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La Ville ne veut plus ramasser les poubelles au bas des immeubles
Par Céline Garcin. Mis à jour le 17.11.2012 29 Commentaires
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La Ville de Genève songe à supprimer les tournées des camions poubelles. Les habitants seraient alors priés d’amener eux-mêmes leurs ordures ménagères au container le plus proche. Le magistrat Rémy Pagani l’a annoncé en début de semaine en dressant le bilan de son intérim de quatre mois et demi à la tête du Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS).
«L’idée est de proposer un service plus écologique en réduisant le nombre de transports, explique Raoul Schrumpf, chef de cabinet du DEUS. Les éboueurs ne feraient plus de porte-à-porte et les containers ne seraient vidés qu’une fois pleins grâce à un système de capteurs.»
Quid des personnes à mobilité réduite? «Une étude de faisabilité est en cours, répond-il. Cela fait partie des points à examiner. De même que la distance que les gens sont prêts à parcourir pour jeter leurs déchets, les potentielles nuisances ou les conséquences du vidage des bennes sur le trafic. Les résultats seront connus début 2013.» La décision de réaliser ou non le projet sera prise à ce moment-là.
Les habitants s'organisent
Plusieurs communes genevoises ont déjà franchi le pas. En tête, Cartigny, il y a onze ans. «Les gens ont dû s’habituer, mais aujourd’hui, cela se passe très bien, relève Carine Zach, maire de Cartigny. Nous avons actuellement un taux de recyclage de 60% alors que nous étions le mauvais élève du canton.»
Même constat à Satigny, qui a abandonné le ramassage des poubelles dans son village il y a sept mois. «Il y a toujours de petits réglages à faire, reconnaît toutefois le maire, Claude Guinans. Les gens posent fréquemment leurs sacs à côté du container même si celui-ci est vide.»
Ni Cartigny ni Satigny n’ont pris de dispositions particulières pour leurs aînés. «Ils s’arrangent entre voisins, indiquent les maires. Mais c’est probablement plus facile dans un village.» Dans les deux communes, les containers ont été posés à moins de 70 mètres des habitations. Un confort qui n’est peut-être pas envisageable en Ville. «Le nombre de mètres carrés libres au sol et en sous-sol est rare à Genève, ce sera un vrai défi», confie Raoul Schrumpf.
Le prix? Il n’est pas nul. Selon le maire de Satigny, il faut compter entre 35'000 et 40'000 francs par container. Soit quelque 120'000 francs pour un petit point de récupération des ordures ménagères, du papier et du compost. (TDG)
Créé: 17.11.2012, 11h26
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La rédaction
29 Commentaires
idée intéressante, mais je sens que ça va être le bordel : soit les containers de collecte seront dans des endroits improbables, éloignés etc, soit les gens ne feront pas le pas. Conséquences : dans les deux cas, des poubelles sauvages, avec les désagréments qui vont avec (odeurs, détritus partout suite à fouille d'animaux etc). Répondre
Très bonne idée...si elle est suivie. On connait le sens de la propreté des habitants de cette ville à la saleté sans égal en Suisse. Et si l'on supprime une prestation de la Ville, n'oubliez pas de baisser les impôts qui vont avec !!!! Répondre





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