Forces de l'ordre high-tech
L'iPhone, nouvelle arme fatale des policiers genevois
Par Arthur Grosjean. Mis à jour le 30.03.2012 34 Commentaires
Articles en relation
- La Suisse a encore une cyberguerre de retard
- L’iPhone fête ses 5 ans
- Genève et Vaud contre la criminalité transfrontalière
Mots-clés
SwissquoteGraphique boursier
Grève du zèle, pléthore d'heures supplémentaires, rébellion ouverte contre sa conseillère d'Etat de tutelle, la police genevoise ne brille pas toujours par son exemplarité en Suisse. Pourtant, jeudi, au Congrès informatique de la police suisse à Berne, elle a porté hauts les couleurs de la Suisse romande. Devant une centaine de policiers alémaniques très attentifs, elle a présenté le premier bilan de son application smartphone pour les agents sur le terrain.
Pourquoi autant d'intérêt? Parce que la police genevoise est la première en Suisse à avoir généralisé l'usage du téléphone portable pour ses agents. Elle a distribué 1500 iPhones et lancé son application début 2011.
Reynald Messerli et Pierre de Leonardis, qui ont développé l'application Ipol-mobile, ont souligné que tout n'était pas parfait et qu'une 2e version serait bientôt lancée. «Nous avons travaillé d'emblée sur une application web, peu chère, et qui s'adapte à tous les smartphones. Nous ne voulons pas dépendre d'un seul fournisseur».
Les principales fonctions
Mais à quoi sert concrètement cette application au policier sur le terrain? Voici un résumé des principales fonctions.
Derniers événements en cours. La fonction «Journal» permet au policier de connaître les derniers cambriolages ou agressions qui ont eu lieu. Elle est complétée par une rubrique «Communiqués» qui comprend notamment les recherches de personnes.
Agenda. La fonction «Activités dans un poste» recense les tâches du policier. Il lui rappelle qu'il a une patrouille à effectuer à telle heure et à tel endroit.
Contacts en temps réel. Ils contiennent les annuaires de la police, des avocats et des traducteurs. Une chose très précieuse pour le policier en vadrouille: l'annuaire de la police est croisé avec l'agenda. Résultat: le policier sait immédiatement si le collègue qu'il recherche est disponible ou en congé. Le service de piquet et les consignes sont bien sûr constamment à jour.
Recherche des véhicules. Il suffit d'entrer le numéro de plaques pour savoir qui est le détenteur du véhicule et connaître le nom de l'assurance. Une pastille orange indique qu'il y a un problème.
Et encore... L'application contient des fichiers de travail (registre des armes par exemple) , un index avec les articles de loi utile (délai de la garde à vue selon l'infraction) et une cartographie sommaire. Si le policier perd son natel, il peut le faire bloquer immédiatement par SMS.
Gros succès auprès des policiers
L'application a eu une conséquence majeure. Elle a désengorgé la centrale d'appel qui peut se concentrer sur les demandes de renseignements plus pointus. Elle a aussi connu un succès «surprenant» selon ses géniteurs. Alors que les policiers genevois sont connus pour être des râleurs invétérés, ils adorent leur nouveau joujou. Sur 711 policiers interrogés, 98% déclarent qu'il est utile et 70% estiment qu'il leur fait gagner du temps. Le gain de temps annuel est estimé d'ailleurs à 22'000 heures par an.
Les deux concepteurs et le chef de l'informatique à la police, Marc Mancastroppa, doivent maintenant freiner l’enthousiasme des troupes. «Le danger, c'est qu'on rajoute trop de fonctions. Cela peut être dangereux pour la sécurité du policier s'il a toujours le nez sur son natel».
Application pour le public: Suisse romande à la traîne
Une application smartphone pour les policiers, c'est très bien. Mais à quand une application police pour le grand public? Pour l'instant en Suisse romande, c'est le désert. En Suisse alémanique, quatre cantons ont fait le pas: Berne, Zurich, Argovie et Grisons. On en est cependant aux balbutiements.
L'application bernoise se révèle assez sommaire (appel à témoins, numéros d'urgence, recrutement, messages de prévention, jeu). Il lui manque notamment une fonction «Témoin d'un événement en direct» qu'on trouve sur les applications des grands médias. La presse est parfois plus rapide que la police. (Newsnet)
Créé: 30.03.2012, 13h02
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
34 Commentaires
pourquoi iPhone... pourquoi pas un android, où la police peut maîtriser l'OS à tous les niveaux? Pourquoi faire dépendre des services aussi critiques sur des produits provenant de l'étranger, alors qu'en suisse, on a les compétences? c'est vraiment dommage. Surtout quand le pays d'origine de iOS s'intéresse à nos fichiers de police, encore une fois..... Répondre
L'Ipad, c'est plus gros, peuvent le lancer comme un freesbe et en pleine gueule, ça fait plus mal Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.






Veuilliez attendre s'il vous plaît 


























