justice
Jugés pour avoir fait chanter une riche famille de Cologny
Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 30.01.2012 1 Commentaire
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Un, deux, trois, quatre, cinq accusés. Et où est le sixième, s'interroge le président du Tribunal correctionnel Stéphane Zen Ruffinen. "En République dominicaine, répond un brin gênée Me Laura Santonino, avocate du grand absent, C. Il vit là-bas depuis deux ans et a récemment perdu un de ses enfants."
Après mûre réflexion, les juges du tribunal ont tout de même décidé d'ouvrir le procès lundi matin sur cette tentative d'extorsion à 10 millions de francs.
Suspectés d'avoir voulu faire chanter une riche famille de Cologny, cinq hommes, dont C. sont jugés cette semaine. Le jugement tombera mercredi.
A l'époque des faits en 2008, C. , le cerveau présumé n'habite pas loin de la victime. Un des complices de C. est employé de banque, l’autre comparse est agent de sécurité. Le trio cambriole le 12 août la maison de l’homme d’affaires qu’ils surveillaient depuis des mois. A l’extérieur, un quatrième malfrat, né en 1982, fait le guet. Le cinquième, un étudiant de 24 ans, se contente visiblement de véhiculer ses amis. Durant leur forfait, les voleurs dérobent des bijoux en or, des montres et des sacs à main. Ils auraient alors découvert des documents prétendument compromettants pour le père de famille. De quoi faire chanter, pensent-ils, l’homme fortuné, défendu par Mes Olivier Carrard et Daniel Kinzer .
Les malfrats, âgés de 24 à 33 ans, prennent ensuite contact avec leur «proie». C’est surtout l’employé de banque, défendu par Me Simon Ntah, qui aurait téléphoné à l’homme d’affaires. Menaçant de tuer sa femme et ses enfants, les prévenus exigent 10 millions de francs. Négociations obligent, ils revoient peu à peu leurs prétentions à la baisse. Le 20 août, la somme est arrêtée à deux millions. Mais la victime, qui semble avoir la conscience tranquille au sujet des documents volés, réagit vite et alerte la police. Filatures, écoutes téléphoniques, agents infiltrés: les inspecteurs appréhendent les suspects le 9 septembre à Meyrin.
C. doit aussi répondre d'une autre affaire au côté de sa sœur, présente elle au tribunal, pour une agression. Le 18 avril 2008, la Colognote, née en 1988, passe la soirée avec un Français de Haute-Savoie. Galant, ce dernier la ramène chez elle vers 2 h du matin. En route, elle prétexte un «besoin pressant» pour s’arrêter au parking du Lion d’or à Cologny. Là, C. bondit d’un taillis, attrape l’homme par le cou et l’assomme. Il le ligote, le jette sur le siège arrière de l’Audi et part avec lui. Il se fait remettre son argent (350 euros) et ses cartes bancaires en le menaçant avec un pistolet. Il s’arrête à l’agence UBS des Eaux-Vives et retire 1000 fr. sur le compte de la victime avant de l’abandonner dans sa voiture sur la place du Pré-l’Evêque. Aux yeux du Ministère public, la jeune femme a pris part à ce guet-apens. Des faits qu'elle conteste. (TDG)
Créé: 30.01.2012, 12h18
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1 Commentaire
Méfier vous des "agents de sécurité" sensés protéger vos biens!!! Répondre


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