Discussion
Genève veut des crèches. Reste à décider comment
Tout le monde reconnaît aujourd’hui l’insuffisance de places d’accueil pour les enfants en âge préscolaire à Genève. Mais une initiative et un contre-projet s’opposent sur les solutions Plus...
Par Eric Budry.
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13 Commentaires
La brochure " Petite enfance en Ville de Genève 2011" donne un chiffre différent pour le nombre d'enfants du canton en 2010: 24’133 enfants de 0 à 4 ans, ce qui donnerait un peu moins de 24.000 (23.900 et quelques) de 4 mois à 4 ans. Cela fait 5.000 de plus. Répondre
La liberté de choix du mode de garde (crèche, jardin d'enfants, maman de jour) ?On oublie une autre liberté de garde, celle de la mère ou du père au foyer, à financer aussi.La loi ne doit pas faire de discrimination. Répondre
Madame,Je suis d'accord avec vous mais cela devra rester un choix sinon nous retournerons en arrière, les femmes et les hommes doivent seuls (es) pouvoir décider de cela. Sinon certains partis seraient très contents de nous renvoyer malgré nous derrière nos fourneaux. Isabelle Descombes Genève
Tout à fait. Le plus simple serait que chaque citoyen touche un revenu social inconditionnel. Un minimum suffisant pour vivre dignement (2500 CHF ? Davantage ?). Ca permettrait aux parents qui le souhaitent de rester à la maison élever leurs enfants plutôt que confier l'éducation à des étrangers spécialisés beaucoup plus coûteux. Mais les libéraux vont hurler au communisme...
Pour les genevois : le droit absolu à 1 place par enfant dont les parents vivent uniquement à Genève sinon pour les autre rien ! La gratuité des crèches pour les salaires allant jusqu'à 100'000.- par couple. Une transparence des listes d'attente. La création de milliers de postes d'éducateurs. 2 ans de congè maternité payé pour les mamans. Voilà du social. Voilà de quoi rajeunir cette ville ! Répondre
Les libéraux ne veulent pas du libre choix du mode d'accueil. Pour le parti de la liberté ça pourrait sembler étrange. En réalité c'est tout à fait normal. Car pour eux, la liberté s'entend uniquement au niveau économique, c'est à dire la liberté d'accumuler du capital sans limite. Les libertés sociales (manifester, se soigner, avoir une place en crêche etc) sont pour ceux qui en ont les moyens. Répondre
Pour le coup, j'ai de la peine à comprendre la position de la gauche sur la question du financement. Faire reposer les coûts sur les communes uniquement sera au désavantage des communes pauvres, dont les habitants ont souvent plus d'enfants, et ont besoin de plus places de crèches (pas les moyens d'avoir des mamans de jour). Une participation du canton introduirait plus de solidarité. Répondre
Oui d'accord, mais il faudrait savoir QUELLES communes ont trop d'argent à dépenser, et si ce sont vraiment celles-là qui seront mises à contribution...
Sauf que le canton a des gros problèmes financiers alors que plusieurs communes peuvent dépenser pour des infrastructures de luxe (sportives par exemple) ou des postes inutiles (agents de police) et ont encore des bénéfices. Dans le canton, il n'y a déjà plus de remplaçants dans le post-secondaire, plus de cours d'appui, les classes sont pleines (25 élèves en principe), les HUG en burn-out, etc.
Bien sûr, les Genevois vont approuver le contre-projet sans jamais se poser la question des coûts! Et, une fois de plus, ils vont demander plus de prestations sans préciser comment elles seront financées ! Un enfant dans une crèche genevoise coûte 3'600.- par mois (si, si, vous pouvez vérifier, ce sont les vrais chiffres). Les parents paient au maximum (cas très rare) 1'800.- par mois, ce qui implique que même les très riches sont subventionnés à raison de 1'800.- par mois par enfant placé en crèche. En plus, qu'en sera-t-il des enfants de frontaliers et de vaudois (lesquels ne versent pas un centime d'impôt à Genève) ? Il y a déjà beaucoup de magouilles actuellement puisque l'on sait que des enfants, selon le formulaire d'inscription, vivent soi-disant chez des Genevois, histoire de pouvoir bénéficier des infrastructures genevoises (crèche, restaurant scolaire, parascolaire), ceci bien sûr alors qu'il n'y a aucune procédure d'adoption de la part des Genevois chez qui ils sont censés vivre !Genevois, préparez-vous à voir vos impôts augmenter considérablement pour payer ces infrastructures (qui donneront beaucoup de travail à des frontalières puisqu'il n'y a pas assez de Genevoises à engager comme éducatrices…). Ou alors, il faudra songer à mettre 30 enfants par classe d'école puisqu'il faudra bien prendre l'argent quelque part… (pendant que les enfants dans les crèches auront droit à 1 éducatrice pour 5 enfants puisque c'est la loi, sans compter les directeurs, secrétaires, etc.) Répondre
Henri: vous avez raison. Il y a aussi des mères qui prétendent vivre seules alors qu'un homme va chercher régulièrement leurs enfants à la crèche... Il y a des gens qui prétendent être au chômage et qui mettent leurs enfants 5 jours sur 5 à la crèche (le travail au noir n'est pas contrôlé à Genève), évidemment à un tarif ridiculement bas puisqu'ils sont censés ne pas avoir de revenu, etc, etc. !
The magouille est faire croire que la mère est séparée du père. Que ce dernier se fiche totalement de son enfant et ne verse aucune aide. Du coup la mère est prioritaire sur les listes et ne va presque rien payer! Une belle magouille qui fonctionne!!! Et pas de papiers à donner, car ils sont abandonné par le père.... il faut juste savoir faire la pleureuse auprès des services sociaux ou crèches!
C'est certain que demander des PhD à des puéricultrices ne va pas aider à faire avancer le Schmilblick. Durant des millénaires, les enfants avaient très bien grandi sans, voilà que cela devient une nécessité. Allez comprendre. Répondre
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