L’e-voting ébranlé par un hacker genevois

Vote électroniqueLe spécialiste a décelé une faille dans le système de vote électronique genevois. La Chancellerie réagit.

Image: Keystone

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Un hacker genevois, Sébastien Andrivet, a découvert une faiblesse dans le processus de vote en ligne du canton de Genève. Lors d’une conférence donnée à Paris, le spécialiste a révélé avoir créé un virus pouvant modifier un vote, sans que l’internaute ne le remarque, a révélé hier Le Matin Dimanche . La Chancellerie réagit.

Le hacker affirme que son virus est capable de transformer, de manière cachée, un vote positif en un vote négatif et inversement. Une vulnérabilité du système genevois qu’a également pu constater un groupe de recherche en informatique de la HES bernoise, qui publiera un rapport à ce sujet en 2014. Contactée hier par la Tribune de Genève , la Chancellerie précise que le système n’a pas été hacké. Le test ayant été réalisé sur les machines de Sébastien Andrivet. Le vice-chancelier, Christophe Genoud, affirme que ses services travaillent en ce moment à la sécurisation de l’application de vote. Une réflexion est en cours visant à «supprimer la possibilité pour le citoyen de revenir en arrière après avoir voté, ce qui permettrait de rendre le système plus fiable», indique-t-il. L’utilisation d’un de ces virus «manipulateurs» peut être repérée a posteriori, affirme la Chancellerie, tout en précisant que deux audits de sécurité, dont le résultat s’est révélé «positif», ont été menés par deux entreprises privées à la fin de 2012. Une autre enquête portant sur l’application du vote en tant que telle, utilisée par le citoyen, a aussi été réalisée.

Hier, les Verts genevois ont demandé notamment une modification de la loi sur l’exercice des droits politiques, permettant d’ouvrir le code source, c’est-à-dire les détails du logiciel. Autre requête? Que le Conseil d’Etat dépose un moratoire sur le vote électronique «tant que ces questions de sécurité et de transparence n’auront pas été réglées». Le Parti pirate demande le code source depuis plusieurs années. «Nous avons pu y accéder, mais pas l’analyser dans les règles de l’art, précise Alexis Roussel, son président. Il doit être livré de manière entièrement transparente. Sinon cela pourrait signifier la fin du projet.»

(TDG)

(Créé: 22.07.2013, 08h53)

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