POLICE
Isabel Rochat justifie sa politique à mi-mandat
Par Sophie Roselli . Mis à jour le 27.01.2012 7 Commentaires
Isabel Rochat veut reconquérir le terrain. A la Caserne des Vernets, là où des centaines de gendarmes avaient boycotté sa présentation du rapport annuel début janvier, elle a tenu à présenter ce vendredi matin à la presse son bilan à mi-législature. Parce que la cheffe du Département de la sécurité, de la police et de l’environnement (DSPE) ne voulait pas «finir le mois de janvier sur cette impression». Dans un contexte de crise persistante entre elle et le syndicat des gendarmes, elle a répondu aux critiques.
«Quand on est au Conseil d’Etat, ce n’est pas pour être un capitaine de beau temps.» Isabel Rochat reconnaît les difficultés et affronte la tempête. Le département traverse une crise à l’interne? Elle présente une équipe soudée de treize collaborateurs du secrétariat général, dont six sont arrivés depuis deux ans.
La crise entre elle et la police? «Je reconnais volontiers ne pas avoir saisi dans sa pleine mesure l’importance des changements pour les policiers.» Elle rappelle qu’une délégation à la sécurité vient d’être créée pour «intervenir lorsque les problèmes opérationnels n’auront pas pu être réglés par la direction de la police ou parce qu’ils sont de la compétence du Conseil d’Etat».
Le manque de moyens? «Pendant vingt ans, l’effectif n’a presque pas bougé», relève-t-elle. Depuis 2010 et jusqu’à aujourd’hui, elle a obtenu 175,2 postes supplémentaires, dont 70 pour les gendarmes, 18 pour la police judiciaire et 87,2 pour les assistants de sécurité publique chargés notamment du transport des détenus.
Problème: le recrutement est à la peine depuis des années. Entre les postes obtenus aux budgets et ceux effectifs à la police judiciaire et à la gendarmerie, il y a actuellement un écart de 7 à 10 postes. Deux ans après son arrivée du DSPE, n’est-il pas un peu tard pour réagir? Elle répond en parlant du projet de création d’une école de formation unique et parle d’une réflexion à mener sur la préparation des candidats au concours d’entrée. Pour l’heure, il n’est pas question d’ouvrir les portes de la police aux détenteurs d’un permis C, rappelle-t-elle encore.
La réforme de l’organisation de la police est engagée, souligne-t-elle aussi, avec la création notamment d’une police de proximité et d’une police secours. Sa mise en œuvre a déjà commencé et devrait se terminer en 2014.
(TDG)
Créé: 27.01.2012, 15h03
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7 Commentaires
Tout être humain qui ne remplit pas son rôle il dévie sur un autre rôle, les policiers sont fait pour combattre le crime, si ils sont insatisfaits et ergotent avec leurs heures supplémentaires, c'est qu'il n'y a pas assez des crimes à combattre, logique,
-faut-il créer des crimes artificiels?
-non, il fau(drai)t modifier leur formation.
slim
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n'importe quoi…. ou mal exprimé…. Vous ne pourriez pas vous présenter !
Et le recrutement de personnel administratif pour que nos policiers passent plus de temps dans les rues que derrière un écran d'ordinateur pour pour 50 pages de rapport pour el moindre trucs, c'est pour quand ? Répondre
Cet article n'explique en rien les changements effectués. Il ne relate que les problèmes relationnels entre Mme Rochat et ses flics ainsi que le manque d'effectif. Qu'a-t-elle réalisé dans son projet PHENIX ? Que compte-elle faire pour améliorer notre sécurité ? Complétez votre interview !!! Répondre
Pas tres convaincante et ces mini- changements ne sont RIEN face a tous ceux qu'elle aurait du entreprendre depuis fort longtemps. Elle a perdu toute credibilite aupres des citoyens et habitants de Geneve et ala langue de bois ne changera rien, comme toujours. Difficile de respecter son "bilan" auto-proclame comme une reussite. Il est temps qu'un vrai professionnel responsable prenne cette place. Répondre
@Marc HB
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