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Mobilité

La chasse aux voitures ventouses et aux pendulaires s'intensifie

Par Chloé Dethurens . Mis à jour le 29.01.2012 98 Commentaires

Après la Ville de Genève et Lancy, la plupart des grandes communes veulent multiplier les zones bleues. Tour d’horizon

De nombreux pendulaires peuvent encore se parquer gratuitement toute la journée. Mais les communes ont commencé à réagir.

De nombreux pendulaires peuvent encore se parquer gratuitement toute la journée. Mais les communes ont commencé à réagir.
Image: PASCAL FRAUTSCHI

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Limitation du stationnement,une pétition circule à Meyrin

Meyrin s’apprête à limiter le temps de stationnement sur son territoire à trois?heures. En revanche, la commune ne souhaite pas introduire de macaron, estimant qu’il existe assez de places de parking sur le domaine privé «pour y accueillir les voitures des habitants». Ce projet fait désormais l’objet d’une pétition. Le texte demande la mise à disposition des habitants de la commune «des macarons à prix symbolique, leur permettant de stationner sans limitation horaire dans les rues communales». «Les Meyrinois ne doivent pas trinquer pour les pendulaires, qui prennent notre commune pour un parking géant, estime Jean-Philippe Hulliger, conseiller municipal et pétitionnaire. Ce projet se base sur une étude qui dit qu’il y a assez de places de stationnement à Meyrin. Mais il ne faut pas oublier que celles-ci sont irrégulièrement réparties, qu’il y a des quartiers ou les parkings sont pleins et d’autres où ils sont vides.» Des disparités qui obligeraient donc certains résidents à se garer loin de leur domicile, redoute l’élu.
Le Municipal planche actuellement sur le futur moyen de contrôle des places de stationnement. «En parallèle, nous travaillons sur les meilleures solutions qui permettront de résoudre les quelques problèmes de stationnement individuels que suscite cette mesure décidée par le Conseil municipal, explique Pierre-Alain Tschudi, conseiller administratif. Lorsque le projet sera prêt à être mis en place, nous pourrons y répondre.» CH.D.

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Les communes genevoises en ont assez des voitures ventouses, ces véhicules qui stagnent des journées entières sur les places de parc. Pour les chasser de leur territoire, les autorités locales sont de plus en plus nombreuses à limiter le temps de stationnement ou à créer des zones bleues. La plupart des grandes communes s’y sont mises. Désormais, même les petites localités suivent le mouvement. Les villes du canton s’attaquent les unes après les autres au problème. La plupart adoptent le système des macarons, qui permet aux résidents et aux entreprises locales de stationner de façon illimitée en zone bleue. Après la Ville de Genève, celle de Lancy possède sa zone bleue à macarons depuis le printemps dernier. Les communes des Trois-Chêne devraient suivre. Comme à Chêne-Bourg et à Chêne-Bougeries, le stationnement sera bientôt limité «sur l’ensemble du territoire communal de Thônex», précise le maire Philippe Decrey. Les trois communes s’apprêtent à déposer une demande afin de réaliser leurs zones à macarons. Le même type de projet est également à bout touchant du côté de Plan-les-Ouates, où l’on commence à sentir l’effet des mesures prises à Lancy, commune voisine. La zone bleue, limitée au centre historique, devrait arriver d’ici à la rentrée scolaire. Les zones bleues débarqueront également sous peu à Carouge et à Onex. En décembre, le Municipal onésien a voté deux crédits d’étude et une résolution afin d’accélérer la refonte de sa politique du stationnement. Avec l’objectif, notamment, d’instaurer des parkings payants à barrières dans les lieux publics et d’instaurer le système de macarons. Vernier s’y mettra, elle aussi. Entre 2012 et 2013, le macaron sera introduit aux Avanchets et à Châtelaine, pour faire face aux reports des voitures ventouses chassées de la Ville de Genève. Quelques restrictions seront également prises du côté de Veyrier, notamment sur le site de Vessy. Versoix, de son côté, vient de lancer une étude pour optimiser le stationnement sur son territoire, toujours dans l’idée de réduire le nombre de voitures ventouses. Meyrin va également limiter le temps de stationnement le long de ses rues. On ne pourra bientôt y rester gratuitement que trois heures au maximum, du lundi au vendredi de 8?h à 19?h. Cité, Meyrin-Village et Cointrin seront les trois premiers secteurs touchés par cette mesure, qui s’étendra dans un deuxième temps au reste de la commune. Mais le projet est aujourd’hui en stand-by. Le Conseil municipal doit encore se prononcer sur la méthode qui sera adoptée pour contrôler ces nouvelles zones limitées. Par ailleurs, le projet, qui ne prévoit pas de macaron, fait l’objet d’une pétition.

