Mécénat
La Ville reçoit 300?000?francs pour finir son skate-park
Par Olivier Francey. Mis à jour le 25.07.2012 12 Commentaires
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L’étonnant empire Abdallah Chatila
Impossible de ne pas être intrigué par le businessman qu’est Abdallah Chatila. L’homme d’affaires, entré cette année dans le club très select des 300 plus riches de Suisse selon le magazine Bilan , détonne par sa vivacité d’esprit, son hyperactivité et son oreillette sans-fil avec laquelle il ne cesse de téléphoner. Son argent? Il le tient de son père, célèbre joaillier spécialisé dans le négoce de pierres précieuses. Lui? Il sait aussi faire des affaires. Il fonde en 1999 une marque horlogère, laquelle fera faillite quatre ans plus tard. Abadallah Chatila décide de diversifier ses activités (art, technologie et restauration), puis prend possession en 2012 de 48% du capital de CGI Immobilier pour finalement acquérir une mine d’or au Congo. C’est aussi lui, via sa fondation Sesam, qui soutient désormais des projets qu’il qualifie de sociaux. Il promet de verser un million de francs par année à ce dessein. O.F.
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Le montant de la contribution est désormais connu: l’homme d’affaires suisse d’origine libanaise Abdallah Chatila a versé 300?000?francs, via sa fondation Sesam, à la Ville de Genève. Une manne destinée à ce que le skatepark puisse émerger des terres de ghorr qui recouvrent désormais la plaine de Plainpalais. L’annonce fait du coup taire certaines rumeurs qui laissaient croire à un don plus élevé.
Sur les motivations du généreux mécène, celui qui est également promoteur immobilier (voir encadré ) s’en est expliqué à la Tribune de Genève . Une rencontre avec le conseiller administratif Sami Kanaan. Un projet lié aux jeunes et avec une connotation sociale. Voilà les arguments invoqués par Abdallah Chatila pour mettre la main au porte-monnaie. La somme a permis, en partie, de combler le dépassement de crédit estimé à 480?000?francs par le magistrat chargé des Constructions, Rémy Pagani. «Il n’y a pas eu d’erreurs»
Comment rendre compte de l’augmentation d’environ 40% par rapport au prix initialement budgété à 1,2 million de francs? Rémy Pagani conteste une erreur d’estimation. «Nous procédons à des calculs avec des architectes et ingénieurs internes à l’administration. C’est après avoir reçu les rentrées de soumissions que nous avons constaté que nos estimations ne pouvaient être respectées.» En clair, toutes les entreprises avaient délivré des chiffres plus élevés. «Ce processus est tout à fait normal», assure le magistrat.
Reste que si ce don permet effectivement de boucler les travaux dans les temps (ou presque puisque la construction du skate-park ne sera pas terminée pour les festivités du 1er Août, comme annoncées par la Ville), il relance surtout le débat sur les partenariats public-privé (PPP). En 2007, lorsque la fondation Wilsdorf se proposait de construire, à ses frais, un pont pour remplacer la passerelle des Vernets, le conseiller administratif Rémy Pagani avait étonné par ses propos. «Je me poserais des questions si les collectivités devaient faire appel à des privés pour construire des ponts», avait déclaré l’élu dans nos colonnes. Et aujourd’hui? Rémy Pagani rétorque que ce n’est pas lui qui a reçu cet argent, mais son collègue au gouvernement chargé de la Culture et des Sports, le socialiste Sami Kanaan.
«Très problématique»
Au sein de la classe politique genevoise, les PPP semblent recueillir un écho favorable. «Pas n’importe comment», précise Alain de Kalbermatten, président de la Commission municipale des travaux, qui avait interpellé le magistrat sur la question. «Je ne suis pas contre les dons privés, mais il faut alors exiger une transparence totale. Or, on se rend compte que certains mécènes attendent un retour sur investissement. Et ça, c’est de la corruption passive», prévient le candidat démocrate-chrétien à l’élection partielle en Ville.
«C’est très problématique, relève quant à lui le Vert Alexandre Wisard. Accepter de l’argent d’un promoteur immobilier alors qu’on est nous-même magistrat chargé des Constructions ne peut que laisser la porte ouverte à de nombreuses interprétations.» Une accusation que balaie Rémy Pagani, en rappelant qu’il s’est bien gardé de négocier avec Abdallah Chatila, «justement pour éviter ce type de suspicions». Et de rappeler qu’il a déposé un dossier auprès de la fondation Wilsdorf pour trouver les 190?000?francs toujours manquants à la finalisation du skate-park.
(TDG)
Créé: 25.07.2012, 06h43
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12 Commentaires
Mauvaise journée pour le MCG, pour commencer le résultat de l'étude sur l'embauche, puis cette information qui montre un suisse d'origine libanais qui vole au secoure de la ville de Genève pour financer les travaux de la pleine, un exemple de la réussite d'une politique d’accueil et d'ouverture. Merci M. Abdallah Chatila pour votre don à la ville. Répondre
Franchement je trouve que cela est la honte que ce soit des personnes comme Abdallah Chatila, ou Rollex ou autres qui doivent financer des infrastructures Publique, Si la ville diminuait certain budget (UZINE, diminution des salaires de CA) majoritairement socialiste qui dépense à outrance pour arriver à faire l’aumône en vers Abdallah Chatila, ou Rollex etc... Répondre
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