BUDGET
La crise menace la protection des données
Par Julien Culet. Mis à jour le 09.02.2012 13 Commentaires
«L’avenir de la protection des données et de la transparence est sombre», telle est la rude prédiction pour Genève des préposées qui livraient ce jeudi matin leur rapport d’activité. Elles sont chargées de la mise en œuvre de la loi sur l’information au public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (Lipad).
En décembre, la Commission des finances du Grand Conseil a décidé de réduire le budget du service de 300?000?francs. Concrètement, cette coupe correspond aux salaires de deux des quatre membres de l’équipe. Si les deux préposées ne sont pas menacées du fait de leur statut d’indépendantes, ce sont les collaborateurs qui sont sur la sellette. «Notre secrétaire et notre juriste verront leur poste déplacé si nous n’obtenons pas un crédit», confirme Isabelle Dubois, préposée. Le sujet est revenu en discussion à la Commission des finances car les deux responsables entendent bien se battre jusqu’au bout.
Si elles n’obtiennent pas raison, leurs activités seront sérieusement touchées. «Les contrôles sur la protection des données personnelles détenues par les institutions ne pourront pas être mis en œuvre en profondeur.» De plus, les fichiers de données des communes, entre autres, ne seront plus mis en ligne sur le catalogue du Canton les répertoriant. «Il s’agit d’une tâche importante puisque plus de 400 demandes d’inscription ont été enregistrées en 2011. Cela ne pourra plus être fait et la transparence va en pâtir.»
Le président de la Commission des finances Claude Jeanneret explique cette décision par «une intention de retrouver un certain équilibre». Il poursuit: «Il y a eu une comparaison avec d’autres cantons et la structure nous a paru lourde par rapport à l’activité pratiquée.» (TDG)
Créé: 09.02.2012, 17h18
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13 Commentaires
A entendre les déclarations de Mme Dubois ce matin à la RSR, c'est mal parti. Les institutions ont été insultées et j'espère qu'elles répondront de la manière la plus ferme à sa désinvolture. Fabiano Forte, député. Répondre
Bien sûr, quand on offre des boucliers fiscaux aux plus hauts revenus et qu'on distribue les privilèges à tours de bras aux grandes entreprises et aux milliardaires, après il faut couper dans les prestations.
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Et vu qu'en ce moment la mode à droite consiste à dire que ceux qui n'ont rien à cacher n'ont rien à craindre, à quoi peut bien servir un préposé à la protection des données !
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