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Instruction publique

Genève risque la pénurie d'enseignants à cause des retraites anticipées

Par JdW/JFM. Mis à jour le 05.02.2013 22 Commentaires

Environ 700 enseignants sur un effectif de 6600 ont droit à la retraite anticipée cette année. Un départ massif créerait le «chaos» au sein de l'école genevoise.

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Image: Pascal Frautschi

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La menace d'une pénurie d'enseignants plane sur l'école genevoise. Environ 700 enseignants sur un effectif de 6600 ont droit à la préretraite cette année, révèle la RTS. Si des départs massifs se concrétisent, le Département de l'instruction publique (DIP) craint un «chaos».

Le sujet avait déjà été évoqué par le député Pierre Weiss le 2 novembre dernier à la veille du dépôt par l'Entente genevoise d'un projet de loi tendant à réformer voire supprimer le plan de départ à la retraite anticipée (PLEND) qui permet aux fonctionnaires de cesser leur activité jusqu'à 5 ans avant l'âge légal de la retraite en bénéficiant d'un pont AVS de plusieurs milliers de francs par année en fonction de leur classe de fonction.

Un non des Genevois, le 3 mars prochain, à la fusion des deux grosses caisses de retraite de l'Etat et à leur recapitalisation pourrait déboucher sur une forte dégradation des conditions de la retraite des futurs rentiers de la fonction publique. Cette perspective possible quoique hypothétique était évoqué comme un risque par le Département des finances . «Chaque fonctionnaire reste libre de quitter l'Etat avec son avoir de libre passage avant l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi ou d'autres mesures de réforme de la CIA + CEH», répondait Henri Roth. Pierre Weiss estimait alors le nombre des fonctionnaires concernés à environ 2000 dont 400 enseignants.

Interrogé sur les mesures entreprises en cas de scénario catastrophe, le conseiller d'Etat chargé de l'Instruction publique Charles Beer recruterait des enseignants hors du canton. Des étudiants en fin de cursus se verraient offrir des stages en emploi, des retraités pourraient rester deux ans de plus et le Conseil d'Etat pourrait même refuser les départs anticipés, une première dans le canton. «L'ultime plan catastrophe serait de devoir restreindre les enseignements ou d'augmenter le nombre d'élèves par classe», a confié le magistrat à la RTS.

L'enseignement n'est pas le seul à être touché par la question des retraites anticipées: tous les services de l'Etat sont confrontés au problème, souligne la télévision publique. (TDG)

Créé: 05.02.2013, 22h03

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22 Commentaires

Frédéric Bastiat

06.02.2013, 04:35 Heures
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Prédiction : le canton va recruter des enseignants français, qui viendront candidater en masse, parce que leurs conditions de travail et de salaire sont exécrables en France. Résultat: dans une petite décennie il y a aura un corps enseignant qui fera grève sur grève tous les deux mois pour revendiquer ceci ou cela. Et il y aura accélération de l'endoctrinement à gauche des petites têtes blondes Répondre


Félicien Morane

06.02.2013, 07:55 Heures
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Le DIP n'a pas engagé l'année dernière un bon nombre d'étudiants parce qu'ils n'avaient pas le niveau d'allemand requis par le DIP soit B2. Ce niveau B2 est totalement superflu pour enseigner l'allemand à l'école primaire. Ii M. Beer veut fait preuve d'un peu de bon sens avant de s'en aller, il assouplira cette règle et comme par hasard, il trouvera un paquet de candidats pour l'année prochaine Répondre