Police
Isabel Rochat: «Oui, j’ai commis des maladresses»
Par Pierre Ruetschi et Sophie Roselli . Mis à jour le 27.01.2012 17 Commentaires
Forces et faiblesses
Points forts: Isabel Rochat montre une réelle volonté d’empoigner les dossiers de la police et du pénitentiaire. Elle a ouvert le chantier le plus important de ces dernières années en lançant une réorganisation profonde de la police. Elle a obtenu des postes supplémentaires de policiers au budget.
Points faibles: Isabel Rochat a enchaîné une série de déclarations maladroites qui tendent à la décrédibiliser auprès de la police. Elle gère l’avenir, mais peine à prendre en main les problèmes à court terme. Accaparée par la sécurité, elle délaisse l’environnement. S. R.
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Qu'a fait Isabel Rochat le 31 décembre entre minuit et 5h du matin? La réponse en vidéo.
Vous avez obtenu des postes, mais n’avez-vous pas négligé la question du recrutement?
Je ne pense pas l’avoir négligé. Je rappelle que j’ai obtenu 175 postes depuis 2010. C’est facile puisqu’il y a un consensus politique. Pour autant personne n’a rien fait pendant vingt ans! Aujourd’hui, il faut rattraper le temps perdu. En termes de recrutement, c’est un problème national. Concernant le poste du responsable de la formation, je n’ai pas voulu le renouveler automatiquement, mais trouver la bonne personne pour mener la réforme de la formation.
Vous avez lancé une vaste réorganisation de la police à long terme. Mais que faites-vous à court terme?
Il y a la vision. Nous menons une réorganisation majeure qui commence à produire ses effets pour mettre en place cinq unités de police et qui devrait se terminer en 2014. Il y a des actions à court terme, comme l’opération Figaro, mise en place en avril 2010, qui a permis de préparer la collaboration entre la police judiciaire et la gendarmerie. Idéalement, tous les postes devraient être intégrés.
L’action Figaro n’a pas été un franc succès; la criminalité s’est déplacée.
C’est l’effet plumeau. L’idée, c’est de harceler les petits délinquants, de leur rendre la vie infernale. Mais ce n’est pas encore assez.
Depuis le rapport de la Cour des comptes en 2009, on ne peut toujours pas déterminer l’origine des heures supplémentaires. Pourquoi?
Il a d’abord fallu détricoter l’enchevêtrement des salaires et indemnités, ce qui a fait l’objet d’un accord signé en 2010. Concernant les heures supplémentaires, depuis le 18 janvier nous disposons enfin d’un plan comptable précis pour connaître qui a fait combien d’heures supplémentaires et pour quelle raison.
Reconnaissez-vous des maladresses qui ont conduit à cette crise avec le syndicat de la gendarmerie?
Oui, j’ai commis des maladresses. Je n’ai pas pris la mesure de l’angoisse du corps de police, mal exprimée et mal revendiquée. Aujourd’hui, il y a une volonté de restaurer la confiance de part et d’autre. Le Conseil d’Etat joue son rôle d’arbitre. Nous avons repris le dialogue lundi avec le syndicat. Une délégation, composée de trois conseillers d’Etat, que je présiderai, va être remise sur pied pour les questions de sécurité. Elle existait avant 2009.
C’est une mise sous tutelle?
Absolument pas, bien au contraire, c’est même moi qui ai sollicité la création de cette délégation.
Vos collègues ne vous ont pas beaucoup soutenu jusqu’à présent. Vous leur en voulez?
Je n’ai jamais eu l’impression d’être lâchée par le Conseil d’Etat. En fait, j’aurais pu demander une délégation plus tôt.
Vous avez été surprise par l’ampleur de la tâche à votre arrivée?
J’ai été surprise de voir le chemin à parcourir pour remettre de l’ordre dans le département. Nous avons dû mettre en place une vraie colonne vertébrale. La cheffe de la police n’avait pas d’objectifs, pas d’évaluation, ce qui a changé. Aujourd’hui, elle a toute ma confiance.
Reconnaissez-vous la crise interne que traverse votre département?
Il n’y a pas de crise du département. Quand j’ai remercié mon secrétaire général à mon arrivée, je n’avais rien à lui reprocher, mais il fallait imprimer une nouvelle politique institutionnelle. Cela a créé beaucoup d’inquiétudes et un sentiment d’angoisse qui n’a plus lieu d’être. Je ne me suis pas rendue la vie facile, c’est sûr.
Avez-vous envisagé de lâcher la sécurité?
Jamais.
Accaparée par la sécurité, vous êtes moins présente sur l’environnement, ne serait-il pas logique de le transférer?
Cela regardera la prochaine législature. J’ai eu la chance d’hériter d’un domaine extrêmement bien balisé par mon prédécesseur. Pour l’environnement, il faut rester sur les rails, alors que pour la police il faut définir la vision et la stratégie. (TDG)
Créé: 27.01.2012, 16h11
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17 Commentaires
Le résultat de Mme Rochat est clair, 4 audits et un voyage à New-York, pour des clous. Non, pardon, un flyer en matière plastique pour nous apprendre qu'il a des cambriolages à Genève. Il serait grand temps que cette magistrate descende de son nuage et fasse son travail : Protéger la population genevoise. Répondre
Y'en a assez de ces libéraux ! En plus d'une certaine incompétence (ou incompétence certaine) c'est les rois des petits copains (il suffit de voir ce qui se passe Secrétariat général du DSPE) idem avec Mark Muller ! Une seule solution : démission ! (mais peut-être ont-ils tous peur de la venue de E. Stauffer ?) Malheureusement à force de faire n'importe quoi les gens vont voter pour n'importe qui. Répondre
Moi je m'en tape de la réorganisation de la police après deux ans, un bilan, quel bilan ?