Aussi à la campagne

La tendance ne s’observe pas seulement dans les grandes localités: les petites communes aussi commencent à combattre le trafic pendulaire. A commencer par la Rive droite. Satigny et La Plaine (commune de Dardagny), par exemple, ont d’ores et déjà limité le temps de stationnement au centre du village. Russin réfléchit à une stratégie pour chasser les voitures ventouses ainsi reportées sur son territoire. «Nous héritons des véhicules qui ne veulent pas payer le stationnement», explique Olivier Favre, adjoint au maire de Russin. Après la réalisation d’une étude sur le stationnement, Pregny-Chambésy s’apprête, elle aussi, à mettre en place une restriction du temps de stationnement, qui reste à définir. Pourquoi les petites communes prennent-elles ces mesures? En chassant les voitures ventouses, les grandes localités repoussent le problème plus loin. «Toutes les mesures prises dans les communes de la première couronne ont des impacts sur les autres communes, les automobilistes pendulaires cherchant prioritairement des places gratuites, sans limitation de temps, explique Alexandre Prina, chef du service de l’organisation de la mobilité à la Direction générale de la mobilité (DGM). Ce phénomène est apparu initialement dans les communes limitrophes à la ville. Il «s’exporte» maintenant au-delà de la première couronne.» Le phénomène s’observe également sur la Rive gauche. A Puplinge, par exemple. «Nous connaissons également ce problème depuis longtemps, explique Gilles Marti, maire. Et celui-ci va s’accentuer du fait que les voitures sont repoussées de la ville.» La commune va donc prochainement faire une demande afin de limiter le temps de stationnement au centre du village et créer une zone bleue. «Près des commerces, le temps de parcage sera limité à une heure, voire un peu moins, poursuit le magistrat. Ailleurs, il sera de quatre heures, du lundi au vendredi. Avec l’amélioration de l’offre en transports publics dont nous allons bénéficier à la fin de l’année, il est important que des mesures en termes de limitation du stationnement soient prises.» Meinier connaît une situation identique. Un petit parking au centre du village, privilégié par les pendulaires, passera prochainement en zone bleue, limitée à trois heures. «Il cessera d’être une sorte de P+R gratuit, explique Etienne Murisier, adjoint au maire. Cela permettra ainsi aux habitants de Meinier de l’utiliser.» La DGM, qui accompagne les communes dans leurs démarches, reconnaît le phénomène. «Celui-ci s’est confirmé depuis l’adoption du plan directeur en août 2010, indique Alexandre Prina. Ce document de planification préconise de favoriser le stationnement des habitants et de maîtriser le stationnement des pendulaires en développant notamment des P+R. Il conforte ainsi les communes à prendre des initiatives en ce sens, c’est-à-dire la mise en place d’une régulation du stationnement via des projets de zone macaron, par exemple.»

Plusieurs P+R à venir

Quelle solution pour les pendulaires? Le Canton mise sur les parkings d’échange. Un moyen de leur permettre d’utiliser les transports publics, sans pour autant squatter les places de parc des communes. «Plus de 1600 places de P+R seront créées ces quatre prochaines années, explique Alexandre Prina. Les parkings d’échange font l’objet d’une réflexion «par couloir», pour répondre aux besoins de déplacement des habitants des différentes régions convergeant vers Genève: Vaud, Ferney-Gex, Meyrin-Saint Genis, Bernex, Saint-Julien, Annemasse et Chablais.» Rappelons que l’on dénombre chaque jour 550?000 passages de frontière à Genève. Environ 300?000 sont effectués pour des raisons professionnelles.

(TDG)

Créé: 29.01.2012, 22h49

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98 Commentaires

Otto Mobiliste

30.01.2012, 11:29 Heures
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Je suis pour les zones bleus en périphérie, mais contre le fait que les résidents doivent passer à la caisse. Faites un macaron résident qui a le droit de stationner chez lui un point c'est tout. Tout est bon pour prendre du fric. On nous dit allez en ville en bus, mais payez pour laisser la voiture chez vous.!!! Quelle idiotie Répondre


mark markovic

30.01.2012, 08:30 Heures
Signaler un abus 11 Recommandation

Pour régler ce problème, il faut tout simplement engagé des résidents. Ils habitent sur le territoire genevois et prennent les trams et bus pour se déplacer. Répondre



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