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Projet

La Voie verte du CEVA fâche les Trois-Chêne

Par Chloé Dethurens. Mis à jour le 24.06.2012 16 Commentaires

Les communes ont appris qu’elles devraient financer l’aménagement de cet axe dédié à la mobilité douce. Elles s’estiment flouées.

La Voie verte accueillera la mobilité douce, juste au-dessus de la liaison ferroviaire.

La Voie verte accueillera la mobilité douce, juste au-dessus de la liaison ferroviaire.

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«On se sent floué!» Les communes des Trois-Chêne voient rouge. Au fil des discussions, les autorités de Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex ont appris qu’elles devront financer elles-mêmes l’aménagement de la Voie verte du CEVA, cet axe dévolu à la mobilité douce. Les responsables du projet ferroviaire, eux, se disent surpris de cette réaction.

Les communes devront effectivement payer pour le mobilier urbain, l’éclairage et tout autre aménagement qu’elles souhaiteraient voir effectué sur la Voie verte. «Nous avons tous en mémoire les images magnifiques que l’on nous a présentées en 2004. Mais les seuls équipements posés sur cette toiture seront des arbres et quelques biotopes, regrette Pascal Uehlinger, magistrat PLR thônésien. Les vélos devront se débrouiller. Si nous voulons plus, il faudra financer. Nous sommes surpris et mécontents.»

«Menés en bateau»

Même réaction du côté de Chêne-Bourg. «L’Etat nous a bernés en nous montrant des images bucoliques, fantastiques, en présentant aux autorités ainsi qu’à la population un beau projet qui ne coûterait rien aux communes, explique Beatriz de Candolle, conseillère administrative. En réalité, seul le minimum sera fait. Ce sera une friche verte. Il n’y aura rien. Si nous voulons plus, de l’éclairage par exemple, nous devrons passer à la caisse. Aujourd’hui, il faut que les communes rencontrent le Conseil d’Etat et les responsables du projet pour réexaminer ce dossier. La population a voté une initiative pour la mobilité douce, cette Voie verte est l’opportunité idéale pour le canton de la mettre en pratique.»

«La livraison d’une Voie verte finie et terminée, propre à l’utilisation par les vélos et les piétons, était une condition de retrait de l’opposition au CEVA par nos prédécesseurs, relève quant à lui Jean-Michel Karr, magistrat à Chêne-Bougeries. Robert Cramer était venu dans les communes pour nous vendre ce projet, qui implique, au-delà d’un chantier énorme, de gros bouleversements: 779 arbres seront hélas abattus dès le 1er juillet entre la gare des Eaux-Vives et la rivière Seymaz. Chêne-Bougeries, qui n’accueillera pas de halte CEVA, n’aura guère d’autre avantage que la possibilité d’accéder à une Voie verte moins arborisée qu’actuellement mais plus longue.

Et maintenant, on vient nous dire que celle-ci ne sera même pas dotée d’un ruban véritablement cyclable? C’est un tout petit peu court.» Pour les autorités municipales, le futur axe est «clairement une infrastructure cantonale. Ce terrain n’appartient pas aux communes mais à l’Etat de Genève, il lui appartient donc de pourvoir à son équipement et à son entretien au même titre que la voirie cantonale», poursuit le conseiller administratif.

«Communes bénéficiaires»

Du côté du projet CEVA, la réaction des communes surprend. «Dans les discussions menées depuis l’approbation de l’autorisation de construire, il a toujours été convenu que nous financerions la couverture des voies, la voie carrossable et l’arborisation du site, et non pas l’éclairage ou encore le mobilier urbain, explique Caroline Monod, chargée de communication. La demande des communes de considérer cette future voie comme cantonale a été refusée par le comité de pilotage CEVA. Puisqu’il s’agit d’aménagements de surface, elles en seront aussi directement bénéficiaires. Et, selon nos estimations, leur participation ne dépassera pas les 30% des coûts d’aménagement de la Voie verte.»

Le Canton, lui, ne compte pas non plus payer pour ces aménagements. «Il n’y a pas, au niveau de l’Office du génie civil, propriétaire administratif des routes cantonales, de demande formelle de financement en cours, explique René Leutwyler, ingénieur cantonal. Mais en même temps, il s’agit d’un espace mis à disposition des communes sur un futur terrain propriété des CFF, avec un objectif principalement «communal». Leurs riverains pourront directement profiter de ces aménagements supplémentaires. Maintenant, il faut se mettre d’accord et monter un projet.» (TDG)

Créé: 24.06.2012, 21h46

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16 Commentaires

jean claude

25.06.2012, 06:54 Heures
Signaler un abus 29 Recommandation 1

Mais que croyaient-ils ??Ce n'est que le début des surprises.... Répondre


car san

25.06.2012, 07:24 Heures
Signaler un abus 24 Recommandation 1

Ils vont tres vite dechanter. Comme les gamins, mais il m avais pas dit que.... Quand on signe pour des projects comme ca on reflexi bande d incompetents. Tous ceux q u on voulu et defendu le ceva devraient en assumer les frais. Répondre



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