Moi j'ai voté pour cette élue afin qu'elle fasse diminuer la criminalité, pour que l'insécurité ne demeure pas notre livre de chevet à tous.
Moi j'attends des résultats visibles, pas des power-points ou des statistiques.
Moi, je suis un électeur qui sait déjà pour qui il ne votera pas dans 20 mois.
W.S
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Sauf votre respect, de nombreuses personnalités vous en dissuadaient. Mais, comme beaucoup de citoyens, vous êtes effrayés par le changement et vous avez préféré voter pour le maintien d'un système foireux et inefficace. Vos enfants vous en remercieront peut-être un jour... Bien à vous
Sauf le respect qui est dû à Madame Rochat, sa plus grande maladresse à été d'accepter le poste qu'elle occupe, car ses autres collègues, aussi courageux qu'ils soient n'en voulait pas. Mais elle désirait sûrement faire partie du gouvernement genevois à tous prix? Répondre
Jouer au chat et à la souris entre les flics et les dealers voilà ce qu'est Figaro ! C'est inutile sauf pour faire visiter les divers quartiers de Genève aux requérants d'asile tous dealers potentiels. La solution ? Une prison sur le modèle de celle de Maricopa ! Répondre
Mme Rochat n'est-elle pas partie à New York il y a peu. Et bien j'espère qu'elle a pût s'entretenir avec l'ancien Maire de cette ville j'ai nommé M. Giuliani qui a fait de sa ville de l'époque "tolérence zéro" et ça marche. Je me sens plus en sécurité à Manhatten que vers la gare , les Pâquis ou les Eaux Vives Répondre
Coup dans l'eau elle ne l'a même pas vu ! selon un article de la TG
Pour la délinquence il est tant d'adopter LA TOLERANCE ZERO dès le premier faux pas !
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Et ça fait des années que la police tire la sonnette d'alarme..mais jamais elle n'a été écoutée. On la traitait seulement de faire du racisme ou des arrestations sur la base du "délit de sale gueule".
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Ben oui citoyens ...faut se rendre à l'évidence, la majorité des délinquants ne sont pas de chez nous !
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"...faut se rendre à l'évidence, la majorité des délinquants ne sont pas de chez nous !"? Il n'y a qu'à aller sur le site http://www.geneve.ch/police/communiques/, et l'on aura ce constat.
"Je n’ai pas pris la mesure de l’angoisse du corps de police, mal exprimée et mal revendiquée.
"Mais du temps de Sieur Moutinot elle était déjà en politique...donc au courant de revendications de la police NON ???Pourquoi n'en a-t-elle pas tiré déjà des leçons à ce moment ? Se présentant au CE elle devait bien savoir qu'elle n'y couperait pas de ce département, vu ses autres courageux collègues !
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Cette histoire est comme un copier-coller d'une nouvelle que j'ai lue. Elle est tirée d'un livre qui s'intitule : Dubaï, la rançon du succès. Une anthologie des méfaits du néolibéralisme à Dubaï (ou ailleurs, du reste peu importe). L'écrivain est un financier suisse! Comme quoi, les mêmes causes ont les mêmes effets. Jacqueline Répondre
pour les petits déliquants c'est tenue orange et par groupe de 10 nettoyage des parcs, tags, encombrants etc. sous la garde de quelques flics.
Ouais comme aux etats-unis; ça c'est disuassif. Et puis pour la bouffe dans les prisons on va commencer par virer ces repas 4 étoiles pour servir legumes et patates cuits à l'eau. La télé ? On vire on remplace par des chaînes éducatives style national geo.
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En tous les cas, Madame Isabel ROCHAT a une qualité, qui n'est pas le cas de tous les politiciens, celle de reconnaître des maladresses. Elle n'a pas hérité d'un département facile, celui de justice et police. Mais je pense qu'avec l'appui de personnalités comme Monsieur François LONGCHAMP, notamment, elle va pouvoir oeuvrer de manière différente. Je le lui souhaite . Répondre
C'est sur qu'avec François Longchamps, le roi de la langue de bois, ça va aller beaucoup mieux ! au fait, s'il est si bon, pourquoi n'a-t-il pas pris ce département à la suite de son élection ? et qu'a-t-il fait durant son mandat ?
" L’idée, c’est de harceler les petits délinquants, de leur rendre la vie infernale. Mais ce n’est pas encore assez."
Bein non... faut des peines planchers dissuasive (sans sursis) dès la 1ère arrestation/condamnation dans des prisons 0 étoile (et pas 3!).
Des condamnations plus dure en cas de récidive au point qu'il se disent: "merde, ailleurs en Europe, je risque moins; je me casse d'ici!"
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