ville», dit Marie-Hélène Giraud, du service de l’aménagement urbain et de la mobilité. Son équipe soumettra prochainement au conseil municipal trois projets visant à réaménager le quartier des Rues-Basses. Sur la place du Rhône «il y aura un grand banc circulaire, de nouvelles plantations et de nouveaux éclairages, poursuit-elle. Nous souhaitons aménager cette place plus confortablement pour les passants et rendre l’endroit plus convivial.» Dans le prolongement du projet de l’UBS, la rue du Commerce pourrait également devenir piétonne en 2015.
Pour compléter le tableau, les rues entre Longemalle et le Rond-point de Rive seront interdites à la circulation (excepté ayants droit). Afin de compenser les places de stationnement qui seront perdues, un parking sous la rue Pierre-Fatio devrait être construit. ««Le centre-ville de Genève, mérite une zone piétonne digne de ce nom, comme dans n’importe quelle autre ville européenne», ajoute Marie-Hélène Giraud.
Et cherche à se divertir
Face à ces changements, la clientèle sélect de l’artère et ses voitures de marque se sentiront-elles toujours les bienvenues? «Le genre d’établissements qui peuvent avoir pignon sur rue est défini par le prix du loyer, dit Blaise Languin, manager du fitness Holmes Place. Cette artère est synonyme de prestige.» Certains commerçants craignent de voir l’affluence de la rue se réduire davantage. «Si vous enlevez les voitures, vous supprimez la vie, affirme Nicole Codourey, directrice artistique du groupe Arthur’s. Les gens ne viennent plus car ils ne savent plus où se garer.» La Ville ne partage pas ce point de vue. «Nous sommes convaincus que nos projets, d’une part, embelliront le centre de Genève et, d’autre part, ramèneront du monde dans le centre», répond Marie Hélène Giraud. (TDG)
Créé: 27.04.2012, 18h36
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La rédaction
11 Commentaires
On ne ramènera pas les gens avec 2 nouvelles places stériles,une buvette et un banc,il faudra des restos,bars ou cafés permanents ouvert 7/7 en ville.Si Genève ne se bouge pas pour faire la Praille-Acacias-Vernets et des lieux animés et modernes,les gens s'en iront tous les weekends et jours fériés avec un low cost bien connu dans des lieux au goût du jour et vivants.Genève est pas fun du tout. Répondre
Oui Genève est une ville magnifique mais si mortellement déserte au centre sans parler du dimanche ... Répondre





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